Syrie: des familles de l'EI transférées dans un camp pour être déradicalisées

Des Syriens fouillant les décombres sur le site d'une opération présumée dirigée par les États-Unis contre le chef de l'État islamique (EI) à la lisière du petit village syrien de Barisha. (Omar HAJ KADOUR/AFP)
Des Syriens fouillant les décombres sur le site d'une opération présumée dirigée par les États-Unis contre le chef de l'État islamique (EI) à la lisière du petit village syrien de Barisha. (Omar HAJ KADOUR/AFP)
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Publié le Mardi 08 septembre 2020

Syrie: des familles de l'EI transférées dans un camp pour être déradicalisées

  • Depuis juillet, quelque 76 familles étrangères ont quitté le camp de déplacés d'Al-Hol, surpeuplé, pour celui de Roj
  • Ces 395 familles « expriment des regrets » concernant leur ralliement de l'EI, « demandent à rentrer dans leur pays et à se réinsérer dans la société »

QAMICHLI: Des femmes et des enfants étrangers liés au groupe Etat islamique (EI) en Syrie ont été transférés par les forces kurdes d'un camp de déplacés à un autre où ils suivront un programme de déradicalisation, a affirmé mardi un responsable local.

Depuis juillet, quelque 76 familles étrangères ont quitté le camp de déplacés d'Al-Hol, surpeuplé, pour celui de Roj, a indiqué à l'AFP Cheikhmous Ahmed, un responsable kurde, sans donner leurs nationalités.

Ce transfert doit concerner à terme 395 familles, selon lui. Il s'agit « des personnes les moins radicalisées disposées à suivre un processus de réinsertion ». Elles « expriment des regrets » concernant leur ralliement de l'EI, « demandent à rentrer dans leur pays et à se réinsérer dans la société », a-t-il ajouté.

Fer de lance de la lutte antijhadistes en Syrie, les forces kurdes gèrent dans le nord-est du pays, région sous leur contrôle, plusieurs camps de déplacés, dont ceux d'Al-Hol et Roj. Elles y ont installé les milliers de civils ayant fui les combats contre les jihadistes, mais aussi des familles de membres de l'EI, notamment des milliers d'étrangères et leurs enfants.

Plusieurs ONG ont tiré la sonnette d'alarme sur les conditions de vie dans le camp d'Al-Hol, où vivent dans le plus grand dénuement quelque 65.000 personnes, des Syriens, des Irakiens mais aussi des étrangères. En août, les premiers cas de nouveau coronavirus y ont été rapportés. Ce camp a par ailleurs connu ces derniers mois plusieurs incidents impliquant des partisans de l'EI, avec notamment des tentatives d'évasion et des attaques contre des gardes ou des employés d'ONG.

Le camp de Roj a de son côté été agrandi dans l'objectif d'y transférer « les femmes et les enfants, les étrangers de l'EI, qui ont demandé à quitter Al-Hol », a précisé M. Cheikhmous. L'ensemble des camps de déplacés gérés par les Kurdes accueillent 12 000 femmes et enfants étrangers. Les autorités kurdes appellent les pays occidentaux à les rapatrier.

La France, ainsi que d'autres pays occidentaux dont la Belgique, l'Allemagne et l'Autriche, rechignent à accueillir les jihadistes et leurs proches, rapatriant uniquement au compte-goutte des enfants, souvent orphelins. Après avoir autoproclamé en 2014 un « califat » à cheval sur la Syrie et l'Irak, l'EI a enchaîné les défaites dans les deux pays avant d'être mis en déroute.


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.