Le chef de l'ONU appelle à réagir sur le climat et le Covid

Le Secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, le 24 juin 2021, à Bruxelles. (Photo, AFP)
Le Secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, le 24 juin 2021, à Bruxelles. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 11 septembre 2021

Le chef de l'ONU appelle à réagir sur le climat et le Covid

  • «La pandémie a démontré notre échec collectif à nous rassembler et à prendre des décisions communes pour le bien commun»
  • Guterres a en particulier regretté que les pays producteurs de vaccins aient été incapables à ce jour de s'entendre pour doubler la production

NEW YORK : Le monde avance "dans la mauvaise direction", a déploré vendredi le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, en critiquant un endormissement de la planète face à l'urgence de mener des actions en matière climatique comme dans le domaine de la vaccination contre le Covid-19.


L'épidémie de "Covid-19 est un signal d'alarme - et nous continuons de dormir", a-t-il souligné lors d'une conférence de presse et à l'occasion d'un discours devant les 193 pays membres de l'Assemblée générale de l'ONU pour présenter sa vision pour les 25 ans à venir.


"La pandémie a démontré notre échec collectif à nous rassembler et à prendre des décisions communes pour le bien commun, même face à une urgence mondiale immédiate et potentiellement mortelle", a-t-il souligné.


Le chef de l'ONU a en particulier regretté que les pays producteurs de vaccins aient été incapables à ce jour de s'entendre pour doubler la production et arriver à vacciner quelque 70% de la population mondiale d'ici au premier semestre 2022.


Interrogé par des médias sur un éventuel report de la COP 26, prévue du 31 octobre au 12 novembre à Glasgow en Ecosse, alors que les négociations ne semblent pas connaître d'avancées, Antonio Guterres a répondu qu'il n'y était pas favorable. Il a exhorté les Etats-Unis et la Chine à faire des pas pour faciliter un accord.


"Retarder la COP n'est pas une bonne chose" et "les retards sont déjà trop nombreux pour un problème aussi urgent", a-t-il dit, en rejetant l'idée que l'absence de vaccination des participants à la conférence puisse être un frein à son organisation. "Juste pour donner un exemple, la ville de New York a proposé à tous les délégués" participant à compter du 21 septembre à l'Assemblée générale annuelle de l'ONU "la possibilité de se faire vacciner et nous aurons un système pour le faire", a-t-il précisé.


Dans la perspective de la COP 26, "nous comprenons qu'il y a des problèmes dans les relations entre les Etats-Unis et la Chine mais ces problèmes ne doivent pas interférer avec la nécessité pour les deux pays de faire tout leur possible pour assurer un succès" de la prochaine conférence, a souligné Antonio Guterres.  


Etats-Unis et Chine

"Nous avons besoin d'un engagement plus fort des Etats-Unis, notamment dans le financement du développement, pour les questions de développement liées au climat, l'adaptation, et nous avons besoin d'un effort supplémentaire de la Chine en ce qui concerne les émissions" de gaz à effet de serre, a-t-il précisé.


Le 21 septembre, à la veille de l'Assemblée générale, Antonio Guterres organisera un sommet à huis clos sur le climat avec une quarantaine de participants afin d'accentuer la mobilisation des Etats à l'approche de la COP 26.


"Les choix que nous faisons ou ne faisons pas aujourd'hui pourraient entraîner un nouvel arrêt ou une nouvelle percée vers un avenir plus écologique, meilleur et plus sûr", a-t-il relevé.


"Il est maintenant temps de renouer avec la solidarité mondiale et de trouver de nouvelles façons de travailler ensemble pour le bien commun", a-t-il souligné, en évoquant la création d'une plateforme d'urgence en cas de nouvelle crise mondiale, d'un poste d'émissaire de l'ONU pour les futures générations ou la tenue en 2023 d'un "sommet mondial sur l'avenir".


"Les conclusions du sommet pourraient porter sur des questions telles que la protection sociale universelle, la couverture sanitaire universelle, le logement convenable, l’éducation pour tous et le travail décent, dans le cadre d’une économie mondiale plus équitable et plus solidaire, pour que ce soit possible partout", a-t-il dit à l'Assemblée générale.  


"Le moment est venu de penser à long terme, d'offrir plus aux jeunes et aux générations futures", a-t-il lancé.


