Al-Sissi réaffirme la nécessité de conclure un accord sur le barrage éthiopien

Lors d’une réunion à Budapest avec son homologue hongrois Janos Ader, Al-Sissi a souligné que l’Égypte souhaitait uniquement préserver sa part des eaux du Nil. (Reuters/Photo)
Lors d’une réunion à Budapest avec son homologue hongrois Janos Ader, Al-Sissi a souligné que l’Égypte souhaitait uniquement préserver sa part des eaux du Nil. (Reuters/Photo)
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Publié le Mercredi 13 octobre 2021

Al-Sissi réaffirme la nécessité de conclure un accord sur le barrage éthiopien

Lors d’une réunion à Budapest avec son homologue hongrois Janos Ader, Al-Sissi a souligné que l’Égypte souhaitait uniquement préserver sa part des eaux du Nil. (Reuters/Photo)
  • «Nous ne voulons pas que l’eau provoque des conflits», déclare le président égyptien, en visite officielle en Hongrie
  • «Le fleuve du Nil est la principale source d’eau en Égypte, un pays qui souffre d’une grave pénurie d’eau», a-t-il rappelé

LE CAIRE: Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, a réaffirmé la nécessité de conclure un accord juridique ayant force exécutoire sur le remplissage et l’exploitation grand barrage de la Renaissance éthiopienne (Gerd). 

Lors d’une réunion à Budapest avec son homologue hongrois, Janos Ader, Al-Sissi a souligné que l’Égypte souhaitait uniquement préserver sa part des eaux du Nil. «Nous ne voulons pas que l’eau provoque des conflits, mais plutôt qu’elle stimule les bénéfices, la coopération, le développement et la construction. Le fleuve du Nil est la principale source d’eau en Égypte, un pays qui souffre d’une grave pénurie d’eau», a-t-il déclaré. 

L’Égypte met en œuvre des programmes de traitement et de dessalement de l’eau de mer pour un coût d’environ 80 milliards de dollars (environ 69 millions d’euros), a précisé Al-Sissi. «Nos frères éthiopiens assurent qu’ils n’essaieront pas d’influencer l’arrivée de l’eau en Égypte, et ce sont de belles paroles, mais il est nécessaire de parvenir à un accord juridique ayant force exécutoire sur le remplissage et l’exploitation du barrage de la Renaissance», a-t-il ajouté. 

Le président égyptien, en visite officielle en Hongrie depuis lundi, s’est dit admiratif des progrès technologiques et scientifiques du pays réalisés dans le domaine de l’utilisation de l’eau, ainsi que du développement de souches agricoles tolérantes à la sécheresse.  

Il a par ailleurs affirmé que l’Égypte a largement réussi à lutter contre le terrorisme en adoptant une voie globale et intégrée incluant des dimensions sécuritaires, sociales, culturelles et de développement. Il a précisé que l’extrémisme islamiste résultait d’une mauvaise compréhension de la religion et de ses valeurs de tolérances basées sur la diversité, l’acceptation des autres et la recherche du bien de tous. 

En outre, Al-Sissi a expliqué que pour lutter efficacement contre l’immigration clandestine, il fallait s’attaquer à ses causes profondes, principalement les conflits régionaux, et qu’il était nécessaire d’adopter une «position ferme et claire» contre les tentatives de certains États d’exploiter ces conflits et de s’ingérer dans les affaires d’autres pays. Il a enfin considéré que l’Égypte souhaitait renforcer sa coopération avec le groupe de Visegrad, une alliance politique et culturelle entre la République tchèque, la Hongrie, la Pologne et la Slovaquie. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Un navire touché par trois «projectiles» dans le détroit d'Ormuz

 Un tanker a été touché par trois "projectiles inconnus" alors qu'il quittait le détroit d'Ormuz, a annoncé mardi l'agence maritime britannique, UKMTO. (Reuters)
Un tanker a été touché par trois "projectiles inconnus" alors qu'il quittait le détroit d'Ormuz, a annoncé mardi l'agence maritime britannique, UKMTO. (Reuters)
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  • "Un tanker a signalé avoir été frappé par trois projectiles inconnus alors qu'il achevait un transit sortant du détroit d'Ormuz. Aucune victime ni impact environnemental n'ont été signalés", a écrit l'UKMTO sur X
  • La société de sécurité maritime Vanguard Tech a ensuite identifié le navire comme le Senegal Prosperity, battant pavillon libérien.

DUBAI: Un tanker a été touché par trois "projectiles inconnus" alors qu'il quittait le détroit d'Ormuz, a annoncé mardi l'agence maritime britannique, UKMTO.

