Le chef de l'ONU déplore une situation «fortement dégradée» au Sahara occidental

«Il subsiste un risque évident d'escalade tant que les hostilités persistent» et «j'appelle donc les parties à calmer la situation et cesser immédiatement les hostilités», a déclaré Antonio Guterres. (Photo, AFP)
«Il subsiste un risque évident d'escalade tant que les hostilités persistent» et «j'appelle donc les parties à calmer la situation et cesser immédiatement les hostilités», a déclaré Antonio Guterres. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Dimanche 03 octobre 2021

Le chef de l'ONU déplore une situation «fortement dégradée» au Sahara occidental

  • Dans son rapport, Antonio Guterres rappelle qu'à la mi-novembre 2020 le Front Polisario avait annoncé, après des incidents avec le Maroc, qu'il ne se sentait plus engagé par le cessez-le-feu qui était en vigueur depuis 1991
  • Ce conflit est sans émissaire depuis mai 2019, toutes les personnalités proposées par le chef de l'ONU ayant été rejetées par l'une ou l'autre partie

NATIONS-UNIES : La situation au Sahara occidental s'est "fortement dégradée" depuis un an, avec la reprise des hostilités entre le Maroc et le mouvement indépendantiste du Front Polisario et la pandémie de Covid-19, estime le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres dans un rapport remis au Conseil de sécurité.

Ces deux facteurs "ont considérablement modifié l'environnement opérationnel de la Minurso (opération de l'ONU formée de 235 observateurs), limitant la capacité de la mission à exécuter son mandat", ajoute-t-il dans ce document pas encore rendu public et obtenu samedi par l'AFP.

En affirmant être "profondément préoccupé" par les évènements survenus depuis un an au Sahara occidental, le chef de l'ONU estime que "la reprise des hostilités entre le Maroc et le Front Polisario est un revers majeur vers l'obtention d'une solution politique" à ce conflit ancien.

"Il subsiste un risque évident d'escalade tant que les hostilités persistent" et "j'appelle donc les parties à calmer la situation et cesser immédiatement les hostilités", indique Antonio Guterres.

"La reprise d'un processus politique n'en est que plus urgent" et les parties doivent s'accorder sur la nomination d'un émissaire onusien pour relancer le dialogue politique sur le Sahara occidental, insiste-t-il.

Ce conflit est sans émissaire depuis mai 2019, toutes les personnalités proposées par le chef de l'ONU ayant été rejetées par l'une ou l'autre partie.

Dans son rapport, Antonio Guterres rappelle qu'à la mi-novembre 2020 le Front Polisario avait annoncé, après des incidents avec le Maroc, qu'il ne se sentait plus engagé par le cessez-le-feu qui était en vigueur depuis 1991.

En décembre 2020, Donald Trump, rompant avec les positions américaines précédentes, avait reconnu la souveraineté du Maroc sur l'ensemble du Sahara occidental, une décision sur laquelle Joe Biden ne s'est toujours pas prononcé.

Fin août, l'Algérie, qui soutient le Polisario, a rompu de son côté ses relations diplomatiques avec le Maroc, notamment en raison des positions de ce pays sur le Sahara occidental.

Les indépendantistes du Polisario réclament un référendum d'autodétermination prévu par l'ONU, tandis que le Maroc, qui contrôle plus des deux tiers de l'ex-colonie espagnole, propose un plan d'autonomie sous sa souveraineté.


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Short Url
  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Short Url
  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
Short Url
  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.