La France estime que l’Iran doit reprendre les négociations sur le nucléaire pour éviter une escalade

Le chef de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA), Mohammad Eslami, et l’ambassadeur d’Iran auprès de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Kazem Gharibabadi, assistent à la conférence générale de l’AIEA à Vienne en septembre. (Photo/Reuters)
Le chef de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA), Mohammad Eslami, et l’ambassadeur d’Iran auprès de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Kazem Gharibabadi, assistent à la conférence générale de l’AIEA à Vienne en septembre. (Photo/Reuters)
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Publié le Mardi 28 septembre 2021

La France estime que l’Iran doit reprendre les négociations sur le nucléaire pour éviter une escalade

Le chef de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA), Mohammad Eslami, et l’ambassadeur d’Iran auprès de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Kazem Gharibabadi, assistent à la conférence générale de l’AIEA à Vienne en septembre. (Photo/Reuters)
  • Selon un responsable de la présidence français, l’Iran n’est pas en mesure d’imposer de nouvelles conditions avant de retourner à la table des négociations à Vienne
  • Les puissances occidentales ont exhorté l’Iran à reprendre les négociations et ont affirmé que le temps presse

PARIS: L’Iran doit reprendre les pourparlers avec les puissances mondiales sur l’accord nucléaire de 2015 afin d’éviter une escalade diplomatique qui pourrait compromettre les négociations, a déclaré mardi un responsable de la présidence française. 

Le responsable soutient également que l’Iran n’est pas en mesure d’imposer de nouvelles conditions avant de retourner à la table des négociations à Vienne, puisque les conditions suggérées sont déjà bien définies. 

Les pourparlers indirects entre l’Iran et les États-Unis sur la relance de l’accord visant à empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire ont été interrompus en juin, avant qu’Ebrahim Raïssi ne prenne ses fonctions de président le mois dernier. 

Les puissances occidentales ont exhorté l’Iran à reprendre les négociations et ont affirmé que le temps presse, alors que son programme nucléaire avance bien au-delà des limites fixées par l’accord, dont Washington s’est retiré en 2018. 

«Personne ne veut une escalade, mais pour éviter l’escalade, l’Iran doit revenir à la table des négociations», a déclaré le responsable de la présidence française aux journalistes. 

Ces dernières semaines, Téhéran a signalé que les négociations reprendraient dans quelques semaines sans donner de date spécifique, ce qui accroît le mécontentement des parties occidentales signataires de l’accord de 2015, dont la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne et les États-Unis. 

«Plus le temps passe, plus il devient difficile de revenir à la table des négociations (…) et plus la question clé du rétablissement d’une période critique gérable et acceptable pour nous devient compliquée à résoudre», explique le responsable, faisant référence au temps nécessaire pour accumuler suffisamment de matière fissile pour une seule arme nucléaire. 

Le responsable estime que les puissances mondiales comme la Russie et la Chine doivent rester unies et que Pékin doit notamment «s’exprimer et agir de manière plus déterminée». 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
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  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
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  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.