Les États-Unis se recueillent pour commémorer le 20e anniversaire des attentats du 11 septembre

 Durant la cérémonie, une minute de silence a été observée à six reprises pour se souvenir des moments où les deux tours du World Trade Center ont été percutées et sont tombées, ainsi que des moments de l’attaque du Pentagone et du crash du vol 93 près de Shanksville. (AFP)
Durant la cérémonie, une minute de silence a été observée à six reprises pour se souvenir des moments où les deux tours du World Trade Center ont été percutées et sont tombées, ainsi que des moments de l’attaque du Pentagone et du crash du vol 93 près de Shanksville. (AFP)
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Publié le Samedi 11 septembre 2021

Les États-Unis se recueillent pour commémorer le 20e anniversaire des attentats du 11 septembre

  • Des cérémonies ont été organisées sur les trois sites touchés par les avions commerciaux détournés par les terroristes
  • L’ancien président George W. Bush, qui était en fonction lorsque les attentats terroristes ont eu lieu, a également pris la parole à Shanksville

CHICAGO : Les Américains se sont recueillis samedi à 8h46 (heure de New York) pour commémorer le 20e anniversaire des attentats terroristes qui ont coûté la vie à 2 977 personnes le 11 septembre 2001. Cette heure correspond au moment où le premier avion commercial détourné a percuté la tour nord du World Trade Center.

Des cérémonies ont été organisées sur les trois sites touchés par les avions commerciaux détournés par les terroristes : à New York, où les tours jumelles du World Trade Center se sont effondrées, au Pentagone, le cœur de l’armée américaine, et dans un champ près de Shanksville, en Pennsylvanie, où les passagers ont combattu les terroristes et ont forcé l’avion à s’écraser avant qu’il ne puisse atteindre l’une de ses cibles présumées, la Maison Blanche ou le Congrès américain.

Toutes les grandes chaînes de télévision américaines ont retransmis les cérémonies de commémoration en direct, mais il est clair que, même si la nation s’est rassemblée pour se recueillir, la polarisation politique qui maintient les États-Unis divisés n’a pas pu être comblée, même par l’une des plus grandes tragédies de la nation.

Le président Joe Biden et son épouse, l’ancien président Barack Obama et son épouse, ainsi que l’ancien président Bill Clinton, tous portant des masques de protection contre la Covid-19, ont été accompagnés jusqu’au premier rang de la cérémonie devant le « One World Trade Center » de 1776 pieds (541 m) de haut, construit là où se trouvaient les tours jumelles. La hauteur du nouveau bâtiment correspond à l’année de publication de la Déclaration d’indépendance, 1776.

M. Biden n’a pas pris la parole lors des cérémonies, mais la veille il avait publié une vidéo dans laquelle il exprimait ses sentiments : « 20 ans après le 11 septembre 2001, nous commémorons les vies de 2977 personnes et honorons ceux qui ont risqué et donné leur vie. Comme nous l’avons constaté dans les jours qui ont suivi, l’unité est notre plus grande force. C’est ce qui fait de nous ce que nous sommes, et nous ne pouvons pas l’oublier ».

L’ex-président Donald Trump devait se rendre plus tard à « Ground Zero » à New York.

La vice-présidente Kamala Harris était présente aux cérémonies de Shanksville, où elle a évoqué la tragédie subie par les « victimes de réactions de rejet » qui ont eu lieu dans les semaines et les mois qui ont suivi le 11 septembre. Elle s’est ensuite rendue au Pentagone pour rejoindre le président Biden.

L’ancien président George W. Bush, qui était en fonction lorsque les attentats terroristes ont eu lieu, a également pris la parole à Shanksville. M. Bush a souligné que les Américains ont tendu la main aux « personnes de confession musulmane » après le 11 septembre, mais il a reconnu que la polarisation politique s’est emparée de la politique américaine 20 ans plus tard.

« Dans les semaines et les mois qui ont suivi les attentats du 11 septembre, j’étais fier de diriger un peuple formidable, résilient et uni », a déclaré M. Bush.

