Les Américains resteront en Syrie, selon une haute responsable politique kurde

Des soldats américains patrouillent sur l'autoroute M4 dans la ville de Tal Tamr, dans le nord-est de la province syrienne de Hasakah. (Photo, AFP/Archives)
Des soldats américains patrouillent sur l'autoroute M4 dans la ville de Tal Tamr, dans le nord-est de la province syrienne de Hasakah. (Photo, AFP/Archives)
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Publié le Vendredi 08 octobre 2021

Les Américains resteront en Syrie, selon une haute responsable politique kurde

  • Ahmed a déclaré à Reuters que les États-Unis s'étaient clairement engagés envers les Kurdes
  • «Ils ont promis de faire le nécessaire pour détruire l'État islamique et de veiller à la construction d'infrastructures dans le nord-est de la Syrie», a-t-elle révélé

LONDRES: Une éminente personnalité politique kurde syrienne a déclaré jeudi que les États-Unis resteront en Syrie pour détruire Daech, construire des infrastructures et rester un acteur important dans la recherche d'un règlement politique après plus de dix ans de guerre civile.

Les Kurdes, qui vivent dans la région montagneuse à cheval sur les frontières de la Syrie, de l'Arménie, de l'Irak, de l'Iran et de la Turquie, se sont imposés dans le nord-est de la Syrie pendant la guerre civile qui a commencé en 2011.

Le président Bashar Assad était soutenu par la Russie et l'Iran tandis que la milice kurde syrienne YPG était soutenue par les États-Unis. Mais en 2019, le président de l'époque, Donald Trump, a retiré la plupart des forces américaines de Syrie afin de permettre une offensive turque contre les Kurdes.

Le retrait chaotique de l'Occident d'Afghanistan a alimenté l'inquiétude dans tout le Moyen-Orient que le successeur de Trump, Joe Biden, pourrait abandonner ses alliés dans la région, alors que Washington considérait la Chine comme le principal défi stratégique.

Mais Ilham Ahmed, présidente du comité exécutif du Conseil démocratique syrien, la branche politique des YPG, a affirmé que les États-Unis s'étaient clairement engagés envers les Kurdes.

«Ils (les Américains) ont promis de faire le nécessaire pour détruire l'État islamique et de veiller à la construction d'infrastructures dans le nord-est de la Syrie», a-t-elle déclaré à Reuters après des réunions à Washington avec des représentants de la Maison Blanche, du Département d'État et du Pentagone.

«Ils ont dit qu'ils allaient rester en Syrie et ne se retireront pas, ils continueront à combattre l'État islamique», a assuré Ahmed. «Il n'étaient pas clairs sous Trump et pendant leur retrait d’Afghanistan, mais cette fois-ci, ils ont tout clarifié».

Les Kurdes minoritaires de Syrie, qui étaient discriminés par le parti panarabe au pouvoir d'Assad, le parti Baath, dirigent une administration civile qui régit les affaires de plusieurs millions de Syriens autrefois gouvernés depuis Damas.

Les Kurdes ont demandé aux Américains de les aider à rouvrir le passage frontalier d'Al-Yaarubiyah entre la Syrie et l'Irak pour permettre l’accès à l'aide internationale, et de jouer un rôle crucial dans le règlement politique du conflit, a souligné Ahmed.

Ahmed, qui a rencontré le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à Moscou le mois dernier, a indiqué que les Kurdes avaient également parlé aux Russes, «le principal acteur en Syrie», et étaient aussi prêts à mener des discussions avec l'Iran.

Les Kurdes ont de plus parlé à Damas pour tenter de trouver un règlement politique.

À quel point Ahmed est-elle optimiste?

«Nous ne voyons pas grand-chose se passer à court terme... Nous espérons que les Américains joueront un rôle plus actif pour un règlement politique syrien, ils devraient le faire.»

