Au Maroc, le report de la rentrée scolaire plonge des parents dans le désarroi

Les élèves arrivent à l'école le premier jour de classe alors que des mesures ont été mises en place par les autorités marocaines pour tenter d'arrêter la propagation de Covid-19, dans la ville de Salé le 7 septembre 2020. (Photo, AFP)
Les élèves arrivent à l'école le premier jour de classe alors que des mesures ont été mises en place par les autorités marocaines pour tenter d'arrêter la propagation de Covid-19, dans la ville de Salé le 7 septembre 2020. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 08 septembre 2021

Au Maroc, le report de la rentrée scolaire plonge des parents dans le désarroi

  • La rentrée, initialement programmée pour le 10 septembre, a été reportée au 1er octobre
  • Ce qui a causé la colère d’une partie des parents, c’est le caractère inattendu de la décision, alors que nombre d’entre eux s’étaient déjà acquittés des frais de scolarité

ALGER: Au Maroc, le ministère de l’Éducation nationale vient d’annoncer le report de la rentrée scolaire 2021-2022 au vendredi 1er octobre. Elle était initialement programmée pour le 10 septembre. Les établissements publics et privés, les établissements de formation professionnelle, et les missions étrangères au Maroc sont logés à la même enseigne.

De nombreux établissements scolaires étrangers, dont certains avaient pourtant déjà rouvert leurs portes aux élèves, ont emboîté le pas aux autorités marocaines, et annoncé le report de leur rentrée. C’est le cas notamment des établissements scolaires belges au Maroc et du Lycée français Descartes de Rabat.

Faut-il rappeler que c’est la deuxième fois en l’espace de quelques semaines que le ministère de l’Éducation marocain reporte la rentrée scolaire? Dans un premier temps, elle avait déjà été retardée du 3 au 10 septembre.

Le ministère a justifié ce report par la volonté de reprendre les cours en présentiel. Malgré l’amélioration de la situation épidémiologique dans le royaume chérifien, le département de Saaid Amzazi explique avoir pris cette décision "afin de préserver les acquis dans la lutte contre la Covid-19, et de poursuivre la campagne nationale de vaccination, en particulier celle des 12-17 ans", qui forment le gros du contingent des élèves scolarisés au Maroc.

Sur les réseaux sociaux, le report de la rentrée a fait réagir de nombreux Marocains, surtout des parents d’élèves, qui se sont montrés partagés entre désarroi et résignation.

Ce qui a causé la colère d’une partie des parents, c’est le caractère inattendu de la décision, alors que nombre d’entre eux s’étaient déjà acquittés des frais de scolarité auprès des différents établissements scolaires privés.

D’autres ont argué que la rentrée ne pouvait pas être retardée indéfiniment, et que tout report ne manquera de se répercuter négativement sur la scolarité de leurs enfants et sur l’organisation des ménages, notamment lorsque les deux conjoints travaillent.

Selon le ministère de la Santé marocain, un total de 3 524 nouveaux cas d'infection à la Covid-19  et 79 décès ont été enregistrés dans le pays au cours des dernières vingt-quatre heures. Près de 16 millions de personnes sont complètement vaccinées, ajoute la même source.

Malgré une amélioration relative de la situation sanitaire dans le pays, les autorités préfèrent  encore privilégier la prudence.


Arrivée en Australie de proches de jihadistes du groupe EI en Syrie

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  • Selon un média australien présent à bord de l'avion, le vol de Doha transportait trois femmes et huit enfants de jihadistes ayant passé plusieurs années dans un camp en Syrie
  • Un autre avion de Qatar Airways, provenant également de Doha, avec à son bord une femme du même camp et son fils, a atterri quelques minutes plus tard à Sydney, a indiqué la chaîne australienne ABC

MELBOURNE: Un avion de Qatar Airways transportant des ressortissants australiens, des femmes et des enfants liés à des jihadistes présumés du groupe Etat islamique (EI) en Syrie, est arrivé jeudi à Melbourne, a constaté un journaliste de l'AFP à l'aéroport.

Selon un média australien présent à bord de l'avion, le vol de Doha transportait trois femmes et huit enfants de jihadistes ayant passé plusieurs années dans un camp en Syrie.

Un autre avion de Qatar Airways, provenant également de Doha, avec à son bord une femme du même camp et son fils, a atterri quelques minutes plus tard à Sydney, a indiqué la chaîne australienne ABC.

 


Liban: Israël vise un commandant de haut rang du Hezbollah dans la banlieue de Beyrouth

Israël a mené mercredi soir une frappe sur la banlieue sud de Beyrouth pour la première fois depuis près d'un mois, tuant un commandant de haut rang du Hezbollah, selon une source proche de la formation pro-iranienne. (AFP)
Israël a mené mercredi soir une frappe sur la banlieue sud de Beyrouth pour la première fois depuis près d'un mois, tuant un commandant de haut rang du Hezbollah, selon une source proche de la formation pro-iranienne. (AFP)
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  • Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a confirmé de son côté une frappe visant à "neutraliser le commandant" de cette unité, sans préciser son identité, dans un communiqué conjoint avec le ministre de la Défense
  • Le bombardement a eu lieu dans le quartier de Ghobeiri, dans la banlieue sud de la capitale libanaise, bastion du mouvement chiite, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle)

BEYROUTH: Israël a mené mercredi soir une frappe sur la banlieue sud de Beyrouth pour la première fois depuis près d'un mois, tuant un commandant de haut rang du Hezbollah, selon une source proche de la formation pro-iranienne.

Par ailleurs, au moins 11 personnes ont été tuées mercredi dans des frappes sur le sud et l'est du Liban, selon le ministère de la Santé, alors que Israël poursuit ses opérations malgré la trêve entrée en vigueur le 17 avril.

Une frappe à Saksakiyeh, entre Saïda et Tyr, a notamment fait quatre morts et 33 blessés, dont six enfants, selon le ministère.

D'autre part, quatre soldats israéliens en opération dans le sud du Liban ont été blessés, dont un grièvement, mercredi, par un drone explosif, selon un communiqué militaire israélien publié jeudi.

A Beyrouth, "Malek Ballout, commandant des opérations de la force al-Radwan", l'unité d'élite du groupe, a été tué, a déclaré à l'AFP la source proche du Hezbollah.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a confirmé de son côté une frappe visant à "neutraliser le commandant" de cette unité, sans préciser son identité, dans un communiqué conjoint avec le ministre de la Défense.

Le bombardement a eu lieu dans le quartier de Ghobeiri, dans la banlieue sud de la capitale libanaise, bastion du mouvement chiite, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).

De la fumée s'est élevée du quartier visé, ont constaté des journalistes de l'AFP qui ont vu des habitants quitter les lieux avec leurs effets personnels.

De nombreux Libanais ont déjà fui cette banlieue au début des hostilités le 2 mars, quand le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale en visant Israël, en représailles à l'offensive israélo-américaine sur l'Iran.

D'après une source de sécurité libanaise s'exprimant sous couvert d'anonymat, la frappe a ciblé un appartement où se tenait une réunion de responsables de la force al-Radwan.

Depuis le 8 avril, date à laquelle l'aviation israélienne avait mené des frappes massives sur le Liban, faisant plus de 350 morts, Beyrouth et sa banlieue n'avaient plus été visées.

"Chaque occasion" 

Le Hezbollah a pour sa part annoncé avoir ciblé des forces et véhicules israéliens dans plusieurs localités frontalières du sud du Liban, affirmant riposter à "la violation du cessez-le-feu par l'ennemi israélien".

Au terme de l'accord de cessez-le-feu, rendu public par le département d'Etat américain, Israël "se réserve le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours" du Hezbollah.

"Nous saisirons chaque occasion pour approfondir le démantèlement du Hezbollah et continuer à l'affaiblir", a averti le chef de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, venu rendre visite aux soldats israéliens déployés dans le sud.

Les frappes israéliennes au Liban ont fait près de 2.700 morts, plus de 8.200 blessés et un million de déplacés depuis début mars.

Sur cette période, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) "a vérifié 152 attaques contre des structures de santé, qui ont fait 103 morts et 241 blessés", selon son directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

"Ces attaques ont entraîné la fermeture de trois hôpitaux et de 41 centres de soins (...) et endommagé 16 autres hôpitaux", a-t-il précisé sur X.


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
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  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.