Israël accorde un délai pour la démolition d'un village bédouin en Cisjordanie

Des Bédouins palestiniens dans le village de Khan al-Ahmar en Cisjordanie occupée par Israël, le 29 novembre 2020. (Photo, AFP)
Des Bédouins palestiniens dans le village de Khan al-Ahmar en Cisjordanie occupée par Israël, le 29 novembre 2020. (Photo, AFP)
Un Bédouin portant un drapeau palestinien dans le village de Khan al-Ahmar en Cisjordanie occupée par Israël le 29 novembre 2020. (Photo, AFP)
Un Bédouin portant un drapeau palestinien dans le village de Khan al-Ahmar en Cisjordanie occupée par Israël le 29 novembre 2020. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 30 septembre 2021

Israël accorde un délai pour la démolition d'un village bédouin en Cisjordanie

  • Le village de Khan al-Ahmar est situé dans la zone C de la Cisjordanie occupée, sous contrôle militaire d'Israël qui accuse les bédouins palestiniens de s'être installés sur place illégalement
  • Des pays étrangers avaient déjà indiqué à Israël que la destruction du village de Khan al-Ahmar pourrait violer la Convention de Genève et ainsi constituer un crime de guerre

JERUSALEM : La Cour suprême israélienne a approuvé mercredi la demande de délai du gouvernement israélien pour statuer sur la démolition d'un village bédouin palestinien en Cisjordanie occupée, devenu emblématique de l'opposition à la colonisation israélienne.


Le gouvernement du Premier ministre Naftali Bennett avait demandé début septembre un sursis de six mois pour répondre à une demande d'une organisation pro-colonies en faveur de la destruction du hameau de Khan al-Ahmar où vivent environ 200 bédouins.


Le juge Noam Sohlberg a déclaré mercredi que le tribunal avait accepté "la demande de l'Etat sur la base de progrès significatifs" du gouvernement. Début septembre, celui-ci avait indiqué avoir "besoin de temps avant de faire respecter les ordres de démolition" et précisé qu'il informerait le tribunal des "progrès" dans cette affaire en mars 2022.


Le village de Khan al-Ahmar est situé dans la zone C de la Cisjordanie occupée, sous contrôle militaire d'Israël qui accuse les bédouins palestiniens de s'être installés sur place illégalement.


La Cour suprême d'Israël, plus haut tribunal du pays, avait ordonné il y a trois ans la destruction du village après des années de tractations et une bataille juridique visant à permettre aux bédouins de rester sur cette terre.


Face à la controverse et des pressions de pays européens, l'ancien Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait décidé de reporter sine die la démolition mais l'organisation de droite Regavim, qui soutient le développement des colonies, avait déposé l'année suivante une plainte pour que le gouvernement mette en oeuvre l'ordre de destruction.


Le gouvernement israélien a demandé à plusieurs reprises des délais à la Cour pour répondre à la plainte de Regavim. En juillet dernier, la justice avait donné aux autorités jusqu'au 5 septembre inclus pour présenter sa réponse.


Khan al-Ahmar, coincé entre deux colonies que certains ténors de la droite israélienne souhaitent annexer à Israël, s'est imposé comme un des symboles de la lutte contre l'expansion des colonies israéliennes en Cisjordanie occupée, des implantations contraires au droit international où vivent désormais plus de 475.000 personnes. 


Des pays étrangers avaient déjà indiqué à Israël que la destruction du village de Khan al-Ahmar pourrait violer la Convention de Genève et ainsi constituer un crime de guerre.


L'armée israélienne émet un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités au Liban

Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
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  • L’armée israélienne a ordonné l’évacuation immédiate d’une cinquantaine de localités au Liban, invoquant des opérations contre le Hezbollah
  • Deux secteurs de la banlieue sud de Beyrouth, Ghobeiry et Haret Hreik, sont également visés par un avertissement en raison de cibles liées au Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a émis tôt mardi un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités du Liban, dont deux lieux de la banlieue sud de Beyrouth, en raison d'opérations contre le mouvement Hezbollah.

"Les activités du Hezbollah contraignent l'IDF (l'armée israélienne) à agir avec force contre lui (...) Pour votre sécurité, vous devez évacuer immédiatement vos logements", a écrit Avichay Adraee, porte-parole de l'armée pour le public arabophone, sur X, listant une cinquantaine de villages.

Dans la banlieue sud de Beyrouth, deux zones font également l'objet d'un avertissement, Ghobeiry et Haret Hreik, selon la même source. "Vous vous situez près d'installations et d'intérêts du Hezbollah, contre lesquels l'IDF va agir dans un avenir proche", a prévenu le porte-parole.

Le gouvernement libanais a pris lundi la décision sans précédent d’interdire les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah, provoquant la colère du mouvement soutenu par l’Iran.

Le Hezbollah est représenté au sein du gouvernement et du Parlement, et cette mesure est intervenue quelques heures après qu’il a annoncé avoir lancé des roquettes et des drones vers Israël tôt lundi, en représailles à la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei lors de frappes américano-israéliennes.

Israël a bombardé lundi la banlieue sud de Beyrouth ainsi que des dizaines de villages du sud du Liban en riposte, promettant de faire payer au mouvement un « lourd tribut ».

Le ministère libanais de la Santé a indiqué que les frappes ont fait au moins 31 morts et au moins 149 blessés.


L’ambassade des États-Unis à Riyad visée par des drones : ministère saoudien de la Défense

Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
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  • L’ambassade a émis un avis de confinement (« shelter in place ») pour Djeddah, Riyad et Dammam

RIYAD : L’ambassade des États-Unis à Riyad a été prise pour cible par des drones, provoquant un incendie limité et des dégâts mineurs au bâtiment, a indiqué le ministère saoudien de la Défense.

L’ambassade des États-Unis à Riyad était vide au moment de l’attaque et aucune blessure n’a été signalée à ce stade.

L’ambassade a émis un avis demandant aux ressortissants de rester confinés à Djeddah, Riyad et Dammam.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: le gouvernement interdit les activités militaires du Hezbollah, exige qu'il remette ses armes

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  • "L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement
  • Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique

BEYROUTH: Le gouvernement libanais a décidé d'interdire les activités militaires du Hezbollah pro-iranien et exige qu'il remette ses armes à l'Etat, a annoncé lundi le Premier ministre Nawaf Salam à l'issue d'une réunion extraordinaire du cabinet.

Cette décision inédite intervient après que le Hezbollah a lancé des roquettes sur Israël lundi, entraînant le Liban dans la guerre régionale avec l'Iran.

"L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement, ajoutant que "la décision de guerre ou de paix était du seul ressort" de l'Etat.

Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique.

Le Hezbollah armé et financé par Téhéran est représenté au Parlement et au gouvernement et dispose d'un vaste réseau d'institutions civiles.

En riposte à une attaque de la formation pro-iranienne contre Israël visant à "venger" la mort du guide iranien Ali Khamenei, des frappes israéliennes massives sur les bastions du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, le sud et l'est du Liban ont tué 31 personnes lundi.

C'est la première fois que le Hezbollah attaque Israël depuis le cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre meurtrière.

Un mécanisme qui regroupe, outre le Liban et Israël, l'Onu, les Etats-Unis et la France surveille la trêve.

"Le gouvernement libanais demande aux Etats garants du cessez-le-feu d'obtenir un engagement clair et définitif de la part de la partie israélienne de cesser toutes les hostilités sur l'ensemble du territoire libanais", a ajouté Nawaf Salam.

"Il proclame son entière disposition à reprendre les négociations" avec Israël "avec une participation civile et sous parrainage international".