Syrie: accord pour mettre fin à l'escalade entre rebelles et forces du régime à Deraa

Des troupes russes dans le district syrien de Deraa al-Balad, dans la province de Deraa, dans le sud de la Syrie, le 1er septembre 2021. (Photo, AFP)
Des troupes russes dans le district syrien de Deraa al-Balad, dans la province de Deraa, dans le sud de la Syrie, le 1er septembre 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 02 septembre 2021

Syrie: accord pour mettre fin à l'escalade entre rebelles et forces du régime à Deraa

  • Ceux qui refusent l'accord seront évacués vers d'autres territoires rebelles dans le nord de la Syrie. Ces derniers jours, des dizaines d'insurgés ont été contraints de quitter Deraa
  • En l'espace d'un mois, les combats ont fait 38 600 déplacés, selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU, qui avait mis en garde contre une situation critique à Deraa

BEYROUTH : Une nouvel accord de trêve est entré en vigueur mercredi entre le régime syrien et des rebelles dans la province méridionale de Deraa, théâtre ces dernières semaines d'affrontements inédits, a rapporté une ONG.

Berceau du soulèvement antirégime de 2011, la région de Deraa a été reconquise en 2018 par les forces du régime syrien, mais certains rebelles, autorisés à y rester dans le cadre d'un précédent accord de cessez-le-feu, en contrôlent encore certaines parties. 

Des combattants rebelles, autorisés alors à y rester dans le cadre d'un cessez-le-feu négocié à l'époque par l'allié russe du régime, contrôlent encore certaines zones. 

Fin juillet, de violents affrontements ont éclaté entre les deux camps alors que le régime tente de reconquérir la région. Il a imposé un siège paralysant Deraa al-Balad, grand quartier du sud de la ville éponyme.

Des pourparlers, parrainés par Moscou, tentent depuis de mettre fin aux violences.

Un nouvel accord de cessez-le-feu "a commencé à être appliqué mercredi avec l'entrée de la police militaire russe dans Deraa al-Balad", a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

En vertu du nouvel accord, le régime de Bachar al-Assad va ériger trois barrages de contrôle dans ce quartier. Les rebelles qui souhaitent rester vont devoir rendre les armes, a indiqué  le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.

Ceux qui refusent l'accord seront évacués vers d'autres territoires rebelles dans le nord de la Syrie. Ces derniers jours, des dizaines d'insurgés ont été contraints de quitter Deraa.

L'agence de presse officielle Sana a assuré mercredi que des combattants ont commencé à "déposer les armes", publiant des photos montrant les "régularisations du statut de certains combattants de Deraa al-Balad".

En l'espace d'un mois, les combats ont fait 38 600 déplacés -- en majorité des enfants --, selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU, qui avait mis en garde contre une situation critique à Deraa.

Cette dernière poussée de violence semble mettre fin au statut spécial dont jouissait jusqu'ici cette province méridionale.

Il s'agissait du le seul territoire où les anciens rebelles ont pu rester, conservant des armes légères, alors que le régime ne s'était pas déployé partout dans la province.

"C'est la suppression du (statut) d'exception obtenu à Deraa il y a trois ans", analyse le militant de l'opposition Omar Hariri.

Après la reddition du grand quartier de Deraa al-Balad, il s'attend à un scénario similaire dans d'autres zones tenues par les anciens rebelles dans la province.


Le guide suprême de l'Iran n'aurait plus de contact direct en raison des craintes d'une attaque

Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
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  • Mojtaba Khamenei communiquerait via des intermédiaires de confiance
  • Il ne ferait que donner des orientations générales sur les négociations, selon le rapport

DUBAI : Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei opère depuis un lieu tenu secret avec un accès limité au monde extérieur, s'appuyant sur un réseau de courriers pour relayer les messages, alors que les dirigeants du pays craignent de nouvelles frappes ciblées, selon une exclusivité de CBS News citant des responsables américains familiers avec le renseignement.

Le rapport de dimanche affirmait que les problèmes de communication au sein de la direction de l'Iran étaient devenus un obstacle majeur dans les négociations avec l'administration de Donald Trump, les responsables iraniens autorisés à dialoguer avec Washington ayant du mal à communiquer même au sein de leur propre système.

Des responsables américains ont déclaré à CBS que lorsque des propositions étaient envoyées à Téhéran, des délais importants s'écoulaient avant que les réponses ne soient reçues, car les messages devaient d'abord passer par des intermédiaires pour parvenir au dirigeant suprême.

Selon CBS, les dirigeants iraniens ont adopté des mesures de sécurité extrêmes à la suite des frappes américaines et israéliennes menées dans le cadre de l'opération Epic Fury, qui, selon les services de renseignement, ont permis de cibler et de tuer plusieurs personnalités iraniennes de haut rang.

La plupart des hauts responsables passeraient désormais des semaines à l'intérieur de bunkers lourdement fortifiés, évitant tout contact direct et limitant les communications, sauf en cas de nécessité.

Le rapport ajoute que même les hauts responsables iraniens ne savent pas exactement où se trouve le guide suprême ou n'ont pas de ligne de communication directe avec lui.

Les messages sont transmis par l'intermédiaire de courriers de confiance spécialement utilisés pour dissimuler sa position, et il ne donnerait que des indications générales sur les questions qui peuvent être négociées et celles qui restent hors de portée.

M. Khamenei, qui a succédé à son père assassiné, l'ayatollah Ali Khamenei, n'est pas apparu en public depuis le début de la guerre.


Piratée, l'application de Tunisie Telecom envoie un message critique du pouvoir

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
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  • L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application
  • Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche

TUNIS: Au lieu d'une offre promotionnelle, un message critique du pouvoir: à la suite d'une cyberattaque, des clients de Tunisie Telecom ont reçu, via l'application de l'opérateur public tunisien, un texte dénonçant la situation politique et économique du pays.

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante".

"Des promesses et des slogans, pour quel résultat?", demandait-il.

Incrédules et surpris, de nombreux Tunisiens ont aussitôt partagé des captures d'écran sur Facebook.

Il n'a pas été possible de confirmer combien de personnes avaient reçu ce message.

L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application.

Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche.

"Tunisie Telecom confirme que son application numérique MyTT a fait l'objet d'une cyberattaque aujourd'hui, qui a été détectée immédiatement et neutralisée avec succès en un temps record grâce aux mécanismes de protection et de surveillance mis en place, sans aucun impact sur la sécurité des données ni sur la continuité du service", a écrit l'opérateur.

"Par ailleurs, Tunisie Telecom souligne que la notification reçue par certains clients est sans lien avec les activités de l'entreprise ni avec les objectifs de cette application purement commerciale, conçue avant tout pour servir nos clients", a-t-il ajouté.

Des ONG tunisiennes et internationales dénoncent un recul des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force, en juillet 2021, du président Kais Saied, à la suite duquel il s'est octroyé de très larges pouvoirs.


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
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  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.