Mikati: «Les propos de Kordahi ne reflètent pas la position du gouvernement»

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Publié le Mercredi 27 octobre 2021

Mikati: «Les propos de Kordahi ne reflètent pas la position du gouvernement»

  • Le Premier ministre libanais Najib Mikati a déclaré mardi soir que les commentaires d'un membre de son gouvernement qui a critiqué l'intervention militaire saoudienne au Yémen ne reflétaient pas la position du cabine
  • Le secrétaire général du Conseil de coopération des pays du Golfe (CCG), Nayef al-Hajraf, a quant à lui dénoncé dans un communiqué les déclarations du ministre libanais, lui demandant de présenter des excuses

LE CAIRE: Le Premier ministre libanais Najib Mikati a déclaré mardi soir que les commentaires d'un membre de son gouvernement qui a critiqué l'intervention militaire saoudienne au Yémen ne reflétaient pas la position du cabinet.

"Le Liban tient à avoir les meilleures relations possibles avec l'Arabie saoudite et condamne toute ingérence dans ses affaires intérieures", a déclaré Mikati.


Le ministre libanais de l'Information, George Kordahi, a déclaré mardi soir que les commentaires qu'il avait faits sur la guerre au Yémen, qui ont commencé à circuler sur les réseaux sociaux mardi, avaient été faits lors d'une interview en août avant avant qu'il ne rejoigne le cabinet de Mikati.

Les relations saoudiennes et libanaises ont été mises à l'épreuve plus tôt cette année lorsque l’ancien ministre libanais des Affaires étrangères, Charbel Wehbé, avait suggéré que les pays du Golfe étaient responsables de la montée en puissance de Daëch en Irak et en Syrie. Wehbe avait ensuite présenté sa démission en mai.

En avril, l'Arabie saoudite a interdit les importations de fruits et légumes en provenance du Liban, affirmant que les cargaisons étaient utilisées pour le trafic de drogue. Cette interdiction pèse lourdement sur une économie libanaise aux prises avec l’une des pires crises financières des temps modernes.


Tard mardi, le ministre de l'Intérieur Bassem Mawlawi a également fait une déclaration, après la controverse sur les propos de Kordahi, soulignant les relations solides entre les deux pays, suivie d'une déclaration du ministre des Affaires étrangères, qui a également vanté la force des relations avec l’Arabie saoudite.

Le secrétaire général du Conseil de coopération des pays du Golfe (CCG), Nayef al-Hajraf, a quant à lui dénoncé dans un communiqué les déclarations du ministre libanais, lui demandant de présenter des excuses. Le CCG affirme que les déclarations du ministre libanais de l'Information reflètent une mauvaise compréhension et une lecture superficielle de la situation.


Les monarchies du Golfe, qui ont traditionnellement envoyé des fonds vers le Liban, répugnent à venir à son secours jusqu'à présent, alarmées par l'influence croissante du Hezbollah soutenu par l'Iran. 

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.