Cisjordanie: au moins quatre Palestiniens tués dans des affrontements avec les forces israéliennes

Des fidèles palestiniens s'enfuient pour éviter les gaz lacrymogènes au milieu des affrontements avec les forces de sécurité israéliennes lors d'une manifestation après la prière du vendredi à la mosquée Ibrahimi en Cisjordanie occupée le 13 août 2021. (AFP)
Des fidèles palestiniens s'enfuient pour éviter les gaz lacrymogènes au milieu des affrontements avec les forces de sécurité israéliennes lors d'une manifestation après la prière du vendredi à la mosquée Ibrahimi en Cisjordanie occupée le 13 août 2021. (AFP)
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Publié le Lundi 16 août 2021

Cisjordanie: au moins quatre Palestiniens tués dans des affrontements avec les forces israéliennes

  • Au cours des dernières semaines, de nombreux affrontements ont opposé les forces israéliennes à des Palestiniens dans le nord de la Cisjordanie occupée, principalement à Jénine et à Beita
  • L'agence de presse palestinienne Wafa a rapidement fait état d'au moins deux Palestiniens tués dans ces affrontements armés

JENINE: Au moins quatre Palestiniens ont été tués lundi matin dans des affrontements avec les forces israéliennes dans le camp de réfugiés de Jénine, en Cisjordanie occupée, selon des sources officielles et des témoins.


Tôt lundi, la police des frontières israélienne, une unité armée opérant en Cisjordanie occupée, participait à une opération à Jénine pour arrêter une personne soupçonnée d'implication dans des activités "terroristes" lorsqu'elle a dit avoir été la cible de tirs. 


"Des tirs nourris ont été dirigés vers la force à courte distance et par un grand nombre" de gens, a indiqué la police, disant avoir "riposté aux coups de feu et neutralisé leurs auteurs", sans déplorer de victimes dans ses rangs.


L'agence de presse palestinienne Wafa a rapidement fait état d'au moins deux Palestiniens tués dans ces affrontements armés. Il s'agit selon le ministère palestinien de la Santé de Raëd Abou Saïf (21 ans) et Saleh Omar (19 ans).


Un photographe de l'AFP a pu constater le décès de ces deux hommes à la morgue de l'hôpital de Jénine, où des témoins ont indiqué que les forces israéliennes avaient gardé de leur côté les dépouilles de deux autres Palestiniens.


Un porte-parole de la police des frontières israélienne a confirmé à l'AFP que les corps de deux Palestiniens avaient été conservés du côté des forces israéliennes, faisant ainsi passer le bilan de ces affrontements à au moins quatre morts.


Au cours des dernières semaines, de nombreux affrontements ont opposé les forces israéliennes à des Palestiniens dans le nord de la Cisjordanie occupée, principalement à Jénine et à Beita, un village opposé à un projet de colonie israélienne à proximité.


Plusieurs Palestiniens ont été tués dans ces accrochages qui ont également fait des centaines de blessés.


Les habitants de Beita manifestent depuis mai contre l'installation à proximité d'une colonie israélienne dite "sauvage", car non autorisée par l'Etat hébreu. La colonie d'Eviatar a été évacuée début juillet mais le lieu est gardé par l'armée israélienne le temps que les autorités statuent sur son sort.


La Cisjordanie est un territoire palestinien occupé depuis 1967 par Israël et toutes les colonies israéliennes qui s'y trouvent sont considérées illégales au regard du droit international. Environ 475.000 personnes vivent aujourd'hui dans des colonies israéliennes en Cisjordanie, où vivent aussi 2,8 millions de Palestiniens.


L'Iran dément avoir visé l'ambassade américaine à Ryad 

L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement démenti jeudi que son pays ait frappé l'ambassade des Etats-Unis dans le royaume cette semaine, comme l'en avait accusé Ryad. (AFP)
L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement démenti jeudi que son pays ait frappé l'ambassade des Etats-Unis dans le royaume cette semaine, comme l'en avait accusé Ryad. (AFP)
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  • L'Arabie saoudite a accusé à plusieurs reprises Téhéran d'avoir lancé des salves de missiles et des attaques de drones sur son territoire et a averti que le royaume se réservait le droit de se défendre, y compris par des représailles
  • Ryad a notamment accusé l'Iran d'avoir attaqué à deux reprises avec des drones la vaste raffinerie de Ras Tanura, l'une des plus importantes du Moyen-Orient, ce que Téhéran a démenti

RYAD: L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement démenti jeudi que son pays ait frappé l'ambassade des Etats-Unis dans le royaume cette semaine, comme l'en avait accusé Ryad.

"Aucun drone n'a été lancé depuis l'Iran vers l'ambassade des Etats-Unis à Ryad", a-t-il déclaré dans un entretien exclusif à l'AFP.

"Si le commandement des opérations à Téhéran attaque quelque part, il en assume la responsabilité", a-t-il assuré.

