Manifestation à Tunis contre le coup de force de Saïed

Des manifestants tunisiens scandent des slogans contre le président Kaïs Saïed lors d'une manifestation dans la capitale Tunis le 18 septembre 2021, dénonçant les mesures qu'il a instaurées le 25 juillet et la prolongation de l'état d'urgence. (Photo, AFP)
Des manifestants tunisiens scandent des slogans contre le président Kaïs Saïed lors d'une manifestation dans la capitale Tunis le 18 septembre 2021, dénonçant les mesures qu'il a instaurées le 25 juillet et la prolongation de l'état d'urgence. (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 19 septembre 2021

Manifestation à Tunis contre le coup de force de Saïed

  • Répondant à un appel publié sur les réseaux sociaux, les manifestants se sont rassemblés sur l'avenue Habib Bourguiba, qui traverse le coeur de la capitale
  • «Le peuple veut faire chuter le coup d'Etat», «Nous voulons la légitimité», «Constitution, liberté et dignité», scandaient les protestataires

TUNIS: Plusieurs centaines de personnes, dont de nombreux pro-islamistes, ont manifesté samedi à Tunis contre le coup de force du président Kaïs Saïed qui s'est arrogé les pleins pouvoirs le 25 juillet, scandant des slogans pour un retour à "la légitimité" du pouvoir.  

Répondant à un appel publié sur les réseaux sociaux, les manifestants se sont rassemblés sur l'avenue Habib Bourguiba, qui traverse le coeur de la capitale tunisienne, encerclés par un important dispositif sécuritaire, ont constaté des journalistes de l'AFP.
 

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(Photo, AFP)

Un drone du ministère de l'Intérieur survolait également sur les lieux.

"Le peuple veut faire chuter le coup d'Etat", "Nous voulons la légitimité", "Constitution, liberté et dignité", scandaient les protestataires, parmi lesquels des personnalités du parti d'inspiration islamiste Ennahdha.

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Des soldats montent la garde lors de la manifestation. (Photo, AFP)

Des partisans de la coalition Al-Karama, parti ultra-conservateur, allié d'Ennahdha, participaient aussi à cette manifestation, ainsi que quelques figures de gauche.

"C'est une manifestation pour montrer qu'il y a des Tunisiens et des Tunisiennes qui refusent le coup d'Etat et les mesures prises par le président Saïed", a indiqué Jawhar Ben Mbarek, un spécialiste en droit constitutionnel et ancien conseiller à la présidence du gouvernement, figure de la gauche tunisienne.

Le 25 juillet, M. Kaïs Saïed a limogé le Premier ministre Hichem Mechichi, suspendu le Parlement et s'est attribué le pouvoir judiciaire pour un mois renouvelable, avant de prolonger ces mesures le 24 août, "jusqu'à nouvel ordre".

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(Photo, AFP)

Il a depuis évoqué la possibilité d'amender la Constitution, adoptée en 2014 et qui a instauré un système hybride, ni présidentiel ni parlementaire, source de conflits récurrents entre les deux pouvoirs.

"Ces mesures enfreignent la Constitution", a dit M. Ben Mbarek.

Nous manifestons pour "protéger notre liberté et nos droits après avoir constaté des indices concordants de régression portant atteinte au processus démocratique", en Tunisie, a-t-il ajouté.

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(Photo, AFP)

Face à cette foule compacte, quelques dizaines de militants favorables à Kaïs Saïed ont réclamé une dissolution pure et simple du Parlement, scandant des slogans anti-Ennahdha et hostiles à son chef Rached Ghannouchi, président du Parlement gelé.

Pour justifier son coup de force, le président Saïed s'est appuyé sur l'article 80 de la Constitution prévoyant des mesures exceptionnelles en cas de "péril imminent" à la sécurité nationale.

Mais plusieurs ONG, opposants, partis politiques, magistrats et avocats ont dit craindre une "dérive autoritaire".   


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.