« Quand on parle de l’unité des États-Unis, cette époque semble bien loin de la nôtre. Une force maligne semble à l’œuvre dans notre vie commune. Elle transforme chaque désaccord en dispute et chaque dispute en choc des cultures. Une grande partie de notre politique est devenue un appel évident à la colère, à la peur et au ressentiment ».

Lors des cérémonies de commémoration à New York, l’orchestre de cornemuses de la police de New York a joué Hard Times Come Again No More, une chanson populaire américaine des années 1850, ainsi que l’hymne national. Les proches des 2977 victimes décédées ce jour-là ont lu le nom de chaque victime, s’arrêtant pour évoquer le souvenir de ceux qu’ils ont perdus.

Les cérémonies, organisées par le Mémorial et musée national du 11 septembre, ont été ponctuées d’une minute de silence observée à six reprises pour se souvenir des moments où les deux tours du World Trade Center ont été percutées et sont tombées, ainsi que des moments de l’attaque du Pentagone et du crash du vol 93 près de Shanksville.

Aux quatre coins des États-Unis, les collectivités locales ont organisé des commémorations du 11 septembre, toutes marquées par une cérémonie de sonnerie de cloche, cérémonie qui a lieu lorsqu’un pompier meurt dans l’exercice de ses fonctions. Au total, 344 pompiers et 77 policiers sont morts dans les attentats terroristes.

Parmi les 2977 victimes, sans compter les 19 pirates de l’air kamikazes, 2605 étaient des citoyens américains et 372 des non-américains originaires de plus de 90 pays.

La plupart des grandes organisations arabes et musulmanes américaines, dont l’American Arab Anti-Discrimination Committee, ont publié des communiqués dans lesquels ils expriment leur solidarité dans le cadre de la commémoration des attentats.

« Avant tout, nous nous souvenons des près de 3000 victimes innocentes qui ont péri ce jour-là, et des centaines de milliers d’autres qui ont perdu la vie dans les guerres insensées qui ont suivi. Nous devons également nous souvenir des victimes des crimes haineux commis au lendemain des attentats du 11 septembre. Ces personnes ont été attaquées simplement en raison de leur apparence arabe ou moyen-orientale », indique le communiqué de l’ADC.  Cette dernière phrase fait référence aux quelque vingt personnes tuées dans des crimes haineux au cours des semaines et des mois qui ont suivi le 11 septembre.

« Vingt ans plus tard, il est temps pour les États-Unis de reconnaître que les Arabes, les Musulmans, les Sikhs et les Sud-Asiatiques ont été confrontés à de sérieuses et importantes réactions de rejet immédiatement après les attentats. Les membres de notre communauté ont été pris pour cible simplement en raison de leur race ou de leur origine nationale. Quelques jours seulement après le 11 septembre Balbir Singh Sodhi, un Sikh, a été assassiné à Mesa, en Arizona. Il s’agissait du premier décès provoqué par le contrecoup du 11 septembre ».

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Séisme au Japon: plusieurs dizaines de blessés, des personnes piégées dans un centre commercial

Un puissant séisme a secoué mardi le sud-ouest du Japon, causant plusieurs dizaines de blessés, faisant s'effondrer des bâtiments et provoquant des incendies, la télévision faisant état de "nombreux" morts dans un centre commercial endommagé. (AFP)
Un puissant séisme a secoué mardi le sud-ouest du Japon, causant plusieurs dizaines de blessés, faisant s'effondrer des bâtiments et provoquant des incendies, la télévision faisant état de "nombreux" morts dans un centre commercial endommagé. (AFP)
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  • Le tremblement de terre survenu à 16H27 (07H27 GMT) sur l'île de Kyushu, était de magnitude 7,1 selon l'agence météorologique nippone JMA. Une alerte au tsunami émise après la secousse a été levée
  • La secousse a par ailleurs atteint le niveau maximum (7) sur une échelle distincte utilisée au Japon, qui mesure la force avec laquelle les séismes sont ressentis à un endroit donné, selon la JMA

TOKYO: Un puissant séisme a secoué mardi le sud-ouest du Japon, causant plusieurs dizaines de blessés, faisant s'effondrer des bâtiments et provoquant des incendies, la télévision faisant état de "nombreux" morts dans un centre commercial endommagé.