L'Iran mène depuis samedi des frappes sur les pays du Golfe, disant y viser les installations américaines, après l'attaque lancée par les Etats-Unis et Israël, prélude à une guerre qui déborde en dehors de la région.

L'Arabie saoudite a accusé à plusieurs reprises Téhéran d'avoir lancé des salves de missiles et des attaques de drones sur son territoire et a averti que le royaume se réservait le droit de se défendre, y compris par des représailles.

Ryad a notamment accusé l'Iran d'avoir attaqué à deux reprises avec des drones la vaste raffinerie de Ras Tanura, l'une des plus importantes du Moyen-Orient, ce que Téhéran a démenti.

De la même manière, l'Iran n'a "aucun rôle dans l'attaque (de drone, NDLR) qui a ciblé l'ambassade américaine" et provoqué un incendie, a affirmé Alireza Enayati.

Guerre "imposée" 

Le diplomate a exprimé sa reconnaissance envers l'Arabie saoudite pour son engagement à ne pas autoriser l'utilisation de son espace aérien, ni de son territoire, pendant la guerre.

"Nous apprécions ce que nous avons entendu à plusieurs reprises de la part de l'Arabie saoudite: qu'elle n'autorise pas l'utilisation de son espace aérien, de ses eaux ou de son territoire contre la République islamique d'Iran", a-t-il dit.

Avant le déclenchement de la guerre, Ryad avait apporté son soutien aux efforts diplomatiques visant à apaiser les tensions entre Téhéran et Washington et avait promis de ne pas autoriser l'utilisation de son espace aérien pour des attaques contre l'Iran.

Après des années d'hostilité, l'Iran, à majorité chiite, et l'Arabie saoudite, à majorité sunnite, avaient renoué leurs relations en 2023, à la suite d'un accord surprise négocié par l'intermédiaire de la Chine.

Ryad avait rompu en 2016 ses relations diplomatiques avec la République islamique après que son ambassade à Téhéran et son consulat à Mashhad, dans le nord-ouest du pays, avaient été attaqués lors de manifestations. Celles-ci avaient suivi l'exécution par l'Arabie saoudite du religieux chiite saoudien Nimr al-Nimr.

Depuis que la guerre lancée par des frappes américano-israéliennes contre l'Iran embrase le Moyen-Orient, au moins 13 personnes ont été tuées dans le Golfe, dont sept civils.

"Ceci n'est pas une guerre régionale et ça n'est pas notre guerre. Elle a été imposée à la région", a regretté Alireza Enayati.

 

 


Le ministre saoudien de la Défense s'entretient avec son homologue des Émirats arabes unis et condamne les attaques iraniennes

 Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, s'est entretenu avec son homologue émirati, le cheikh Hamdan bin Mohammed Al-Maktoum, jeudi. (@DXBMediaOffice)
Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, s'est entretenu avec son homologue émirati, le cheikh Hamdan bin Mohammed Al-Maktoum, jeudi. (@DXBMediaOffice)
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  • Les ministres ont condamné l'agression iranienne contre le Royaume, les Émirats arabes unis et d'autres pays
  • Ils ont déclaré que leurs pays se réservaient le droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour sauvegarder leurs capacités

RIYAD: Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid ben Salmane, s'est entretenu jeudi avec son homologue émirati, le cheikh Hamdan bin Mohammed Al-Maktoum.

Au cours de cet entretien, les ministres ont condamné l'agression iranienne contre le Royaume, les Émirats arabes unis et d'autres nations, a écrit le prince Khalid sur X.

Les attaques iraniennes ont été décrites comme une "violation claire des conventions internationales, ainsi que de la souveraineté, de la sécurité et de la sûreté des nations", a déclaré le Dubai Media Office.

"Les deux parties ont souligné que de tels actes ont de graves implications pour la sécurité et la stabilité régionales et internationales", a ajouté le bureau.

Les deux ministres ont également affirmé leur entière solidarité et leur engagement à soutenir toutes les mesures prises en réponse à ces actes, a déclaré le prince Khalid.

Ils ont ajouté que leurs pays se réservaient le droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour sauvegarder leurs capacités et assurer la sécurité de tous ceux qui vivent dans les deux pays.


Liban: frappe sur la banlieue sud de Beyrouth après un avis d'évacuation 

La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
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  • La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information
  • La panique s'est emparée de Beyrouth dans l'après-midi, après un appel inédit d'Israël à évacuer toute la banlieue sud qu'il pilonne depuis que le Liban a été entraîné dans la guerre régionale, lundi

BEYROUTH: La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

Un panache de fumée se dégage du lieu du site, selon des images de l'AFPTV.

La panique s'est emparée de Beyrouth dans l'après-midi, après un appel inédit d'Israël à évacuer toute la banlieue sud qu'il pilonne depuis que le Liban a été entraîné dans la guerre régionale, lundi.