Antonio Guterres a répété ses appels en faveur d'un "plan mondial de vaccination" pour venir à bout de la pandémie de Covid-19 et la nécessité de "mesures urgentes et audacieuses pour faire face à la triple crise du dérèglement climatique, de la perte de biodiversité et de la pollution qui détruisent la planète".


Jusqu'à présent cependant, ses appels sont restés largement lettre morte.


Détroit d'Ormuz: l'Iran met en garde le Conseil de sécurité de l'ONU contre toute «action provocatrice»

 Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février
  • "M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation"

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz.

M. Araghchi s'exprimait jeudi et le vote était initialement prévu vendredi, avant l'annonce de son report sine die.

Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février.

"M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation", selon un communiqué de son ministère.

Porté par Bahreïn, le texte fait l'objet de discussions par les 15 membres du Conseil depuis dix jours, reflétant leurs divergences.

Le dernier projet de résolution insiste sur le fait que le Conseil autoriserait tout Etat ou toute coalition d'Etats à utiliser des moyens "défensifs" pour assurer la sécurité des navires. Une stipulation de mandat défensif absente au départ.

Mais il n'est pas certain que cela soit suffisant à convaincre la Russie et la Chine, qui ont un droit de veto.

"L'Iran a fermé le détroit d'Ormuz, empêchant les navires commerciaux et les pétroliers de passer et posant des conditions pour permettre le passage de certains", a dénoncé jeudi le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jassem Al-Budaiwi, au nom de cette organisation qui regroupe l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, le Koweït et Oman.

"Nous appelons le Conseil de sécurité à prendre toutes ses responsabilités et à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les couloirs maritimes et assurer la poursuite en toute sécurité de la navigation internationale", a-t-il insisté à New York, avant l'annonce du report.


Le patron du Pentagone obtient le départ du chef d'état-major de l'armée de terre

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
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  • Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George
  • Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite"

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George, a fait savoir un responsable américain à propos de ce limogeage qui survient en pleine guerre contre l'Iran.

Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite."

Il ne donne pas la raison de ce départ soudain.

CBS News, qui a révélé l'information, cite un responsable américain anonyme affirmant que Pete Hegseth souhaite nommer à sa place quelqu'un qui pourra appliquer la vision de Donald Trump et de son ministre pour l'armée de terre.

Le général Randy George, diplômé de la prestigieuse académie militaire de West Point, qui a servi en Irak et en Afghanistan, avait été nommé à ce poste en 2023, sous le mandat du président démocrate, Joe Biden.

Il s'agit d'un départ forcé de plus chez les plus hauts gradés de l'armée américaine depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.

Le président américain avait, sans explication, limogé début 2025 Charles "CQ" Brown, le chef d'état-major des armées, pour le remplacer par Dan Caine.

Depuis, ce sont les chefs de la marine, des gardes-côtes, de l'agence d'espionnage NSA, ainsi que de nombreux autres, qui ont été poussés vers la sortie par le gouvernement de Donald Trump.

Selon le Washington Post et CBS, deux autres généraux, David Hodne, chargé du Commandement de la transformation et de l'entraînement de l'armée, et William Green Jr, à la tête du corps des aumôniers militaires, ont par ailleurs été mis à l'écart en même temps que le général George.

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde.

Des parlementaires de l'opposition démocrate se sont inquiétés d'une potentielle politisation de l'armée, traditionnellement plus isolée des batailles politiciennes que le reste de l'appareil d'Etat américain.

Pete Hegseth a aussi décidé l'an passé de réduire le nombre de plus hauts gradés de l'ensemble de l'armée.

 


Trump menace de nouvelles destructions de ponts et de centrales en Iran

Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
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  • "Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social
  • Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens

WASHINGTON: Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques.

"Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens.

Les Etats-Unis n'ont "même pas commencé" leur programme de destruction des infrastructures civiles du pays, a prévenu M. Trump dans la soirée.

Le dirigeant américain a répété à plusieurs reprises que la grande majorité des sites militaires, cibles premières de l'offensive américano-israélienne débutée le 28 février en Iran, avait déjà été endommagée ou détruite.

"Les dirigeants du nouveau régime (iranien) savent ce qu’il faut faire, et qu’il faut le faire VITE!", a ajouté le président américain, qui alterne menaces et appels à Téhéran à accepter un accord de cessez-le-feu.