La lamproie, un poisson parasite qui fait les délices des Lettons

La Commission européenne a même inclue la lamproie dans sa liste de produits alimentaires et de boissons bénéficiant d'une « appellation d'origine protégée »(Photo, AFP)
La Commission européenne a même inclue la lamproie dans sa liste de produits alimentaires et de boissons bénéficiant d'une « appellation d'origine protégée »(Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 27 octobre 2021

La lamproie, un poisson parasite qui fait les délices des Lettons

La Commission européenne a même inclue la lamproie dans sa liste de produits alimentaires et de boissons bénéficiant d'une « appellation d'origine protégée »(Photo, AFP)
  • Un kilo de lamproies dans un supermarché letton coûte jusqu'à 30 euros, soit près de quatre fois plus qu'un kilo de bœuf
  • Les lamproies éclosent dans les cours d'eaux qui se jettent dans la mer Baltique, puis migrent vers la mer pour se nourrir de poissons

SALACGRIVA: Près d'un chaudron qui bouillonne au bord d'une rivière sur la côte de la Baltique, une file d'attente s'étire pour venir goûter la spécialité lettone locale: un poisson parasite aux allures d'anguille, dénommé lamproie marine.  

Les lamproies, qui se nourrissent en s'accrochant aux harengs et aux saumons pour en aspirer le sang, furent un plat très populaire au Moyen Âge avant de passer de mode dans une majeure partie de l'Europe.   

En Lettonie, elles restent un met de choix célébré lors de nombreux festivals.   

« Fumées ou bouillies dans une soupe, les lamproies ont un goût unique », s'enthousiasme Laura Berzina, venue assister au festival d'automne de Salacgriva.   

Mme Berzina a parcouru une centaine de kilomètres avec sa famille pour goûter ce délice.   

Nataliya Alexandrova, une comptable de Riga à la retraite, est née en Russie. « Mais vivre en Lettonie m'a fait apprécier ce plat fantastique », déclare-t-elle.   

Un kilo de lamproies dans un supermarché letton coûte jusqu'à 30 euros, soit près de quatre fois plus qu'un kilo de bœuf.   

Selon BIOR, l'Institut de sécurité alimentaire et de santé animale de Riga, environ 50 tonnes de lamproies sont capturées chaque année en Lettonie, pays de 1,9 million d'habitants.   

Malgré son statut de parasite, la lamproie est devenue le symbole officiel de différentes villes côtières.   

La Commission européenne l'a même incluse dans sa liste de produits alimentaires et de boissons bénéficiant d'une « appellation d'origine protégée ».  

Au Royaume-Uni, la lamproie est étroitement liée à la famille royale. Un excès de lamproies aurait ainsi été la cause de la mort du roi Henri Ier en 1135, ce qui n'empêche pas qu'aujourd'hui encore, des tourtes à la lamproie sont servies lors des banquets royaux.   

Tradition  

Les lamproies éclosent dans les cours d'eaux qui se jettent dans la mer Baltique, puis migrent vers la mer pour se nourrir de poissons. Elles sont généralement capturées lorsqu'elles retournent dans les rivières sept ou huit ans plus tard pour s'accoupler.   

Les pêcheurs utilisent des filets fixés sur des sortes de ponts temporaires en bois appelées « tacis » posées sur les rivières, qui sont démontés chaque hiver.  

« Chaque printemps, lorsque la glace sur la rivière fond, nous reconstruisons nos tacis », explique Aleksandrs Rozenshteins, propriétaire d'une petite entreprise spécialisée dans la pêche à la lamproie, Kurķis.   

Les prises ont lieu généralement lorsque les tempêtes d'automne repoussent les lamproies vers les rivières.   

Les lamproies ne se déplaçant que la nuit, les pêcheurs vérifient donc leurs filets au petit matin.   

« Cela peut varier de rien ou quelques kilos à plusieurs centaines de kilos », dit M. Rozenshteins.   

La loi n'autorise les filets à se déployer que sur les deux tiers de la largeur d'une rivière afin de permettre aux autres formes de vie fluviale de se déplacer librement.   

Seule entorse aux méthodes de pêche ancestrales toujours observées, les filets sont fabriqués en usine tandis qu'autrefois on utilisait des branches de sapin.   

