Le festival du film d’El Gouna projette les films primés Amira et Feathers: réactions mitigées 

Feathers relate l’histoire d’une mère qui consacre sa vie à son mari et ses enfants. (Photo fournie)
Feathers relate l’histoire d’une mère qui consacre sa vie à son mari et ses enfants. (Photo fournie)
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Publié le Jeudi 21 octobre 2021

Le festival du film d’El Gouna projette les films primés Amira et Feathers: réactions mitigées 

  • Amira a remporté deux prix prestigieux à la Mostra de Venise: le prix Lanterna Magica et le prix Interfilm
  • Sherif Mounir: «Je suis également déçu que le film ait remporté des prix lors de sa présentation à l’étranger»

DUBAÏ: Le festival du film d’El Gouna en Égypte a projeté mardi le film primé du réalisateur Mohammed Diab, Amira, qui a été diffusé en première mondiale lors de la 78e édition de la Mostra de Venise cette année.

Le film, qui se déroule en Cisjordanie, raconte l’histoire d’Amira, une Palestinienne de 17 ans qui a toujours cru qu’elle était la fille biologique d’un prisonnier palestinien condamné à perpétuité dans une prison israélienne.

Il réunit une brillante distribution panarabe, dont la star jordanienne Saba Mubarak, l’acteur israélo-palestinien Ali Suliman et la jeune actrice jordanienne Tara Abboud, qui a décroché son premier rôle principal en tant qu'Amira.

 

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Le film raconte l’histoire d’Amira, une Palestinienne de 17 ans qui a toujours cru qu’elle était la fille biologique d’un prisonnier palestinien condamné à perpétuité dans une prison israélienne. (Festival du film d’El Gouna)

 

 

Amira a remporté deux prix prestigieux à la Mostra de Venise: le prix Lanterna Magica et le prix Interfilm. Il est en compétition dans la catégorie des longs métrages à El Gouna et a également été projeté récemment lors du festival international du film de Toronto.

Lundi, le festival d’El Gouna a présenté le film égyptien Feathers, réalisé par Omar El-Zohairy. Cependant, ce film, qui a remporté le Grand prix de la Semaine de la critique du festival de Cannes, a suscité la controverse lors de l’événement et sur les réseaux sociaux.

Certains réalisateurs et acteurs égyptiens, tels que Sherif Mounir, Ahmed Rizk et Ashraf Abdel Baqi, ont quitté la séance de projection du film parce qu’ils estiment que le film porte atteinte à l’Égypte.

 

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Certains réalisateurs et acteurs égyptiens, tels que Sherif Mounir, Ahmed Rizk et Ashraf Abdel Baqi, ont quitté la séance de projection du film parce qu’ils estiment que le film porte atteinte à l’Égypte. (AFP)

 

Feathers relate l’histoire d’une mère qui consacre sa vie à son mari et ses enfants. Quand un tour de magie tourne mal lors de la fête d’anniversaire de son fils de quatre ans, une avalanche de coïncidences absurdes s’abat sur la famille. Le magicien transforme le mari, père autoritaire, en poulet.

La mère est maintenant obligée de prendre le dessus et de s’occuper de la famille tout en essayant de faire revenir son mari. Alors qu’elle tente de survivre, elle subit une transformation brutale.

«Lorsque je suis sorti (de la salle), d’autres personnes m’ont suivi. Ce que j’ai vu, et les images du film, nous dépeignent (les Égyptiens) de manière négative. Il montre des gens qui souffrent de manière anormale», confie M. Mounir dans un entretien téléphonique avec le présentateur égyptien Amr Adib dans son émission Al-Hekaya.

«Même dans les quartiers pauvres, on ne vit pas aussi mal. Pour être honnête, j’étais déçu. Je suis également déçu que le film ait remporté des prix lors de sa présentation à l’étranger», indique-t-il. «Je ne vois plus cette image (ou ces difficultés) dans notre pays.»

 

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Le film Feathers est réalisé par Omar El-Zohairy. (Photo fournie)

 

«Je ne sais pas ce que les personnes qui ont récompensé le film lui ont trouvé», ajoute-t-il.

 L’agence de presse égyptienne Al-Masry al-Youm a partagé un communiqué du festival dans lequel on peut lire: «Le festival du film d’El Gouna apprécie tous les cinéastes du monde pour leur art et leurs expériences cinématographiques exceptionnelles. L’équipe du festival sélectionne les films sur la base de leurs qualités artistiques et cinématographiques, conformément aux normes des festivals de cinéma internationaux.

«Cette année, pour la cinquième édition du festival, le film Feathers, du réalisateur égyptien Omar el-Zohairy, a été sélectionné conformément au processus de sélection des films, sur la base de son succès dans d’autres instances internationales», ajoute le communiqué.

 À propos de sa récompense à Cannes, les organisateurs du festival précisent: «C’est le premier film égyptien à recevoir un prix aussi prestigieux. Il a également remporté le Grand prix du Festival de Pingyao en Chine hier et sera projeté lors des prochaines Journées cinématographiques de Carthage.»

