Pointé par le Hezbollah, un parti chrétien libanais réfute son implication dans les affrontements à Beyrouth

Samir Geagea, chef des Forces libanaises, parti chrétien, lors d'une interview avec Reuters, le 31 octobre 2014. (Reuters)
Samir Geagea, chef des Forces libanaises, parti chrétien, lors d'une interview avec Reuters, le 31 octobre 2014. (Reuters)
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Publié le Samedi 16 octobre 2021

Pointé par le Hezbollah, un parti chrétien libanais réfute son implication dans les affrontements à Beyrouth

  • Les violences survenues jeudi dernier ont éclaté lors d'une manifestation convoquée par le Hezbollah, un groupe musulman chiite, pour protester contre le juge chargé de l'enquête sur les explosions du port
  • Samir Geagea a déclaré que la réunion du groupe politique auquel appartiennent les Forces Libanaises s'est penchée sur les mesures à prendre si le Hezbollah, parvenait à évincer le juge Bitar

BEYROUTH : En fin de journée vendredi, le chef des Forces libanaises (FL), parti chrétien, a démenti l'implication de son parti dans les violences qui ont fait 7 morts à Beyrouth. Il a par ailleurs affirmé que la réunion qui s'est tenue la veille portait sur des questions purement politiques.

Les violences survenues jeudi dernier ont éclaté lors d'une manifestation convoquée par le Hezbollah, un groupe musulman chiite, pour protester contre le juge chargé de l'enquête sur les explosions du port de Beyrouth l'année dernière. En effet, ces actes de violence, les pires depuis plus de 10 ans, ont fait resurgir les images de la guerre civile sectaire qui a ravagé le Liban de 1975 à 1990.

Interrogé par la chaîne de télévision Voice of Beirut International (SBI), Samir Geagea a déclaré que la réunion du groupe politique auquel appartiennent les Forces Libanaises (FL) libanaises, mercredi dernier, s'est penchée sur les mesures à prendre si le parti soutenu par l'Iran, à savoir le Hezbollah, parvenait à évincer le juge (Bitar).

Selon Geagea, la décision prise lors de cette réunion consistait à organiser une grève publique, sans plus.

Vendredi, le Hezbollah a durci le ton contre les FL qu’il accuse d’avoir tué 7 citoyens chiites dans le but de plonger le pays dans une guerre civile.

Ces actes de violence survenus dans un quartier séparant la zone chrétienne de la zone chiite ne font qu'accroître les inquiétudes quant à la stabilité d'un pays inondé d'armes et frappé par l'un des plus violents effondrements économiques de l'Histoire.

Interrogé pour savoir si la présence de membres des FL dans les quartiers de Aïn el-Remmané et de Tayyouné, où a éclaté la fusillade, signifiait que cet incident était organisé, M. Geagea a répondu que ceux-ci ont toujours été présents dans ces quartiers.

En effet, le responsable de la sécurité au sein du parti est entré en contact avec les autorités lorsqu'il a pris connaissance de la manifestation ; il les a appelées à déployer des forces militaires en grand nombre dans la région, « car nous voulions avant tout que cette manifestation ne dégénère pas et qu'elle ne compromette pas la paix civile », explique M. Geagea.

Il a par ailleurs affirmé que son parti avait reçu des garanties à ce sujet. « L'armée a appréhendé les francs-tireurs. Ces derniers n’ont qu’à nous révéler leur identité et leur provenance ».

À ce jour, 19 personnes ont été arrêtées à la suite dans le sillage de cet incident.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.


Deux militaires des Émirats arabes unis tués, l'Iran poursuit ses frappes dans le Golfe

Le 8 mars 2026, des immeubles de grande hauteur se dressent sous un ciel couvert le long de la corniche de Doha. (File/AFP)
Le 8 mars 2026, des immeubles de grande hauteur se dressent sous un ciel couvert le long de la corniche de Doha. (File/AFP)
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  • De fortes explosions ont été entendues à Doha
  • Les défenses aériennes des Émirats arabes unis ont déclaré avoir détecté 15 missiles balistiques.

DUBAI : Les défenses aériennes du Qatar et des Émirats arabes unis ont intercepté des missiles et des drones lundi, alors que le conflit avec l'Iran continue de se propager dans le Golfe, les autorités des deux pays faisant état d'explosions et d'interceptions aériennes.

Les Émirats arabes unis ont déclaré que deux membres des forces armées ont été tués à la suite du crash d'un hélicoptère dû à une défaillance technique alors qu'ils exerçaient leurs fonctions dans le pays lundi.