A Kashima, dans le département de Kumamoto touché par la secousse, le deuxième étage d'un centre commercial s'est effondré, piégeant de "nombreuses personnes" à l'intérieur, ont annoncé les services de secours. Une déflagration y avait été entendue.

Selon la chaîne de télévision privée TBS, un "nombre considérable" de personnes y ont trouvé la mort. Contactée par l'AFP, la police locale s'est dite incapable de confirmer d'éventuelles victimes à ce stade.

Le tremblement de terre survenu à 16H27 (07H27 GMT) sur l'île de Kyushu, était de magnitude 7,1 selon l'agence météorologique nippone JMA. Une alerte au tsunami émise après la secousse a été levée.

La secousse a par ailleurs atteint le niveau maximum (7) sur une échelle distincte utilisée au Japon, qui mesure la force avec laquelle les séismes sont ressentis à un endroit donné, selon la JMA.

Des images de télévision montraient des ponts routiers en partie détruits, des bâtiments éventrés et des wagons de trains de marchandises renversés.

"Nous évaluons encore l'ampleur des blessés et des dégâts matériels", a déclaré la Première ministre Sanae Takaichi lors d'une intervention télévisée.

"Des coupures de courant et des incendies se produisent dans certaines zones, des routes et ponts ont été endommagés, et des bâtiments se sont effondrés", a-t-elle ajouté.

La télévision publique NHK faisait état d'au moins 50 personnes hospitalisées après le séisme et de 12 habitations effondrées près de la ville de Yatsushiro.

"Terrifiée"

"La secousse a été assez forte et a duré longtemps. J'étais terrifiée", a confié à l'AFP Chiharu Hara, une recruteuse de 35 ans en déplacement professionnel dans le département de Kumamoto.

Dans les locaux de son client, "rien n'est tombé du plafond, mais le bâtiment a violemment oscillé. J'ai eu peur qu'il s'effondre. Tout le monde a paniqué", explique-t-elle, ajoutant que les routes sont partiellement fermées et faisant état de problèmes de connexion téléphonique.

"Lorsque le séisme s'est produit, les secousses étaient si fortes que je ne pouvais pas rester debout", a déclaré à la télévision un employé de la NHK dans le département de Kumamoto

"C'était vraiment très fort. Les secousses se poursuivent à l'heure où je vous parle", ajoutait-il.

Aucune anomalie immédiate n'a été constatée dans les centrales nucléaires de la région, selon l'Autorité japonaise de régulation nucléaire.

Quelque 45.000 foyers et installations sont privés d'électricité dans le département de Kumamoto, selon l'opérateur Kyushu Electric Power, qui a précisé que trois réacteurs nucléaires de la région continuaient de fonctionner normalement.

Le géant taïwanais des puces électroniques TSMC, qui a ouvert une usine de semi-conducteurs à Kumamoto en 2024 et en construit une autre dans cette région, a indiqué à l'AFP avoir évacué son personnel par mesure de précaution.

Séismes meurtriers 

Kumamoto avait été frappé en 2016 par deux séismes dévastateurs -- l'un de magnitude 6,5, suivi deux jours plus tard par un autre de magnitude 7,3. Ils ont fait 273 morts et plus de 2.800 blessés.

Un séisme de magnitude 7,2 avait par ailleurs frappé le nord du Japon le 25 juin dernier, sans faire de morts ni causer de dégâts importants.

Le Japon est l'un des pays les plus exposés aux séismes au monde, situé à la jonction de quatre grandes plaques tectoniques le long de la bordure occidentale de la "ceinture de feu" du Pacifique.

L'archipel, qui compte environ 125 millions d'habitants, enregistre généralement plusieurs centaines de secousses chaque année et représente environ 18% des séismes recensés dans le monde.

La très grande majorité d'entre eux sont de faible intensité, même si les dégâts qu'ils provoquent varient en fonction de leur localisation et de la profondeur à laquelle ils se produisent sous la surface terrestre.

Le pays reste marqué par le gigantesque séisme sous-marin de magnitude 9,0 survenu en 2011, qui avait déclenché un tsunami faisant quelque 18.500 morts ou disparus et provoqué la catastrophe de la centrale nucléaire de Fukushima.

