L'Expo 2020 Dubaï démarre avec une cérémonie d'ouverture animée par des artistes de renom

Une vue nocturne de Terra, Pavillon de la durabilité, sur le site de l'Expo 2020 de Dubaï (Photo Fournie)
Une vue nocturne de Terra, Pavillon de la durabilité, sur le site de l'Expo 2020 de Dubaï (Photo Fournie)
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Publié le Lundi 04 octobre 2021

L'Expo 2020 Dubaï démarre avec une cérémonie d'ouverture animée par des artistes de renom

Une vue nocturne de Terra, Pavillon de la durabilité, sur le site de l'Expo 2020 de Dubaï (Photo Fournie)
  • La cérémonie d'ouverture est diffusée en direct sur plus de 430 sites des EAU et dans le monde entier
  • Les organisateurs de l'Expo s'attendent à quelque 25 millions de visites au cours des six prochains mois sur le site qui accueille plus de 200 participants – dont 192 pays.

DUBAÏ: Avec un an de retard, l'Expo 2020 de Dubaï ouvre enfin ses portes ce soir avec une cérémonie prestigieuse, devant un public de 3 000 personnes. 

La cérémonie d'ouverture mettra en vedette des artistes de premier plan, notamment le célèbre ténor Andrea Bocelli, Andra Day, actrice, chanteuse et compositrice nominée aux Grammy Awards et lauréate d'un Golden Globe, l'auteur-compositeur-interprète britannique Ellie Goulding, disque de platine, le pianiste de renommée internationale Lang, et Angélique Kidjo, quatre fois lauréate aux Grammy. 

La cérémonie d'ouverture sera diffusée en direct sur plus de 430 sites des Émirats arabes unis (EAU) et dans le monde entier. 

L'Expo 2020 Dubaï devait ouvrir ses portes à l’automne dernier, mais a été reportée en raison de la pandémie mondiale de Covid 19. 

«Nous avons fait face à de nombreux défis tout au long de l’organisation de la cérémonie, mais nous sommes très chanceux d'avoir ce site magnifique, et je suis heureuse de dévoiler cet évènement», affirme à Arab News Kate Randall, vice-présidente des cérémonies de l'Expo 2020. 

Les festivités ne s'arrêteront pas après le spectacle de quatre-vingt-dix minutes de ce soir. Il y aura vendredi trois spectaculaires feux d'artifice à Dubaï, pour clore en beauté la première journée de l'Expo. 

Dans un communiqué, les organisateurs ont indiqué que le spectacle de vendredi serait «une extraordinaire cérémonie visuelle, pour célébrer la première exposition universelle organisée au Moyen-Orient, en Afrique et en Asie du Sud, et aussi le plus grand événement à l’échelle mondiale depuis le début de la pandémie». 

Cette gigantesque exposition donnera aux nations qui y participent la chance de proposer des pistes pour créer un avenir meilleur et plus durable. 

Lors de la première exposition universelle de 1889, la France avait dévoilé sa Tour Eiffel. Douze ans plus tard, la machine à rayons X faisait ses débuts à Buffalo, New York. En 2013, Dubaï a été sélectionnée pour organiser l’événement, et pour l’occasion, les organisateurs dévoileront une ville futuriste récemment construite pour relever les défis et les opportunités les plus pressants du monde. 

D'une superficie de 4,38 km², soit l'équivalent de plus de 600 terrains de football, le site accueillera des pavillons ultramodernes conçus par des architectes de renom. 

Le pavillon des EAU ressemble à un faucon au repos. L'Arabie saoudite est devenu le plus grand pays parmi tous les pays participants – excepté les EAU – à détenir trois records du monde au Guinness: le plus grand écran à miroir LED, le plus grand sol interactif, et la plus longue exposition sur l'eau. 

 

Les organisateurs de l'Expo s'attendent à environ 25 millions de visites au cours des six prochains mois sur le site qui accueille plus de 200 participants – dont 192 pays. 

