Le pétrole iranien ne parvient pas à endiguer la guerre du carburant au Liban

Les forces de sécurité libanaises montent la garde devant le bâtiment de la Banque centrale, où des manifestants opposés au gouvernement protestent contre la crise financière galopante, à Beyrouth. (AP/File)
Les forces de sécurité libanaises montent la garde devant le bâtiment de la Banque centrale, où des manifestants opposés au gouvernement protestent contre la crise financière galopante, à Beyrouth. (AP/File)
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Publié le Lundi 20 septembre 2021

Le pétrole iranien ne parvient pas à endiguer la guerre du carburant au Liban

  • Le Liban n'a pas sollicité de carburant auprès de l'Iran, selon le Premier ministre libanais Najib Mikati
  • Bechara Boutros Rahi exhorte le gouvernement à mettre fin à la contrebande de carburant iranien à partir de la Syrie

BEYROUTH: Hier, des hommes armés ont ouvert le feu dans une station-service d’un village de la vallée de la Bekaa, menaçant de tuer son propriétaire. La crise de carburant se prolonge au Liban.

Cet incident est survenu dans le village de Beit Chama, alors que les longues files d'attente devant les stations-service sont toujours d’actualité dans un pays où les coupures de courant sont monnaie courante et où un bidon d'essence de 20 litres se vend au marché noir 500 000 livres libanaises (LBP), soit 219 euros, alors que son prix officiel est de 180 000 LBP.

La pénurie de carburant n'a pas été soulagée par l'arrivée, la semaine dernière, de camions-citernes qui transportaient du diesel. Ce carburant de contrebande en provenance de l’Iran avait été acheminé à travers la frontière syrienne dans le cadre d'un accord négocié par le Hezbollah, en violation des sanctions américaines. Par ailleurs, un tanker parti de l’Iran se dirige actuellement vers le port de Banias, en Syrie.

Pour le moment, ni le carburant irakien livré à la compagnie Électricité du Liban ni le diesel iranien n'ont apporté de solution à cette crise.

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Le groupe allié de Téhéran a entrepris jeudi dernier de faire entrer dans le pays des camions-citernes qui transportaient du carburant de l’Iran. (AFP)

Dans son homélie dominicale, le patriarche maronite Bechara Boutros Rahi a dénoncé l’acheminement de pétrole iranien à travers la Syrie. «L'État ne peut se construire sur des pratiques ou sur des positions qui vont à l'encontre de son entité et de ses institutions», a-t-il lancé.

Le patriarche estime que le nouveau gouvernement dirigé par le président du Conseil des ministres, Najib Mikati, devrait «œuvrer en tant qu'équipe nationale unifiée afin de mettre fin à l'effondrement et de lutter contre ces opérations permanentes qui visent à ébranler l'État et son système démocratique».

Il précise que les camions-citernes récemment arrivés dans le pays et l'obstruction de l'enquête sur l'explosion du port de Beyrouth «faisaient partie de ces pratiques».

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Le Premier ministre désigné, Najib Mikati. (Reuters)

Dans le même temps, M. Mikati signale qu'il ne craint pas que des sanctions américaines visent le pays dans la mesure où son gouvernement n'est pas impliqué dans l'importation de pétrole iranien.

«Le gouvernement libanais n'a pas autorisé ces opérations. […] Elles n’entraîneront pas de sanctions, à mon avis», a expliqué samedi dernier M. Mikati à la chaîne CNN en réponse à une question qui portait sur l'importation de carburant iranien au Liban par le Hezbollah.

En outre, M. Mikati a déploré «une absence de souveraineté au Liban».

Une source proche du président du Conseil des ministres a confié à Arab News dimanche dernier que «l'État libanais n'a pas sollicité de carburant auprès de l'Iran. Nous avons officiellement fait part de cette position et elle reste inchangée».

Revenant sur les déclarations de Mikati à la CNN, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Saïd Khatibzadeh, a affirmé dimanche que la livraison de carburant iranien au Liban «avait suivi un processus d'achat standard de la part des marchands libanais. Et si le gouvernement libanais souhaite lui aussi acheter du carburant à l'Iran, nous serons heureux de répondre à sa demande».

EN BREF

  • Le gouvernement de Najib Mikati doit recevoir ce lundi le vote de confiance du Parlement, avec environ 100 voix sur 128. On s'attend à ce que les députés du bloc des Forces libanaises et que certains autres, indépendants, soient les seuls à voter une motion de censure.
  • Les Libanais continuent de crouler sous le poids d'une série de crises interminables, dont la plus importante est celle du carburant. Les longues files d'attente aux stations-service sont toujours d’actualité et les durées des coupures de courant sont toujours les mêmes.

Le gouvernement du Premier ministre Mikati doit recevoir ce lundi le vote de confiance du Parlement, avec environ 100 voix sur 128. On s'attend à ce que les députés du bloc des Forces libanaises et que certains autres, indépendants, soient les seuls à voter une motion de censure.

En attendant, les politiciens sont préoccupés par les retombées du contrat remporté par la compagnie Halliburton pour l'exploration du pétrole et du gaz dans la zone frontalière maritime contestée entre le Liban et Israël.