« En ce qui concerne l’opinion de nombreux critiques égyptiens et internationaux, le cadre spatio-temporel du film n’a pas été identifié (...). Le festival n’a pas diffusé et ne diffusera aucun film sans avoir obtenu des autorisations officielles, afin de confirmer qu’il n’offense pas ni ne nourrit une quelconque rancune dans ses films», souligne le communiqué.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 

 


La star américaine Brittany Xavier présente une marque d'accessoires arabes

Brittany Xavier est célèbre pour ses blogs mode et beauté. (Getty Images)
Brittany Xavier est célèbre pour ses blogs mode et beauté. (Getty Images)
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  • La star des médias sociaux, qui compte plus de 1,7 million d'abonnés Instagram et plus de 4,6 millions de supporters TikTok, a opté pour les lunettes Ellis, une paire de lunettes de soleil à monture rectangulaire noire
  • Sur sa chaîne YouTube, qui compte environ 443 000 abonnés, la créatrice de contenu à plein temps raconte sa vie avec son mari, Anthony Xavier, et ses deux filles, Jadyn et Poppy Xavier

DUBAÏ : La youtubeuse américaine Brittany Xavier a été aperçue portant une paire de lunettes de soleil de la ligne d'accessoires éponyme de l'influenceuse libanaise Karen Wazen By Karen Wazen.

La star des médias sociaux, qui compte plus de 1,7 million d'abonnés Instagram et plus de 4,6 millions de supporters TikTok, a opté pour les lunettes Ellis, une paire de lunettes de soleil à monture rectangulaire noire.

La jeune femme de 34 ans, célèbre pour ses blogs sur la mode, la beauté et le marketing numérique, portait un costume complet en cuir, qu'elle a associé à un sac violet de la maison de couture de luxe espagnole Loewe, alors qu'elle se promenait dans les rues de Los Angeles.

Sur sa chaîne YouTube, qui compte environ 443 000 abonnés, la créatrice de contenu à plein temps raconte sa vie avec son mari, Anthony Xavier, et ses deux filles, Jadyn et PoppyXavier.

Elle a débuté sa carrière en 2013. « J'ai commencé mon blog comme passe-temps dans l'espoir d'en faire ma carrière à plein temps », a-t-elle déclaré dans l'une de ses vidéos YouTube.

La mère a récemment donné naissance à son deuxième enfant, Poppy, 14 ans après sa première fille.

Par ailleurs, l'entrepreneure et influenceuse basée à Dubaï Wazen a lancé sa première collection de lunettes en décembre 2018. La première ligne était en acétate et en acier inoxydable et dans une gamme de couleurs allant du néon à l'écaille de tortue.

Moins d'un an après le lancement officiel de sa marque, ses créations ont été reprises par le grand e-commerçant Farfetch, qui est devenu la première plateforme en ligne à proposer sa collection de lunettes.

Avec une large collection de nuances élégantes, la marque a reçu l’approbation de célébrités internationales, dont la chanteuse anglo-albanaise Dua Lipa, la star de télé-réalité Kourtney Kardashian, le mannequin français Cindy Bruna et la chanteuse américaine Becky G, ainsi que d’un certain nombre d’influenceurs régionaux et créateurs de tendances tels que la blogueuse libanaise Nathalie Fanj, l'actrice libano-canadienne Cynthia Samuel et l'influenceuse irakienne DeemaAl-Asadi.

Parmi ses fidèles clients se trouve la chanteuse américaine Demi Lovato, qui a défendu à plusieurs reprises les pièces de la créatrice.

La vedette deux fois nominée aux Grammy Awards possède les teintes glamour de Wazen, une paire de lunettes de soleil en forme d'œil de chat avec des verres verts et une monture transparente, et une paire de Kennys, qui sont de forme rectangulaire avec des verres marron et une monture transparente.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


La Diriyah Contemporary Art Biennale inaugure le forum de la scène artistique en Arabie saoudite

La Diriyah Biennale Contemporary Art (Biennale d'art contemporain de Diriyah) vient d'inaugurer son forum consacré à l'écosystème artistique local, du 21 au 22 janvier à Diriyah. (Photo fournie)
La Diriyah Biennale Contemporary Art (Biennale d'art contemporain de Diriyah) vient d'inaugurer son forum consacré à l'écosystème artistique local, du 21 au 22 janvier à Diriyah. (Photo fournie)
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  • Dans le quartier de Jax à Diriyah, une exposition ouverte au public favorise le développement de la scène artistique en Arabie Saoudite
  • La Biennale d'art contemporain de Diriyah a été officiellement inaugurée le 11 décembre et se poursuivra jusqu'au 11 mars de l'année prochaine

RIYAD : La Diriyah Contemporary Art Biennale (Biennale d'art contemporain de Diriyah) vient de lancer son forum de deux jours consacré à la scène artistique locale. L'objectif de cette initiative est de tisser des liens entre les entités culturelles qui y participent et de favoriser la communication et les échanges culturels.