«Ce qui m’a le plus intéressé dans ce projet, c’est que je ne venais pas de cette partie du monde à l'origine… mais que j'apprenais de nombreuses histoires de la région, et du monde arabe», explique Randall. 

Alors que les organisateurs apportent la touche finale à l’Expo, les participants vont pouvoir présenter leurs réalisations dans les domaines de l'architecture, de l'alimentation, de l'agriculture, de l'industrie, des arts et des activités intellectuelles. 

La Dubai Metro Route 2020 pourra transporter 44 000 passagers par heure directement vers le site de l'Expo. Par ailleurs, Alif – le Pavillon de la mobilité – dispose du plus grand ascenseur de passagers au monde, avec une capacité de 160 personnes. 

Au total, l'Expo compte environ 200 restaurants, proposant plus de 50 cuisines du monde entier aux visiteurs de la planète qui se promèneront dans le théâtre interactif. 

Hamdan ben Mohammed, prince héritier de Dubaï, s’est enthousiasmé sur Twitter, en publiant une vidéo montrant une vue plongeante du projet de plusieurs milliards de dollars, et une simple légende: «Êtes-vous prêts?» 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Le prince héritier saoudien et le président ukrainien tiennent des pourparlers à Djeddah

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  • Zelensky s’est rendu à Djeddah et a rencontré le prince héritier saoudien pour renforcer les relations bilatérales
  • Les discussions portent sur la coopération en sécurité, énergie et infrastructures, après un soutien financier européen

DJEDDAH : Le président ukrainien Volodymyr Zelensky est arrivé à Djeddah vendredi pour sa deuxième visite en Arabie saoudite en un mois.

Au cours de cette visite, Zelensky a rencontré le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, où les deux dirigeants ont discuté des moyens de renforcer les liens entre Kyiv et Riyad et d’élargir la coopération dans des secteurs clés, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

« Hier, lors d’une réunion avec des dirigeants européens, nous avons obtenu des garanties financières pour notre résilience. Aujourd’hui, nous faisons avancer nos accords avec l’Arabie saoudite dans les domaines de la sécurité, de l’énergie et des infrastructures », a déclaré Zelensky dans un message publié sur X à son arrivée dans le Royaume. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Washington sanctionne Bagdad pour l'obliger à démanteler les milices pro-Iran

 Les Etats-Unis ont suspendu la livraison de dollars à Bagdad, ainsi que des programmes de coopération militaire, espérant forcer l'Irak à démanteler les milices pro-iraniennes qu'ils accusent d'attaques récentes contre des intérêts américains, selon des médias. (AFP)
 Les Etats-Unis ont suspendu la livraison de dollars à Bagdad, ainsi que des programmes de coopération militaire, espérant forcer l'Irak à démanteler les milices pro-iraniennes qu'ils accusent d'attaques récentes contre des intérêts américains, selon des médias. (AFP)
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  • Un responsable de la Banque centrale irakienne a de son côté indiqué à l'AFP que les livraisons de dollars avaient cessé pendant la guerre régionale "en raison de la suspension des vols et de la situation sécuritaire"
  • Il a ajouté que la Banque centrale n'avait pas demandé plus de dollars, car elle dispose de réserves suffisantes et qu'il n'y a "actuellement aucun besoin de les augmenter"

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont suspendu la livraison de dollars à Bagdad, ainsi que des programmes de coopération militaire, espérant forcer l'Irak à démanteler les milices pro-iraniennes qu'ils accusent d'attaques récentes contre des intérêts américains, selon des médias.

Le Wall Street Journal, citant des sources officielles irakiennes et américaines, a affirmé mardi soir que Washington avait, pour la deuxième fois depuis le début de la guerre, suspendu la livraison par avion-cargo de près de 500 millions de dollars en cash, provenant des ventes de pétrole irakien.

Un responsable du gouvernement irakien a affirmé à l'AFP que seul un envoi n'était pas arrivé, invoquant "des raisons logistiques liées à la guerre" et la fermeture de l'espace aérien.