De son côté, le président de la Chambre des députés, Nabih Berri, a invité le ministère des Affaires étrangères à «prendre des mesures urgentes et immédiates auprès du Conseil de sécurité des nations unies et de la communauté internationale pour écarter la possibilité d'une nouvelle attaque israélienne contre la souveraineté et les droits du Liban, dans la mesure où tout contrat d'exploration conclu avec Halliburton ou d'autres sociétés dans la zone contestée constitue une violation de l'accord-cadre conclu sous l'égide des États-Unis et des Nations unies».

En effet, les négociations libano-israéliennes relatives à la zone contestée se sont tenues sous l’égide des États-Unis avant d'être interrompues au mois d’avril dernier, la délégation libanaise ayant exigé qu’elles définissent la zone en question à partir de la 29e ligne de la frontière, ce qui étend sa surface à 2 290 km au lieu de 860 km.

La délimitation de la zone contestée se fonde sur une carte adressée aux Nations unies en 2011. Toutefois, le Liban a considéré par la suite qu'elle reposait sur des estimations erronées; il a donc réclamé une zone supplémentaire d’une superficie de 1 430 km² qui comprenait des parties du champ gazier de Karish actuellement exploitées par une société grecque pour le compte d'Israël.

L’actuelle proposition du Liban est désignée sous le nom de «ligne 29»; Israël reproche au Liban de faire obstacle aux négociations en étendant la zone contestée.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.


La Syrie affirme que l'EI projetait des attaques contre les fêtes du nouvel an

Le ministère de l'Intérieur a déclaré avoir obtenu des informations selon lesquelles l'EI avait "l'intention de mener des opérations suicide et des attentats contre les célébrations dans plusieurs gouvernorats, en particulier dans la ville d'Alep, en ciblant des églises et des lieux de rassemblements civils". (AFP)
Le ministère de l'Intérieur a déclaré avoir obtenu des informations selon lesquelles l'EI avait "l'intention de mener des opérations suicide et des attentats contre les célébrations dans plusieurs gouvernorats, en particulier dans la ville d'Alep, en ciblant des églises et des lieux de rassemblements civils". (AFP)
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  • Ces informations ont conduit les forces de sécurité à renforcer leur déploiement dans ces secteurs, a ajouté le ministère dans un communiqué
  • L'EI a récemment accru ses attaques dans des régions de Syrie contrôlées par les autorités de Damas, issues d'une coalition de groupes islamistes qui ont renversé l'ex-président Bachar al-Assad en décembre 2024

DAMAS: Les autorités syriennes ont affirmé jeudi que le kamikaze qui a tué un policier la veille à Alep était membre du groupe jihadiste Etat islamique et que l'organisation projetait de s'attaquer aux célébrations du nouvel an, en visant notamment des églises.

Le ministère de l'Intérieur a déclaré avoir obtenu des informations selon lesquelles l'EI avait "l'intention de mener des opérations suicide et des attentats contre les célébrations dans plusieurs gouvernorats, en particulier dans la ville d'Alep, en ciblant des églises et des lieux de rassemblements civils".

Ces informations ont conduit les forces de sécurité à renforcer leur déploiement dans ces secteurs, a ajouté le ministère dans un communiqué.

L'EI a récemment accru ses attaques dans des régions de Syrie contrôlées par les autorités de Damas, issues d'une coalition de groupes islamistes qui ont renversé l'ex-président Bachar al-Assad en décembre 2024.

Dans le quartier de Bab al-Faraj à Alep, dans le nord du pays, un policier "a eu des soupçons sur une personne qui s'est avérée plus tard être affiliée à Daech", l'acronyme en arabe de l'EI, selon le ministère.

Durant son interrogatoire, l'homme "a ouvert le feu, provoquant la mort d'un officier de police, puis il s'est fait exploser, blessant deux officiers qui tentaient de l'arrêter".

Le 13 décembre, un attentat avait tué deux soldats et un civil américains. Washington l'a attribué à un tireur isolé de l'EI à Palmyre, dans l'est de la Syrie.

En représailles, l'armée américaine a mené une campagne de frappes sur des bases présumées du groupe jihadiste dans le pays, tuant cinq de ses membres selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Les autorités syriennes ont aussi mené depuis cette date plusieurs opérations contre l'EI et affirmé le 25 décembre avoir tué un important chef du groupe dans la région de Damas.

En novembre, la Syrie avait officiellement rejoint la coalition antijihadiste menée par les Etats-Unis, lors d'une visite à Washington du président Ahmad al-Chareh.


Yémen: Le cabinet saoudien espère que les forces des Émirats arabes unis se retireront dans les 24 heures

Le roi Salman d'Arabie saoudite préside la session du cabinet de mardi. (SPA)
Le roi Salman d'Arabie saoudite préside la session du cabinet de mardi. (SPA)
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  • Le cabinet a déclaré qu'il espérait que les Émirats arabes unis cesseraient tout soutien militaire ou financier au STC et à toute autre partie au Yémen
  • Le cabinet a déclaré qu'il espérait également que les Émirats arabes unis prendraient les mesures nécessaires pour préserver les relations entre l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis

RIYAD: Le cabinet saoudien, présidé par le roi Salman, a exprimé mardi l'espoir que les forces émiraties se retireront du Yémen dans les 24 heures, conformément à la demande yéménite, a rapporté l'agence de presse saoudienne.