"Un tanker a signalé avoir été frappé par trois projectiles inconnus alors qu'il achevait un transit sortant du détroit d'Ormuz. Aucune victime ni impact environnemental n'ont été signalés", a écrit l'UKMTO sur X, précisant que l'incident s'était produit à 17 milles nautiques (31 km) à l'est de Khasab (Oman).

La société de sécurité maritime Vanguard Tech a ensuite identifié le navire comme le Senegal Prosperity, battant pavillon libérien.

Elle a précisé que des "roquettes ont touché le navire sur son flanc bâbord, la salle des machines et un ballast, provoquant une perte des communications". L'équipage est sain et sauf, a-t-elle indiqué.

Téhéran verrouille le stratégique détroit d'Ormuz depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée fin février par des frappes israélo-américaines contre l'Iran. En réaction, les Etats-Unis ont imposé un blocus aux ports iraniens.

L'Iran, qui a dit vouloir imposer des droits passage, a pris pour cible de nombreux navires qu'il accuse de chercher à contourner l'itinéraire qu'il privilégie.

Les attaques à répétition dans le détroit, dont la navigation était libre avant le début du conflit, ont contribué à faire voler en éclats le cessez-le-feu conclu en avril entre Washington et Téhéran.


Guerre au Moyen-Orient: l'Iran accuse Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran. (AFP)
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  • "Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X
  • "Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'avoir manipulé l'administration américaine pour l'entraîner à faire la guerre à l'Iran.

Israël et les Etats-Unis ont mené une attaque conjointe le 28 février contre Téhéran, déclenchant la guerre au Moyen-Orient qui a fait des milliers de morts et ébranlé l'économie mondiale.

"Quand il parle en hébreu, Netanyahu se vante ouvertement d'avoir manipulé l'administration américaine pour la pousser à entrer en guerre contre l'Iran au nom d'Israël", a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X.

"Netanyahu rit explicitement de la manière dont il a influencé l'Amérique grâce à 1.000 heures d'antenne sur les chaînes américaines", a-t-il ajouté.

Et "quand il parle en anglais, il fait l'éloge du leadership du président américain", a-t-il indiqué, qualifiant M. Netanyahu de "serpent".

Au premier jour de la guerre, les frappes israélo-américaines ont tué le guide suprême iranien et de hauts responsables militaires. L'Iran a riposté par des attaques contre Israël et dans les pays du Golfe, alliés de Washington.

Un cessez-le-feu en avril a mis fin à près de 40 jours de bombardements intenses et un protocole d'accord visant à mettre définitivement fin au conflit a été conclu en juin.

Mais celui-ci a volé en éclats en juillet après une reprise des hostilités, et les négociations sont depuis dans l'impasse.

Délaissant le volet militaire, les Etats-Unis disent vouloir accentuer la pression économique sur Téhéran.

L'Iran et les Etats-Unis ont cependant échangé des frappes dans la nuit de dimanche à lundi, après un mois d'accalmie.


L'Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie tiennent leur première réunion dans le cadre de l'Accord de La Mecque

De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
De hauts responsables de l'Arabie saoudite, de la Turquie et du Pakistan posent avant la première réunion du comité prévue dans le cadre de l'Accord de défense conjoint de La Mecque, à Istanbul, le 31 août 2026. (Reuters)
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  • Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque
  • M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions.=

DUBAÏ : Des hauts responsables d’Arabie saoudite, de Turquie et du Pakistan sont arrivés à Istanbul pour participer à leur première réunion dans le cadre de l’Accord de défense conjoint de La Mecque.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré que les responsables réunis à Istanbul avaient commencé à mettre en place la structure fondamentale de l’alliance de défense de La Mecque, ajoutant que la création de ce bloc n’était dirigée contre aucun pays en particulier.

M. Fidan a également précisé que cette alliance, inspirée de l’OTAN, reposait sur le principe selon lequel d’autres pays pourraient y adhérer sous certaines conditions. 

Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid bin Salman, dirigeait la délégation saoudienne, accompagnée du ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan, et d’autres hauts responsables, selon l’Agence de presse saoudienne.

Le prince Faisal a ensuite rencontré son homologue turc, Hakan Fidan, en marge de la réunion. 

Les deux responsables ont fait le point sur les relations saoudo-turques et sur les moyens de les renforcer et de les développer au service de leurs intérêts mutuels. 

Ils ont également discuté des derniers développements régionaux et de la nécessité de déployer des efforts pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales.