Marathon des Sables: à l'épreuve du Sahara et de soi

Les concurrents du 35e Marathon des Sables souffrent, parfois jusqu'à l'abandon, mais ceux qui vont au bout de chaque étape de cette longue aventure dans le Sahara, exultent. (Photo, AFP)
Les concurrents du 35e Marathon des Sables souffrent, parfois jusqu'à l'abandon, mais ceux qui vont au bout de chaque étape de cette longue aventure dans le Sahara, exultent. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 09 octobre 2021

Marathon des Sables: à l'épreuve du Sahara et de soi

  • Cette année, les températures sont particulièrement élevées. Lors de la deuxième étape, il a fait 52 degrés
  • Alix Noblat, candidate du jeu télévisé Koh-Lanta, a perdu connaissance lors de la troisième étape

ERRACHIDIA : La chair à vif, les entrailles qui se vident, une chaleur éprouvante, et pourtant. Les concurrents du 35e Marathon des Sables souffrent, parfois jusqu'à l'abandon, mais ceux qui vont au bout de chaque étape de cette longue aventure dans le Sahara, exultent.


"Mais p... qu'est-ce qu'il fait chaud ! C'est intenable. J'en pleure en marchant. Je suis épuisée, j'ai la tête qui tourne". Sixtine Morizot, une trentenaire parisienne, enfonce ses pieds dans le sable tant bien que mal. Il n'y a pas un souffle de vent. 


Le soleil est accablant, elle vient de franchir le fameux Djebel El Otfal, point fort de la longue étape (92,5 km) du Marathon des Sables, une course d'endurance extrême de 250 km sur 6 jours en totale autonomie. 

(Photo, AFP)


Et cette année, les températures sont particulièrement élevées. Lors de la deuxième étape, il a fait 52 degrés. Un concurrent est décédé d'une crise cardiaque due à l'hyperthermie.


Au lendemain de ce drame, beaucoup ont lâché prise: 35 concurrents ont renoncé après 10 km. Sixtine Morizot, elle, s'accroche. D'autant qu'elle ne souffre pas des pieds. Une aubaine.


Au bivouac de la course, les podologues ne chôment pas. Petite musique d'ambiance histoire de rendre un tantinet supportable les injections d'éosine et la pose de pansements, et les coureurs allongés sur le dos tendent leur jambes vers leurs bienfaiteurs de la soirée pour leur présenter leurs pieds traumatisés.

(Photo, AFP)


Leurs visages se crispent, ils serrent les dents, parfois crient leur douleur et repartent en marchant, en refusant presque de poser leurs pieds sur le sol. Les ampoules peuvent tourner au cauchemar.


Frédéric Compagnon, médecin-chef à la tête d'une équipe de 45 personnes, vient juste de voir débarquer un homme dont la peau de la plante des pieds avait totalement disparue, laissant la chair à vif.

Jurassic Park

Le plus compliqué à gérer pour le médecin, ce sont les abandons massifs. 


"C'est particulier cette année, parce qu'il y a énormément d'abandons dont la cause principale était la déshydratation. Les températures sont élevées mais pas extrêmes. Il fait chaud et les gens n'étaient pas assez bien préparés. Il y a des +coups de chaleur d'exercice+, qui, associés aux températures élevées, provoquent aussi des hallucinations, voire des comas", souligne le médecin, qui recense neuf comas.

(Photo, AFP)


Alix Noblat, candidate du jeu télévisé Koh-Lanta, a perdu connaissance lors de la 3e étape. La jeune femme s'était littéralement vidée, comme presque la moitié du camp, en raison d'une épidémie de gastro qui s'est répandue comme une trainée de poudre. 


Vomissements et diarrhées animent les nuits. "C'est Jurassic Park tellement on entend vomir !".


La nuit n'est pas encore tombée et il reste encore des concurrents attendus sur la ligne d'arrivée. Alors que l'élite - emmenée par les frères marocains El Morabity - boucle l'étape longue en quelque dix heures, il faut trois fois plus de temps pour les derniers, des amateurs accueillis comme des champions.


Christine Taieb et Valérie Angot franchissent en courant, main dans la main, la ligne de cette longue étape après plus de 31 heures passées dans le Sahara brûlant, ses paysages à perte de vue, entre sable et rocailles, avec de l'herbe à chameaux comme seul agrément. 

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(Photo, AFP)


Les deux femmes sont acclamées par une grande majorité des concurrents.

«Je ne le referai pas»

"Je ne m'attendais pas à cet accueil!", dit tout sourire Christine Taieb, qui participe pour la première fois au Marathon des Sables... à 70 ans.


"Je suis une femme lambda, j'ai des kilos en trop, j'ai 70 balais, j'ai beaucoup bossé et même à 70 ans, on peut se faire plaisir. J'en ai bavé, mais je me sens très bien, j'ai envie d'aller danser ! Mais bon, je sais que je vais avoir un coup de mou quand je ferai ma petite lessive ce soir", confie Christine Taieb, suivie de Nadjib et de ses deux dromadaires, qui ont pour mission de fermer la course.


L'étape longue a laissé des traces dans les organismes. Sur les 672 coureurs de cette édition, 351 sont présents au départ de l'étape marathon. Sixtine Morizot, la Parisienne trentenaire, est pétillante.

(Photo, AFP)


"Au final, ce matin je suis en forme. C'est que le mental", dit cette chargée de clientèle dont c'est la première participation". "Et c'est ma dernière. C'est la course la plus dure de toute ma vie. Vraiment. J'ai accompli un truc, je suis venue pour me dépasser, repousser mes limites, le contrat est rempli, je ne le referai pas". 