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Négociations avec Israël: le chef de la délégation libanaise va se rendre à Washington

Le président libanais Joseph Aoun (sur la photo) a rencontré vendredi le diplomate Simon Karam, chef de la délégation qui se rendra à Washington la semaine prochaine pour des discussions prévues avec Israël. (Photo d’archives/AFP)
Le président libanais Joseph Aoun (sur la photo) a rencontré vendredi le diplomate Simon Karam, chef de la délégation qui se rendra à Washington la semaine prochaine pour des discussions prévues avec Israël. (Photo d’archives/AFP)
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  • Le Liban prépare une nouvelle session de négociations de paix avec Israël à Washington, avec comme priorités la consolidation du cessez-le-feu, le retrait israélien et le rétablissement complet de la souveraineté libanaise
  • Malgré les efforts diplomatiques soutenus par Washington, les tensions restent fortes : Israël poursuit ses frappes et le Hezbollah rejette des discussions directes

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a donné vendredi ses directives au chef de la délégation libanaise aux négociations de paix avec Israël prévues la semaine prochaine à Washington, a annoncé la présidence.

Les deux premières sessions de ces discussions destinées à aboutir à un accord de paix s'étaient tenues aux Etats-Unis au niveau des ambassadeurs des deux pays, toujours en état de guerre.

Joseph Aoun a reçu Simon Karam, un diplomate chevronné, et "lui a donné ses directives" avant la réunion prévue le 14 mai, selon un communiqué de la présidence.

M. Karam "va se rendre bientôt à Washington", a indiqué une source officielle à l'AFP.

L'ambassadrice libanaise à Washington, le chargé d'affaires adjoint et "un militaire" feront partie de la délégation, a précisé cette source.

"Le Liban attend de ces négociations trois objectifs essentiels: consolider le cessez-le-feu, obtenir le retrait d'Israël (...) et étendre l'entière souveraineté de l'Etat sur le territoire national", a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Youssef Raggi, vendredi dans un communiqué.

La première réunion entre les deux pays, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, s'était tenue le 14 avril à Washington. Il s'agissait de la première rencontre de ce type depuis 1993.

Le président américain Donald Trump avait annoncé, à l'issue de la seconde réunion organisée à la Maison Blanche, une prolongation de trois semaines du cessez-le-feu en vigueur depuis le 17 avril entre les deux pays.

Il avait alors dit s'attendre à ce que les dirigeants israélien Benjamin Netanyahu et libanais Joseph Aoun se rencontrent "dans les semaines à venir".

Mais le président Aoun a affirmé lundi qu'un accord de sécurité et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre.

Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio avait dit mardi qu'il n'y avait "aucun problème entre les gouvernements libanais et israélien", affirmant que le Hezbollah constituait la pierre d'achoppement.

"Je pense qu'un accord de paix entre Israël et le Liban est rapidement accessible", a ajouté le secrétaire d'Etat américain.

Le mouvement Hezbollah, qui a entraîné le Liban dans la guerre le 2 mars en soutien à son allié iranien, est opposé à ces pourparlers et s'est prononcé pour des négociations indirectes.

Malgré la trêve, Israël poursuit ses frappes qui ont fait plus de 2.700 morts depuis le 2 mars, tandis que le Hezbollah revendique également des attaques contre Israël.


Liban: frappes israéliennes sur plusieurs localités du sud malgré la trêve

L'aviation israélienne vise jeudi plusieurs localités du sud du Liban, selon un média d'Etat et des correspondants de l'AFP, au lendemain d'une frappe sur la banlieue sud qui a tué un responsable militaire du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
L'aviation israélienne vise jeudi plusieurs localités du sud du Liban, selon un média d'Etat et des correspondants de l'AFP, au lendemain d'une frappe sur la banlieue sud qui a tué un responsable militaire du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
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  • La ville de Nabatiyé a été particulièrement touchée, avec des frappes sur le centre commercial et des immeubles résidentiels, selon un correspondant de l'AFP
  • Les frappes israéliennes, qui se poursuivent malgré une trêve entrée en vigueur le 17 avril, ont également visé plusieurs autres régions du sud, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle)

NABATIYE: L'aviation israélienne vise jeudi plusieurs localités du sud du Liban, selon un média d'Etat et des correspondants de l'AFP, au lendemain d'une frappe sur la banlieue sud qui a tué un responsable militaire du Hezbollah pro-iranien.