« Peu importe si les lamproies sont fumées, grillées ou bouillies dans un chaudron, nous continuons d'observer le même de pêche et de cuisson utilisé pendant des siècles », assure M. Rozenshteins.  


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
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  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.


La tapisserie de Bayeux n'a subi "aucune altération visible" pendant son transfert à Londres

La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
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  • La tapisserie de Bayeux est arrivée au British Museum sans dommage visible après son transport exceptionnel depuis la France
  • Elle sera exposée à Londres du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027 avant son retour à Bayeux pour une rénovation

PARIS: La tapisserie de Bayeux a été extraite jeudi à Londres de son caisson dans lequel elle avait été acheminée la semaine dernière et n'a subi "aucune altération visible" pendant ce voyage, a affirmé à l'AFP une responsable du ministère de la Culture français.

"Je suis en mesure de vous confirmer qu'il n'y a eu aucune altération visible et que la tapisserie a bien voyagé", a déclaré Delphine Christophe, directrice générale des patrimoines et de l'architecture, depuis le British Museum de Londres.

A l'issue d'une opération à hauts risques pour sa conservation, cette broderie millénaire de près de 70 mètres de long avait été acheminée le 10 juillet au British Museum pour un prêt d'un an décidé en 2025 par le président français Emmanuel Macron.

Transportée à Londres sous haute surveillance et par camion depuis l'ouest de la France, la tapisserie du XIe siècle avait jusque-là été maintenue dans son double caisson spécialement conçu pour limiter les vibrations et maintenir une température et un taux d'humidité constants.

Elle en a été extraite jeudi pour être entièrement déployée, selon la responsable française. "L'extraction s'est très bien passée et mobilise plusieurs dizaines de personnes", a détaillé Mme Christophe, précisant que l'opération impliquait notamment des équipes française et britannique de conservateurs.

Un constat plus précis doit prochainement être fait par les conservateurs pour s'assurer de l'état de la tapisserie, mais Mme Christophe s'est montrée confiante. "S'il y avait eu un problème, on l'aurait constaté parce qu'on l'a vue en totalité, complètement déployée", a-t-elle affirmé.

Ce transfert historique vers Londres avait donné des sueurs froides à certains experts et défenseurs du patrimoine en France qui redoutaient la dégradation irréversible d'une œuvre déjà fragilisée par 30 déchirures non stabilisées et près de 10.000 trous.

La ministre de la Culture française Catherine Pégard est attendue vendredi au British Museum, où la tapisserie sera exposée au public, à plat, du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027.

A son retour en France courant 2027, cette œuvre, qui décrit la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant en 1066, regagnera son musée de Bayeux (ouest de la France) et devra faire l'objet en 2028 d'une rénovation plusieurs fois repoussée par le passé.


Un rare manuscrit du Coran exposé à La Mecque

Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
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  • Le manuscrit figure parmi les principales attractions de l’exposition, mettant en lumière le soin accordé par les musulmans au Saint Coran à travers les siècles

LA MECQUE : Un rare manuscrit du Saint Coran attire les visiteurs de l’exposition « Iqra », organisée par la Présidence des Affaires religieuses de la Grande Mosquée et de la Mosquée du Prophète, au complexe du King Abdulaziz Endowment.

Ce manuscrit constitue l’une des principales attractions de l’exposition, illustrant l’attention et le respect portés par les musulmans au Saint Coran à travers les âges.

L’exposition présente un exemplaire rare du Saint Coran réalisé il y a plus de 1 000 ans par le célèbre calligraphe Ali bin Hilal, connu sous le nom d’Ibn Al-Bawwab. 

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Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA)

Le manuscrit est exposé aux côtés d’un index scientifique et d’une analyse de sa calligraphie et de ses enluminures, permettant aux visiteurs d’en découvrir la valeur historique et artistique, tout en retraçant l’évolution de la calligraphie arabe et de l’ornementation islamique au fil des siècles.

Le manuscrit est considéré comme l’un des plus rares manuscrits islamiques en raison de son exceptionnelle valeur scientifique, artistique et historique. Seuls deux exemplaires connus subsistent dans le monde, témoignant de la place éminente qu’occupe le Saint Coran à travers l’histoire islamique.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com