Dans le quartier de Jax à Diriyah, cette exposition ouverte au public se fixe pour objectif de favoriser la croissance de l'écosystème artistique du Royaume. Il rassemble d'importants contributeurs et investisseurs soucieux de modeler le paysage artistique et culturel de l'Arabie saoudite.

Le forum met en lumière les opportunités proposées par différentes entités et souhaite étendre le réseau artistique de manière à développer davantage le secteur de l'art et de la culture en Arabie Saoudite.

La première journée du forum a accueilli les intervenants suivants : Aya Albakree, PDG de la Diriyah Biennale Foundation (Fondation de la biennale de Diriyah), Dina Amin, PDG de la Commission des arts visuels, Farah Abushullaih, directrice de musée au King Abdulaziz Center for World Culture (Centre Roi Abdelaziz pour la culture mondiale), et Nora AlDabal, directrice des arts et de la planification créative au sein de la Royal Commission For AlUla (Commission royale pour AlUla).

Le deuxième jour comprendra également un nombre d'interventions : Ilaria Bonacossa, chargée de liaisons artistiques et culturelles auprès de la Royal Commission for Riyadh City (Commission royale pour la ville de Riyad), Navid Niknejad, directeur des entreprises et de l'innovation à l'AMAALA, Reem Alsultan, PDG du Misk Art Institute, et Antonia Carver, directrice d'Art Jameel.

La Biennale d'art contemporain de Diriyah a été officiellement inaugurée le 11 décembre et se poursuivra jusqu'au 11 mars de l'année prochaine. Elle se tient dans les entrepôts récemment aménagés du quartier JAX. Elle comprend six sections présentant les œuvres de 64 artistes du monde entier avec un accent particulier sur les œuvres de 27 artistes saoudiens.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.

 


Un an après un record, un rare tableau de Botticelli bientôt aux enchères à New York

Un rare tableau de Botticelli, représentant un portrait du Christ, va être vendu aux enchères le 27 janvier chez Sotheby's à New York. (AFP)
Un rare tableau de Botticelli, représentant un portrait du Christ, va être vendu aux enchères le 27 janvier chez Sotheby's à New York. (AFP)
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  • «A mesure que l'on devient vieux, on est davantage dans l'introspection, plus métaphysique, spirituel. C'est ce que l'on voit profondément dans ce tableau»
  • Le tableau, très bien conservé, est resté depuis le milieu du 19ème siècle dans une même famille de collectionneurs qui partageaient leur vie entre l'Angleterre et l'Italie

NEW YORK: Un rare tableau de Botticelli, représentant un portrait du Christ, va être vendu aux enchères le 27 janvier chez Sotheby's à New Yorkà mesure que l'on devient vieux, on est davantage dans l'introspection, plus métaphysique, spirituel. C'est ce que l'on voit profondément dans ce tableau", un an après un record de 92 millions de dollars pour une peinture du maître de la Renaissance italienne.


Si la majorité des œuvres de Sandro Botticelli, comme les célèbres "Printemps" ou "Naissance de Vénus", sont exposées aux Offices à Florence, les pièces circulant dans des collections privées sont beaucoup plus rares.


"Nous estimons qu'il n'y en a que cinq environ que nous connaissons", explique Christopher Apostle, chef du département des maîtres anciens chez Sotheby's.


"Le Christ en tant qu'homme des douleurs" ("The man of sorrows"), exposé au public à partir de samedi dans les locaux de Sotheby's à New York, est un portrait sur fond noir de Jésus, au regard profond, couronne d'épines autour de la tête. Celle-ci est entourée d'anges et les mains du Christ sont entravées par des cordes et déjà scarifiées.


"Il a probablement été peint (par Botticelli) à la fin de sa cinquantaine (d'années)", autour des années 1500, et "à mesure que l'on devient vieux, on est davantage dans l'introspection, plus métaphysique, spirituel. C'est ce que l'on voit profondément dans ce tableau", ajoute Christopher Apostle.


Le tableau, très bien conservé, est resté depuis le milieu du 19ème siècle dans une même famille de collectionneurs qui partageaient leur vie entre l'Angleterre et l'Italie, avant d'être vendu à ses propriétaires actuels en 1963, aux enchères, pour 10 000 livres sterling de l'époque, explique-t-on chez Sotheby's.


"Pour l'époque, c'est un prix important", souligne M. Apostle, alors que la maison d'enchères a fixé son estimation à plus de 40 millions de dollars.


En janvier 2021, un tableau de Botticelli, le "Jeune homme tenant un médaillon", avait été vendu 92,2 millions de dollars aux enchères à New York, toujours chez Sotheby's. Il s'agissait d'un record aux enchères pour le peintre italien, dont les fresques ornent la Chapelle Sixtine au Vatican.