Riyad appelle l'ONU à imposer des mesures de dissuasion aux Houthis

Le représentant de l’Arabie saoudite aux Nations Unies, Abdullah Al-Mouallimi, a envoyé deux lettres en une semaine au Conseil de sécurité de l’ONU concernant l’attaque des Houthis sur le Royaume. (File/SPA)
Le représentant de l’Arabie saoudite aux Nations Unies, Abdullah Al-Mouallimi, a envoyé deux lettres en une semaine au Conseil de sécurité de l’ONU concernant l’attaque des Houthis sur le Royaume. (File/SPA)
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Publié le Lundi 11 octobre 2021

Riyad appelle l'ONU à imposer des mesures de dissuasion aux Houthis

  • L'envoyé déclare que le Royaume prendra toutes les mesures nécessaires pour protéger ses territoires
  • C'est la deuxième lettre qu'il envoie au conseil en deux jours au sujet des attaques des Houthis contre des cibles civiles de l'autre côté de la frontière.

LONDRES : L'Arabie saoudite a appelé les Nations Unies à demander des comptes à la milice houthie du Yémen après que 10 personnes ont été blessées lors d'une attaque de drone contre un aéroport. 

Les passagers et le personnel de l'aéroport comptent parmi les blessés par le drone chargé d'explosifs qui a frappé l'aéroport du roi Abdallah à Jazan vendredi. 

Six Saoudiens, trois Bangladais et un Soudanais figurent parmi les blessés. 

Le représentant permanent du Royaume auprès de l'ONU, Abdullah Al-Mouallimi, a écrit samedi soir au Conseil de sécurité, déclarant que son pays ne ménagera aucun effort pour préserver ses territoires et la sécurité de ses citoyens et résidents, conformément aux lois internationales. 

C'est la deuxième lettre qu'il envoie au conseil en deux jours au sujet des attaques des Houthis contre des cibles civiles dans le royaume. 

« Dans le cadre de ma lettre datée du 8 octobre 2021, j'écris au sujet des attaques terroristes continues commises par la milice houthie soutenue par l'Iran contre des civils et leurs biens dans le Royaume », dit-il. 

L'attaque de drones, la dernière tentative des Houthis de traverser la frontière du Royaume, a également endommagé l'aéroport de Jazan. 

« Cibler délibérément des infrastructures civiles et menacer des civils innocents pourraient constituer un crime de guerre. Par conséquent, la milice houthie doit être tenue pour responsable conformément au droit international », précise Al-Mouallimi. 

Il déclare que l'absence de mesures adéquates et strictes de la part de la communauté internationale, en particulier du Conseil de sécurité, « envoie un mauvais message aux Houthis qui poursuivent leurs actes terroristes dans la région ». 

Il appelle le Conseil de sécurité à assumer sa responsabilité envers la milice houthie, ses fournisseurs d'armes et ses financiers afin de mettre fin à leurs menaces à la paix et à la sécurité internationales avant qu'il ne soit trop tard, et à ce que la lettre soit diffusée comme document officiel du Conseil de sécurité. 

Dans une lettre envoyée au conseil vendredi, Al-Mouallimi a mis en lumière les dernières attaques terroristes contre l'Arabie saoudite par les Houthis soutenus par l'Iran, y compris celle contre l'aéroport d'Abha qui a fait 4 blessés parmi les employés de l'aéroport. 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com 


La guerre au Moyen-Orient déclarée «crise humanitaire majeure» par l'agence de l'ONU pour les réfugiés

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  • "Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito
  • Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité"

GENEVE: L'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a annoncé vendredi que la guerre au Moyen-Orient constituait une "crise humanitaire majeure" nécessitant une réponse immédiate de tous les acteurs "dans toute la région".

"La crise croissante au Moyen-Orient constitue une urgence humanitaire majeure nécessitant une réponse immédiate dans toute la région et en Asie du Sud-Est", a annoncé devant la presse à Genève Ayaki Ito, directeur de la division des urgences et du soutien aux programmes du HCR.

"La récente escalade des hostilités et des attaques au Moyen-Orient a provoqué d'importants mouvements de population, tandis que les affrontements le long de la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan ont également contraint plusieurs milliers de familles à fuir", a-t-il ajouté.

L'ensemble des régions touchées accueillent déjà près de 25 millions de personnes, qu'il s'agisse de réfugiés, de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays ou de réfugiés récemment rentrés chez eux, selon le HCR.

"Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito.

Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité".

Le HCR suit de près l'évolution de la situation en Iran, pays où il est présent depuis 1984 et où il affirme être la plus grande agence des Nations unies, avec des bureaux à Téhéran et cinq antennes régionales.

Le HCR dispose en Iran d'environ 110 employés et "nous continuer à fonctionner avec des capacités réduites", a indiqué Ayaki Ito.

"Notre personnel est en danger" et "les réfugiés continuent à se rendre dans nos centres d'accueil", a-t-il affirmé.

L'Iran accueillait avant la guerre au Moyen-Orient 1,65 million de réfugiés et d'autres personnes ayant besoin d'une protection internationale, selon le HCR, qui continue de leur venir en aide et de les soutenir, malgré les défis logistiques.

Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations unies, quelque 50.000 Syriens ont notamment fui du Liban vers leurs pays au cours de la semaine dernière.


Israël affirme avoir frappé le «bunker» du guide suprême

L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
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  • Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée
  • L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran"

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran.

"Le bunker militaire souterrain, situé sous le complexe abritant la direction du régime au centre de Téhéran, était destiné à être utilisé par le guide suprême comme centre de commandement d'urgence sécurisé", a déclaré l'armée dans un communiqué.

Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée.

L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran, comprenait de nombreuses entrées et salles de réunion pour de hauts responsables du régime terroriste iranien".

Le guide suprême a été tué dans son complexe par une frappe attribuée par le Pentagone à l'aviation israélienne. Le président américain Donald Trump a souligné que l'opération avait été menée en partie sur la base d'informations fournies par les services de renseignement américains.

Jeudi, le chef d'état-major de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a déclaré qu'en "40 secondes, environ 40 hauts responsables du régime de terreur iranien ont été éliminés" y compris le guide suprême, lors de cette frappe.


Violentes frappes israéliennes sur le sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah

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  • D'après l'Agence nationale d'information, ces frappes, conduites par des avions de guerre israéliens, ont visé les localités de Srifa, Aita Alshaab, Touline, Alsawana, et Majdal Selm
  • Une autre frappe a ciblé tôt vendredi le village de Dours, en périphérie de Baalbek (est), selon la même source

BEYROUTH: De violentes frappes ont visé jeudi soir la banlieue sud de Beyrouth, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), plusieurs heures après un appel inédit d'Israël à évacuer ce bastion du Hezbollah pro-iranien.

Presque simultanément, l'armée israélienne a annoncé vers 20h55 GMT avoir commencé à frapper "des infrastructures du Hezbollah dans le secteur de la banlieue [sud] de Beyrouth".

Des images de l'AFPTV ont montré plusieurs panaches de fumée se dégager de ce secteur et former un brouillard au-dessus de la banlieue.