 


Première rencontre Netanyahu-Trump, sur fond de tensions, depuis le début de la guerre en Iran

Le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu se serrent la main à la résidence Mar-a-Lago de Donald Trump, à Palm Beach, en Floride. (Photo d'archives/AFP)
Le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu se serrent la main à la résidence Mar-a-Lago de Donald Trump, à Palm Beach, en Floride. (Photo d'archives/AFP)
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  • Benjamin Netanyahu rencontre Donald Trump mardi à Washington pour discuter de l'Iran, de Gaza, du Liban et des dossiers régionaux, malgré des tensions récentes entre les deux dirigeants
  • Les deux alliés cherchent à afficher leur unité, tout en poursuivant les discussions sur la sécurité régionale, la normalisation et l'après-guerre à Gaza

JERUSALEM: Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu doit rencontrer mardi le président américain Donald Trump à Washington, pour la première fois depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, qui a fait surgir des tensions entre eux.

Les divergences apparues entre les deux alliés ont toutefois été tempérées par des déclarations rassurantes de part et d'autre.

Leurs discussions doivent être centrées sur les dossiers régionaux, en particulier l'Iran, alors que Washington affirme vouloir redonner une chance à la diplomatie, après deux semaines de bombardements sans précédent depuis le cessez-le-feu d'avril.

Israël, qui avait lancé conjointement avec les Etats-Unis l'offensive sur Téhéran le 28 février ayant déclenché la guerre régionale, n'a pas pris part à la dernière vague d'affrontements.

Le rendez-vous "est un grand privilège, mais aussi une grande responsabilité", a déclaré M. Netanyahu avant son départ d'Israël lundi.

"Nous discuterons de tous les sujets (...) avant tout de l'Iran, naturellement, notre objectif est de garantir notre sécurité, mais aussi d'élargir le cercle de la paix autour de nous", a-t-il ajouté.

Les relations entre les deux dirigeants s'étaient fortement dégradées en avril, lors des négociations sur un premier cessez-le-feu entre Washington et Téhéran, Donald Trump s'en prenant alors vertement à son allié israélien accusé de faire obstacle aux efforts diplomatiques.

Le président américain avait notamment qualifié Benjamin Netanyahu de "type très difficile" lors d'une interview.

Ce dernier a concédé des "désaccords tactiques", tout en assurant partager avec Donald Trump les mêmes objectifs dans la guerre.

- "Pas de rupture" -

Mardi, ils doivent aussi discuter de la mise en oeuvre de l'accord-cadre conclu sous l'égide des Etats-Unis entre Israël et le Liban - en vue de leur sortie de l'état de guerre - dont l'application reste difficile sur le terrain.

Dimanche encore, l'armée libanaise a condamné la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du pays, où, malgré les demandes de retrait de Beyrouth, il occupe un pan de territoire affirmant vouloir neutraliser le Hezbollah pro-iranien.

Les discussions devraient également porter sur la bande de Gaza, sur fond d'impasse des efforts diplomatiques pour amorcer la reconstruction du territoire palestinien dévasté par deux ans de guerre entre le Hamas et Israël.

La situation humanitaire y est catastrophique et malgré le fragile cessez-le-feu entré en vigueur en octobre 2025, des Palestiniens continuent d'être tués régulièrement par des tirs israéliens, selon les autorités palestiniennes et des sources médicales, l'armée israélienne disant viser des combattants.

Selon Yonatan Freeman, expert en relations internationales à l'Université hébraïque de Jérusalem, le rendez-vous vise avant tout à dissiper les spéculations sur un refroidissement des relations.

"L'enjeu principal est de montrer au monde entier, à l'Iran, mais aussi au Liban et à d'autres pays en particulier, qu'il n’y a pas de rupture ni de désaccord majeur entre les Etats-Unis et Israël", a-t-il dit à l'AFP, jugeant qu'il existe "davantage de points d'accord que de désaccord" entre eux.

Les éventuelles divergences portent davantage, selon lui, sur les moyens (calendrier, intensité des opérations militaires ou objectifs immédiats) que sur les finalités.

Selon lui, Donald Trump devrait se concentrer sur ses deux priorités régionales, l'Iran et l'élargissement des accords d'Abraham de normalisation des relations des pays arabes avec Israël.

Selon d'autres observateurs, les échanges pourraient aussi porter sur les modalités d'un éventuel allègement de la présence militaire israélienne dans la région (Liban, Syrie, Gaza).

Plusieurs médias israéliens, citant des sources politiques, ont rapporté que le cabinet de sécurité avait approuvé le cadre juridique permettant le déploiement d'une force internationale de stabilisation (ISF) à Gaza, une décision présentée comme un geste envers Washington.

Cette force internationale, qui s'inscrit dans le cadre du "Conseil de paix" promu par Donald Trump, constitue l'un des volets du dispositif américain envisagé pour l'après-guerre à Gaza.

La visite de Benjamin Netanyahu intervient par ailleurs alors qu'il brigue un nouveau mandat, lors des législatives du 27 octobre.

Les derniers sondages le donnent en difficulté, une partie de l'opinion lui reprochant toujours l'échec de son gouvernement à empêcher l'attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre à Gaza.


L'Iran met en garde contre des conséquences «imprévisibles» après l'attaque ukrainienne contre un de ses navires

Le président ukrainien Volodymyr "Zelensky a attaqué un navire marchand iranien, tuant un marin", a écrit dimanche sur X Abbas Araghchi. "Les agissements de ce parasite de Kiev ne PEUVENT RESTER SANS REPONSE". (AFP)
Le président ukrainien Volodymyr "Zelensky a attaqué un navire marchand iranien, tuant un marin", a écrit dimanche sur X Abbas Araghchi. "Les agissements de ce parasite de Kiev ne PEUVENT RESTER SANS REPONSE". (AFP)
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  • L'Iran menace de riposter à l'attaque ukrainienne contre son navire en mer Caspienne
  • Samedi, le ministère des Affaires étrangères a rapporté qu'un navire marchand iranien avait été attaqué par l'Ukraine, provoquant une explosion

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères a averti dimanche que son pays ne laisserait pas impunie l'attaque meurtrière perpétrée par l'Ukraine contre un navire iranien en mer Caspienne.

Le président ukrainien Volodymyr "Zelensky a attaqué un navire marchand iranien, tuant un marin", a écrit dimanche sur X Abbas Araghchi. "Les agissements de ce parasite de Kiev ne PEUVENT RESTER SANS REPONSE".

Samedi, le ministère des Affaires étrangères a rapporté qu'un navire marchand iranien avait été attaqué par l'Ukraine, provoquant une explosion.

Et le même jour, M. Zelensky avait affirmé sur les réseaux sociaux avoir obtenu "des résultats très solides avec des frappes à longue portée en mer Caspienne, visant notamment des navires utilisés pour le transport de cargaisons militaires impliquant l'Iran, ainsi qu'un navire de guerre".

"L'attaque menée par le régime ukrainien contre un navire marchand iranien en mer Caspienne, explicitement revendiquée par le chef de ce régime, témoigne de la persistance de l'attitude irrationnelle et hostile du régime ukrainien", a protesté le ministère dans un communiqué de presse.

La République islamique "n'est jamais intervenue dans le conflit entre la Russie et l'Ukraine", a-t-il affirmé.

Les services de renseignement ukrainiens (SBU) ont pour leur part fait état sur Telegram d'attaques de drones contre "des cargos sous sanctions internationales qui étaient utilisés pour transporter des cargaisons militaires entre l'Iran et la Russie".

Selon la télévision d'Etat iranienne, le chargé d'affaires ukrainien à Téhéran a été convoqué samedi au ministère des Affaires étrangères afin d'y être sermonné par un haut-fonctionnaire pour cet "acte hostile et criminel".

Abbas Araghchi a également indiqué s'être entretenu avec la cheffe de la diplomatie de l'Union européenne Kaja Kallas et le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov à ce sujet.

L'Iran a aussi mis en garde contre des conséquences "imprévisibles" après l'attaque ukrainienne contre un de ses navires