L’Arabie saoudite à l’ONU : La lutte contre l’impunité pour rétablir l’État de droit

Nidaa Abou Ali, présidente du comité juridique au sein de la délégation permanente de l'Arabie saoudite auprès des Nations unies, lors de la 76e  session de l'Assemblée générale des Nations unies. (SPA)
Nidaa Abou Ali, présidente du comité juridique au sein de la délégation permanente de l'Arabie saoudite auprès des Nations unies, lors de la 76e session de l'Assemblée générale des Nations unies. (SPA)
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Publié le Dimanche 17 octobre 2021

L’Arabie saoudite à l’ONU : La lutte contre l’impunité pour rétablir l’État de droit

  • Nidaa Abou Ali, présidente du comité juridique au sein de la délégation permanente de l'Arabie saoudite auprès des Nations unies, a rappelé que la confrontation des crimes contre l'humanité permettait de rétablir la justice et l’État de droit
  • La mission a également réitéré la volonté du Royaume de contribuer à la lutte contre les flux de fonds illicites

NEW YORK : L'Arabie Saoudite a rappelé que la lutte contre l'impunité  et les crimes contre l'humanité constituait un objectif noble permettant de rétablir la justice et l'état de droit. Le Royaume estime que ces délits sont les plus menaçants pour la communauté internationale.

Cette déclaration émane du discours livré par Nidaa Abou Ali, présidente du comité juridique au sein de la délégation permanente de l'Arabie saoudite auprès des Nations unies, lors de la 76e session de l'Assemblée générale des Nations unies.

Mme Abou Ali a mis l’accent sur la nécessite de renforcer la redevabilité et d'enrayer l'impunité dont bénéficient les auteurs de ces crimes. Elle a mis l'accent sur le soutien apporté par le Royaume en faveur de la justice et ce, en vertu des accords internationaux qu'il a signés et qui s'inscrivent dans la lignée de la Charte des Nations Unies et du droit international.

Au sujet des projets de loi relatifs aux crimes contre l'humanité, elle a affirmé que le Royaume appelle à ne pas établir de nouvelles notions susceptibles d'être mal interprétées.

En outre, Mme Abou Ali a appelé à unifier les définitions énoncées dans le texte de la convention, notamment celles relatives à l'esclavage, à la torture et à l'enlèvement et ce, en conformité avec les conventions internationales pertinentes.

Reem Al-Omair occupe le poste de présidente du Comité économique et financier de la délégation permanente du Royaume auprès des Nations unies. Elle a réitéré la volonté du Royaume de contribuer à la lutte contre les flux de fonds illicites et de promouvoir les bonnes pratiques en matière de restitution des avoirs financiers.

S'exprimant lors du débat général sur les politiques macroéconomiques, elle a précisé que les programmes et initiatives prévus par la Vision saoudienne 2030 ont permis de renforcer la transparence, d'élaborer une série de politiques et de procédures et de combler les lacunes afin d'endiguer la corruption.

Selon Mme Al-Omair, le Royaume souhaite mobiliser son potentiel et ses ressources pour servir les questions humanitaires et ce, en partenariat avec les agences et organisations onusiennes ainsi qu'avec la communauté internationale.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.