Le ministère de la défense a présenté "ses plus sincères condoléances et sa sympathie aux familles".

Le ministère de la défense du Qatar a indiqué que les forces armées avaient intercepté une attaque au missile.

Des témoins de l'agence Reuters et des journalistes de l'AFP ont également rapporté avoir entendu de fortes explosions à Doha.

Les défenses aériennes des Émirats arabes unis ont déclaré avoir détecté 15 missiles balistiques, dont 12 ont été détruits, tandis que 3 missiles sont tombés en mer.

Au total, 18 drones ont également été détectés, dont 17 ont été interceptés, tandis qu'un autre est tombé à l'intérieur du territoire national.

Depuis le début de la guerre, les Émirats arabes unis ont déclaré avoir intercepté 233 des 253 missiles balistiques, 1 359 des 1 440 drones et détruit 8 missiles de croisière.

Ces attaques ont fait 4 morts parmi les ressortissants pakistanais, népalais et bangladais, et 117 personnes ont été légèrement blessées.


Un mort après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël

 Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave. (AFP)
Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave. (AFP)
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  • Des images tournées par l'AFP ont montré des équipes de secouristes et forces de sécurité déployées dans une rue de la localité de Yehud, dans le centre d'Israël, allant ensuite inspecter un bâtiment voisin
  • Sur place, un journaliste de l'AFP a vu un monte-charge explosé sous l'effet d'un impact, qui a touché selon les secouristes une structure bétonnée encore en construction

YEHUD: Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave.

Des images tournées par l'AFP ont montré des équipes de secouristes et forces de sécurité déployées dans une rue de la localité de Yehud, dans le centre d'Israël, allant ensuite inspecter un bâtiment voisin.

Sur place, un journaliste de l'AFP a vu un monte-charge explosé sous l'effet d'un impact, qui a touché selon les secouristes une structure bétonnée encore en construction.

"Immédiatement après l'activation des sirènes", des équipes de secours ont été dépêchées "sur plusieurs sites du centre d'Israël", parmi lesquels le chantier de Yehud, a déclaré le Magen David Adom (MDA), l'équivalent israélien de la Croix-Rouge.

Deux hommes "souffrant de blessures graves provoquées par des débris" ont été dégagés des décombres, et l'un est décédé peu après, a ajouté le MDA.

"La situation était difficile. Les deux victimes gisaient inconscientes et souffraient de graves blessures dues à des débris", a témoigné Liz Goral, une ambulancière paramédicale du MDA, citée dans un communiqué.

Le chef de l'opposition israélienne, Yaïr Lapid, qui s'est rendu sur les lieux, a affirmé aux journalistes que "l'Iran visait des civils de manière délibérée".

"Voyez-vous des installations militaires autour de vous?", a-t-il dit, "ce qu'ils essaient de faire, c'est de transformer cette guerre, d'une guerre entre armées en une guerre contre les civils".

Dans une rue de Bat Yam, une autre localité frappée au sud de Tel-Aviv, un photographe de l'AFP a vu une voiture écrasée alors que les forces de sécurité inspectaient les lieux.

L'armée a indiqué que des soldats menaient des recherches sur plusieurs sites touchés dans le centre d'Israël.

Selon les services de secours, 11 personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées, dont trois grièvement, après des tirs de missiles en Israël depuis le début de la guerre avec l'Iran, le 28 février, déclenchée par une offensive israélo-américaine massive contre la République islamique.

 

 


L'émir du Koweït condamne l'attaque «brutale» de l'Iran contre son pays

L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes. (AFP)
L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes. (AFP)
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  • "Notre pays a été la cible d'une attaque brutale de la part d'un pays musulman voisin, que nous considérons comme ami, alors même que nous n'avons autorisé l'utilisation ni de notre territoire, ni de notre espace aérien"
  • Il a également réaffirmé le "droit plein et inhérent du Koweït à la légitime défense", s'exprimant pour la première fois depuis le début des attaques iraniennes le 28 février

KOWEIT: L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes.

"Notre pays a été la cible d'une attaque brutale de la part d'un pays musulman voisin, que nous considérons comme ami, alors même que nous n'avons autorisé l'utilisation ni de notre territoire, ni de notre espace aérien, ni de nos côtes pour aucune action militaire contre lui, et que nous le leur avons répété à maintes reprises par nos canaux diplomatiques", a déclaré l'émir, Mechaal al-Ahmad Al-Sabah, dans un discours télévisé.

Il a également réaffirmé le "droit plein et inhérent du Koweït à la légitime défense", s'exprimant pour la première fois depuis le début des attaques iraniennes le 28 février.