Le cabinet a également déclaré qu'il espérait que les Émirats arabes unis cesseraient tout soutien militaire ou financier au Conseil de transition du Sud et à toute autre partie au Yémen, a ajouté SPA.

Le cabinet a déclaré qu'il espérait également que les Émirats arabes unis prendraient les mesures nécessaires pour préserver les relations entre l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, que le Royaume souhaite renforcer, et a déclaré qu'il se réjouissait de travailler ensemble à tout ce qui renforcerait la prospérité et la stabilité des pays de la région.

Le cabinet a exprimé son regret quant aux résultats des efforts de désescalade que le Royaume a voulu poursuivre et qui se sont heurtés à une escalade injustifiée qui contredit les principes sur lesquels la Coalition pour le soutien de la légitimité au Yémen a été fondée, sape ses efforts pour parvenir à la sécurité et à la stabilité au Yémen et est incompatible avec toutes les promesses que le Royaume a reçues des Émirats arabes unis.

Le Cabinet apprécie le rôle de la Coalition pour le soutien de la légitimité au Yémen dans la protection des civils dans les gouvernorats de Hadramaout et d'Al-Mahra, en réponse à la demande du président du Conseil présidentiel yéménite Rashad Al-Alimi, et dans la réduction de l'escalade afin de parvenir à la sécurité et à la stabilité et d'empêcher l'expansion du conflit.

Le cabinet a réaffirmé que le Royaume n'hésitera pas à prendre les mesures nécessaires pour faire face à toute atteinte ou menace à sa sécurité nationale, ainsi que son engagement en faveur de la sécurité, de la stabilité et de la souveraineté du Yémen, et son soutien total à M. Al-Alimi et à son gouvernement.

En ce qui concerne les autres affaires régionales, le cabinet a réaffirmé le soutien du Royaume à la souveraineté, à l'intégrité territoriale et à la sécurité de la Somalie, et rejette la déclaration de reconnaissance mutuelle entre Israël et le Somaliland, car elle consacre des mesures séparatistes unilatérales qui violent le droit international.


Cisjordanie: Israël dit avoir tué un homme qui fonçait sur des soldats

 L'armée israélienne a déclaré mardi avoir abattu un homme qui tentait de renverser avec son véhicule un groupe de soldats, dans le nord de la Cisjordanie occupée. (AFP)
L'armée israélienne a déclaré mardi avoir abattu un homme qui tentait de renverser avec son véhicule un groupe de soldats, dans le nord de la Cisjordanie occupée. (AFP)
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  • "Un rapport a été reçu concernant un terroriste qui a tenté de renverser des soldats de Tsahal opérant dans la zone d'Einabus", a indiqué l'armée dans un communiqué. "En réponse, les soldats ont tiré sur le terroriste et l'ont neutralisé"
  • Le texte n'a pas fourni d'autres détails sur l'incident, survenu quelques jours après qu'un Palestinien a renversé avec son véhicule un Israélien sexagénaire, puis poignardé à mort une jeune femme de 18 ans dans le territoire occupé

JERUSALEM: L'armée israélienne a déclaré mardi avoir abattu un homme qui tentait de renverser avec son véhicule un groupe de soldats, dans le nord de la Cisjordanie occupée.

"Un rapport a été reçu concernant un terroriste qui a tenté de renverser des soldats de Tsahal opérant dans la zone d'Einabus", a indiqué l'armée dans un communiqué. "En réponse, les soldats ont tiré sur le terroriste et l'ont neutralisé".

Le texte n'a pas fourni d'autres détails sur l'incident, survenu quelques jours après qu'un Palestinien a renversé avec son véhicule un Israélien sexagénaire, puis poignardé à mort une jeune femme de 18 ans dans le territoire occupé.

Il a également été tué lors de l'attaque. À la suite de cet incident survenu vendredi, l'armée a mené une opération de deux jours dans la ville cisjordanienne de Qabatiya, d'où provenait l'assaillant, arrêtant plusieurs de ses habitants, dont son père et ses frères.

De nombreuses attaques ont été perpétrées en Israël par des Palestiniens depuis le début de la guerre à Gaza, déclenchée par une attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023 sur le sol israélien.

Les violences se sont également intensifiées en Cisjordanie, territoire occupé par Israël depuis 1967. Depuis le 7-Octobre, plus d'un millier de Palestiniens, parmi lesquels des civils et des combattants, y ont été tués par des soldats ou des colons israéliens, selon un décompte de l'AFP établi à partir de données de l'Autorité palestinienne.

Dans le même temps, selon des données officielles israéliennes, au moins 44 Israéliens, civils ou soldats, y ont été tués dans des attaques palestiniennes ou lors de raids militaires israéliens.