La ville de Nabatiyé a été particulièrement touchée, avec des frappes sur le centre commercial et des immeubles résidentiels, selon un correspondant de l'AFP.

Les frappes israéliennes, qui se poursuivent malgré une trêve entrée en vigueur le 17 avril, ont également visé plusieurs autres régions du sud, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).

L'armée israélienne a ordonné jeudi aux habitants de trois villages du sud, situés loin de la frontière, d'évacuer.

Sur la route menant du village de Toul à Nabatiyé, une ambulance de Comité islamique de la santé, affilié au Hezbollah, a été visée, et deux secouristes blessés, a indiqué à l'AFP le porte-parole de l'organisation, Mahmoud Karaki.

Mercredi, 11 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le sud et l'est du Liban, selon le ministère de la Santé.

D'autre part, quatre soldats israéliens ont été blessés dans le sud, dont un grièvement, mercredi, par un drone explosif, selon un communiqué militaire israélien publié jeudi.

Le Hezbollah revendique des attaques contre les forces israéliennes qui occupent des zones du sud du pays, malgré la trêve.

Mercredi soir, une frappe avait visé pour la première fois depuis près d'un mois la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah.

Le porte-parole de l'armée israélienne en arabe a affirmé jeudi que le chef de l'unité d'élite du Hezbollah, la force al-Radwan, "Ahmad Ghaleb Ballout", avait été tué dans cette frappe.

Une source proche du Hezbollah avait indiqué à l'AFP que Ballout, chef des opérations de la force al-Radwan selon elle, avait été tué. La formation pro-iranienne n'a pas confirmé.

Jeudi matin, les secouristes continuaient de rechercher des victimes dans les décombres de l'immeuble visé dans la banlieue sud, selon un photographe de l'AFP.

Les étages supérieurs de l'immeuble ont été soufflés.

Les frappes israéliennes au Liban ont fait plus de 2.700 morts, plus de 8.200 blessés et un million de déplacés depuis début mars.


Les Emirats arabes unis activent leur défense aérienne contre des missiles et drones venus d'Iran

La défense aérienne des Emirats arabes unis est en action vendredi matin face à des drones et missiles tirés depuis l'Iran, a annoncé son ministère de la Défense, alors qu'une trêve est officiellement en vigueur depuis le 8 avril entre Etats-Unis et Iran. (AP)
La défense aérienne des Emirats arabes unis est en action vendredi matin face à des drones et missiles tirés depuis l'Iran, a annoncé son ministère de la Défense, alors qu'une trêve est officiellement en vigueur depuis le 8 avril entre Etats-Unis et Iran. (AP)
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  • "Les défenses aériennes des Emirats arabes unis sont en train d'engager le combat contre des attaques de missiles et de drones en provenance d'Iran", a écrit le ministère émirati dans un communiqué sur X
  • "Le ministère de la Défense confirme que les bruits entendus dans diverses parties du pays sont dus à l'interception par les systèmes de défense aérienne des Emirats arabes unis de missiles balistiques, de missiles de croisière et de drones"

DUBAI: La défense aérienne des Emirats arabes unis est en action vendredi matin face à des drones et missiles tirés depuis l'Iran, a annoncé son ministère de la Défense, alors qu'une trêve est officiellement en vigueur depuis le 8 avril entre Etats-Unis et Iran.

"Les défenses aériennes des Emirats arabes unis sont en train d'engager le combat contre des attaques de missiles et de drones en provenance d'Iran", a écrit le ministère émirati dans un communiqué sur X.

"Le ministère de la Défense confirme que les bruits entendus dans diverses parties du pays sont dus à l'interception par les systèmes de défense aérienne des Emirats arabes unis de missiles balistiques, de missiles de croisière et de drones", a ajouté la même source.