Le programme Art Bridges d’Arabie saoudite touche à sa fin

Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
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  • L’initiative a réuni des artistes visuels, des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels

DUBAÏ : La Commission des arts visuels d’Arabie saoudite a conclu l’édition 2025-2026 de son initiative Art Bridges, mettant fin à un programme d’échanges internationaux d’une durée d’un an destiné à renforcer les liens entre le secteur des arts visuels du Royaume et les communautés créatives à travers le monde.

L’initiative a réuni 40 artistes visuels saoudiens et basés en Arabie saoudite, ainsi que des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels, qui ont participé à une série d’échanges internationaux visant à encourager la collaboration, le développement professionnel et le dialogue interculturel.

Les programmes ont été organisés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud et en Espagne.

À l’occasion de la clôture du programme, Dina Amin, directrice générale de la Commission des arts visuels, a déclaré : « En lançant Art Bridges, notre objectif était de créer des opportunités dont l’impact se poursuivrait bien après le retour des participants chez eux.

Tout au long de cette édition, nous avons vu des artistes et des acteurs culturels établir des relations avec leurs homologues à travers le monde, tout en partageant leur propre expérience de l’évolution du secteur des arts visuels en Arabie saoudite. Nous espérons que les échanges et les liens créés grâce à ces programmes continueront d’influencer leur travail dans les années à venir. »

Au cours des quatre programmes d’échanges, les participants ont exploré la manière dont les artistes, les institutions culturelles et les organisations créatives de différents pays répondent à des défis communs, notamment l’accompagnement des talents émergents, le développement des publics, la préservation du patrimoine culturel et la création de parcours professionnels durables dans le domaine des arts.

Le programme s’est conclu par une rencontre organisée ce mois-ci à Riyad, réunissant les participants des quatre groupes afin de revenir sur leurs expériences. L’événement a également proposé la projection d’un court documentaire retraçant l’initiative et son impact au cours de l’année écoulée.

Art Bridges s’inscrit dans la stratégie plus large de la Commission des arts visuels visant à soutenir le développement professionnel des artistes et des acteurs culturels, tout en renforçant l’engagement culturel international du Royaume. L’initiative s’aligne également sur les ambitions de la Vision 2030 de l’Arabie saoudite, qui vise à développer les industries créatives du pays et à approfondir les échanges culturels à l’échelle mondiale.

Créée en 2020 sous l’égide du ministère de la Culture, la Commission des arts visuels est l’une des 11 commissions sectorielles chargées de contribuer au développement du paysage culturel de l’Arabie saoudite. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une coproduction franco-égyptienne rend hommage à l’héritage de Dalida

Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
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  • Une comédie musicale consacrée à Dalida sera présentée en Égypte à partir du 31 octobre, pour les 40 ans de sa disparition
  • Cette coproduction franco-égyptienne célèbre les racines égyptiennes de la chanteuse et la coopération culturelle entre les deux pays

DUBAÏ : Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne, à l’occasion des 40 ans de la disparition de la chanteuse.

« Dalida: The Song That Never Ends » (« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais ») a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire, en présence de l’ambassadeur de France Éric Chevalier, de la soprano de renommée internationale Farrah El-Dibany, du réalisateur Khairy Beshara et du scénariste Walid Khairy.

Cette coproduction entre l’Égypte et la France a été développée dans le cadre de la Saison de la Méditerranée 2026 (« 2026 Mediterranean Season »), une initiative culturelle portée par la France visant à célébrer la coopération artistique et le patrimoine commun des pays méditerranéens.

La production sera présentée en première à la Bibliotheca Alexandrina le 31 octobre, avant d’être jouée au Caire en novembre. La première à Alexandrie marquera également la clôture de l’édition de cette année de la Saison de la Méditerranée

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« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais » a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire. (Photo fournie)

Selon un communiqué, l’ambassadeur Éric Chevalier a souligné que ce projet illustre la solidité des liens culturels entre la France et l’Égypte et reflète leur engagement commun à préserver l’héritage artistique de Dalida.

Farrah El-Dibany a confié qu’incarner la légendaire chanteuse était un rêve d’enfance. Elle a expliqué avoir proposé le projet à Khairy Beshara avant que tous deux ne le développent avec le scénariste Walid Khairy.

Khairy Beshara a décrit Dalida comme une femme faite de contrastes, alliant fragilité et force tout au long de sa vie et de sa carrière. Il a salué le travail de Walid Khairy, dont le scénario restitue avec justesse la complexité de sa personnalité et donne toute sa dimension au spectacle.

De son côté, Walid Khairy a indiqué que la comédie musicale met en lumière des chapitres méconnus de la vie de Dalida tout en célébrant ses racines égyptiennes, restées au cœur de son identité malgré son succès international. Produite par la société 26One1 Company, l’œuvre retrace son parcours, de l’Égypte jusqu’à la célébrité mondiale.

La production proposera également de nouveaux arrangements musicaux signés par le pianiste et compositeur franco-arménien André Manoukian.

Annoncée en 2023 par le président français Emmanuel Macron, la Saison de la Méditerranée favorise les échanges culturels à travers des expositions, des spectacles et des collaborations artistiques. L’édition 2026 met particulièrement l’accent sur la créativité, la jeunesse et les partenariats interculturels. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
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  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.