Un responsable de la Banque centrale irakienne a de son côté indiqué à l'AFP que les livraisons de dollars avaient cessé pendant la guerre régionale "en raison de la suspension des vols et de la situation sécuritaire".

Il a ajouté que la Banque centrale n'avait pas demandé plus de dollars, car elle dispose de réserves suffisantes et qu'il n'y a "actuellement aucun besoin de les augmenter".

Les revenus des exportations de pétrole irakiennes sont en grande partie déposés à la Réserve fédérale de New York, en vertu d'un arrangement conclu après l'invasion américaine de 2003, qui avait renversé Saddam Hussein.

Un accord qui donne à Washington un levier majeur sur les autorités de Bagdad.

En parallèle, les Etats-Unis ont suspendu le financement de formations des forces armées irakiennes et de programmes de lutte contre les jihadistes, au premier rang desquels le groupe Etat islamique.

Un responsable de la sécurité irakien a confirmé à l'AFP l'arrêt de cette coopération bilatérale, en raison "des milices et des (...) bombardements".

Il n'a fourni aucun détail mais les deux pays coopèrent depuis plusieurs années, en particulier dans la lutte antijihadiste.

L'Irak, voisin de l'Iran, a été entraîné dans la guerre au Moyen-Orient par des frappes imputées aux Etats-Unis ou à Israël visant des groupes pro-iraniens. Ces derniers ont revendiqué des attaques contre les intérêts américains dans le pays.

L'équilibre précaire de l'Irak 

Au début de la guerre régionale déclenchée par les frappes israélo-américaines sur l'Iran le 28 février, Washington et Bagdad avaient déclaré vouloir "intensifier la coopération" pour prévenir les attaques contre les intérêts américains et garantir que le territoire irakien ne serait pas utilisé pour ces opérations.

Mais Washington s'est plaint d'efforts insuffisants de la part de l'Irak, qui tente depuis des années de conserver un équilibre précaire entre ses liens avec les Etats-Unis et sa proximité avec Téhéran.

Le 9 avril, le département d'Etat américain avait déclaré avoir "convoqué" l'ambassadeur irakien à Washington, pour condamner ces attaques.

Sollicitée mercredi par l'AFP, la diplomatie américaine n'a pas confirmé la suspension des livraisons de dollars mais affirmé que "l'incapacité du gouvernement irakien à prévenir ces attaques (...) nuit aux relations entre les Etats-Unis et l'Irak".

"Les Etats-Unis ne toléreront pas les attaques contre leurs intérêts et attendent du gouvernement irakien qu'il prenne immédiatement toutes les mesures nécessaires pour démanteler les milices alignées sur l'Iran en Irak", a déclaré le porte-parole par intérim du département d'Etat, Tommy Pigott.

Plusieurs de ces factions ont cessé leurs attaques contre les "bases ennemies" dans le pays et la région après le cessez-le-feu irano-américain.

Avant la fin des combats, l'ambassade des Etats-Unis en Irak avait rapporté "de nombreuses attaques de drones" lancées selon elle par des milices pro-iraniennes contre des installations diplomatiques et l'aéroport international de Bagdad.

En janvier, Donald Trump avait menacé de retirer tout soutien à Bagdad si l'ancien Premier ministre Nouri al-Maliki, 75 ans, perçu comme proche de l'Iran, revenait au pouvoir.

L'Iran, pour autant, n'entend pas lâcher ses leviers sur son voisin.

Le général Esmaïl Qaani, un haut responsable militaire iranien, s'est rendu samedi à Bagdad pour rencontrer des responsables politiques et des groupes armés pro-iraniens, a indiqué à l'AFP un haut responsable irakien.


Journaliste tuée: les dirigeants libanais dénoncent un «crime de guerre»

Les proches et les amis d'Amal Khalil, correspondante chevronnée du quotidien Al-Akhbar tuée lors d'une frappe aérienne israélienne qui aurait eu lieu dans le sud du Liban, se recueillent chez elle, dans le village de Bisariyeh, le 23 avril 2026. (AFP)
Les proches et les amis d'Amal Khalil, correspondante chevronnée du quotidien Al-Akhbar tuée lors d'une frappe aérienne israélienne qui aurait eu lieu dans le sud du Liban, se recueillent chez elle, dans le village de Bisariyeh, le 23 avril 2026. (AFP)
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  • "Israël cible délibérément les journalistes dans le but de cacher la vérité sur ses crimes contre le Liban", a affirmé le président Joseph Aoun, dénonçant "des crimes de guerre"
  • Le Premier ministre Nawaf Salam a estimé lui aussi que "cibler des journalistes et entraver l'accès des équipes de secours constitue un crime de guerre", assurant que son pays poursuivra l'affaire devant les instances internationales

BEYROUTH: Les dirigeants libanais ont accusé jeudi Israël d'avoir perpétré un "crime de guerre" après la mort d'une journaliste dans une frappe aérienne israélienne dans le sud du pays.

Amal Khalil, 42 ans, journaliste du quotidien Al-Akhbar, a été tuée mercredi et sa collègue indépendante Zeinab Faraj blessée dans cette frappe dans le sud, où les forces israéliennes occupent plusieurs régions.

"Israël cible délibérément les journalistes dans le but de cacher la vérité sur ses crimes contre le Liban", a affirmé le président Joseph Aoun, dénonçant "des crimes de guerre".

Le Premier ministre Nawaf Salam a estimé lui aussi que "cibler des journalistes et entraver l'accès des équipes de secours constitue un crime de guerre", assurant que son pays poursuivra l'affaire devant les instances internationales.

Les deux journalistes s'étaient réfugiées dans une maison du village d'al-Tiri, après qu'une frappe israélienne a visé une voiture qui les précédait, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

Les deux occupants du véhicule, le maire de la ville voisine de Bint Jbeil, occupée par Israël, et un homme qui l'accompagnait, ont été tués, a précisé la même source.

Une frappe israélienne a ensuite visé la maison où s'étaient réfugiées les deux journalistes. Les secours ont évacué dans un premier temps la journaliste blessée, avant que "des tirs israéliens visent l'ambulance", selon le ministère de la Santé.

Les autorités libanaises ont dû mener des contacts avec les Casques bleus déployés dans le sud du Liban et il a fallu plusieurs heures avant que les secouristes puissent à nouveau accéder au secteur pour retirer des décombres le corps de l'autre journaliste.

Le ministère de la Santé a accusé jeudi Israël d'avoir "entravé les opérations de sauvetage" et "visé une ambulance portant clairement le signe de la Croix-Rouge".

L'armée israélienne a de son côté affirmé avoir frappé dans le secteur d' al-Tiri deux véhicules à bord desquels se trouvaient des "terroristes", qui avaient "franchi la ligne de défense avancée" de ses troupes dans le sud du Liban.

Israël dit avoir tracé une "ligne jaune" ou ligne de défense avancée en profondeur dans le sud du Liban où ses troupes sont entrées, et interdit aux habitants d'y retourner.

Un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 17 avril, après une guerre entre Israël et le Hezbollah pro-iranien qui a fait plus de 2.400 morts au Liban.

L'armée israélienne a démenti avoir "empêché les équipes de secours d'accéder à la zone". Elle a indiqué que "des informations font état de deux journalistes blessés lors des frappes" et affirmé que l'incident était "en cours d'examen".

Correspondante dans le sud du Liban pour le journal al-Akhbar, proche du Hezbollah, Amal Khalil a couvert les différentes guerres dans cette région. Elle était connue pour son courage et était respectée par ses collègues.

Le 28 mars, trois journalistes avaient été tués dans une frappe israélienne dans le sud et des experts de l'ONU avaient réclamé une enquête internationale.