A Londres, Abdallah II appelle à renforcer les efforts pour résoudre les crises au M.O.

Le roi Abdallah II de Jordanie rencontre la ministre britannique des Affaires étrangères, Liz Truss, à Londres, le jeudi 28 octobre 2021. (Photo, Petra)
Le roi Abdallah II de Jordanie rencontre la ministre britannique des Affaires étrangères, Liz Truss, à Londres, le jeudi 28 octobre 2021. (Photo, Petra)
Le roi de Jordanie Abdallah II rencontre le président de la Chambre des communes, Lindsay Hoyle, à Londres, le jeudi 28 octobre 2021. (Photo, Petra)
Le roi de Jordanie Abdallah II rencontre le président de la Chambre des communes, Lindsay Hoyle, à Londres, le jeudi 28 octobre 2021. (Photo, Petra)
Le roi Abdallah II de Jordanie rencontre des membres du All-Party Parliamentary Jordan Group au Palais de Westminster à Londres, le jeudi 28 octobre 2021. (Photo, Twitter/RHCJO)
Le roi Abdallah II de Jordanie rencontre des membres du All-Party Parliamentary Jordan Group au Palais de Westminster à Londres, le jeudi 28 octobre 2021. (Photo, Twitter/RHCJO)
Le roi de Jordanie Abdallah II rencontre le Premier ministre britannique, Boris Johnson, à Londres, le jeudi 28 octobre 2021. (Photo, Petra)
Le roi de Jordanie Abdallah II rencontre le Premier ministre britannique, Boris Johnson, à Londres, le jeudi 28 octobre 2021. (Photo, Petra)
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Publié le Vendredi 29 octobre 2021

A Londres, Abdallah II appelle à renforcer les efforts pour résoudre les crises au M.O.

  • Le roi Abdallah a tenu des entretiens séparés avec le Premier ministre, Boris Johnson, et la ministre des Affaires étrangères, Liz Truss
  • Le roi a également tenu plusieurs réunions au Parlement britannique

LONDRES: Le roi Abdallah II de Jordanie a appelé jeudi à renforcer les efforts régionaux et internationaux pour parvenir à des solutions politiques aux crises au Moyen-Orient qui apportent stabilité et sécurité à la région.

Il a tenu ces propos lors d'une visite dans la capitale britannique, Londres, où il a rencontré le Premier ministre, Boris Johnson, pour discuter du renforcement de la coopération économique, touristique et commerciale, ainsi qu’en matière de défense.

Le roi Abdallah a salué les efforts du Royaume-Uni pour accueillir la Conférence des Nations unies sur le changement climatique (COP26), ajoutant qu'il était heureux d’y participer.

«La réunion a également porté sur l'importance d'intensifier les efforts régionaux et internationaux dans la guerre contre le terrorisme, dans le cadre d'une approche globale», a rapporté l'agence de presse Petra.

Il a appelé à l’instauration d’une paix juste et globale, fondée sur la solution à deux États, qui garantisse la création d'un État palestinien indépendant, avec Jérusalem-Est comme capitale.

Le roi Abdallah a déclaré qu'il était important de maintenir le soutien à l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine afin qu’il puisse poursuivre ses services de secours conformément à son mandat des Nations unies.

Il a également appelé à «mettre fin aux mesures israéliennes unilatérales susceptibles de compromettre la stabilité et les perspectives de paix».

Johnson a réaffirmé le soutien de son pays aux projets économiques régionaux, félicitant la Jordanie pour avoir accueilli des réfugiés, notamment des Syriens, et leur avoir fourni des services de santé et d'éducation.

«Johnson a également salué l'engagement de la Jordanie à réduire les émissions de carbone ainsi que ses efforts pour atténuer l'impact du changement climatique», a indiqué le communiqué.

S'exprimant lors d'une réunion à Londres avec la ministre britannique des Affaires étrangères, Liz Truss, le roi a déclaré que son pays «soutient les efforts visant à sauvegarder la souveraineté, la stabilité, et l'intégrité territoriale de la Syrie, ainsi que l'unité de son peuple».

Truss a déclaré que le Royaume-Uni souhaitait renforcer ses liens historiques avec la Jordanie et les développer dans divers domaines, ajoutant que la Grande-Bretagne était déterminée à poursuivre son soutien aux efforts de développement de la Jordanie et à fournir des services éducatifs et de santé aux réfugiés.

Jeudi également, le roi a tenu un certain nombre de réunions au Parlement avec le président de la Chambre des communes, Lindsay Hoyle, les présidents et membres des commissions des affaires étrangères et de la défense de la Chambre des communes, et le All-Party Parliamentary Jordan Group.

Le monarque jordanien a déclaré que son pays était «désireux de renforcer sa coopération avec le Royaume-Uni pour relever les défis mondiaux, notamment le changement climatique et la sécurité alimentaire, ainsi que pour parer aux retombées de la pandémie de la Covid-19 sur les plans humanitaire et économique».

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Israël continuera à opérer dans le sud du Liban 

 L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais. (AFP)
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  • Depuis l'annonce lundi de l'accord entre Téhéran et Washington, signé mercredi soir par les présidents de deux pays, l'intensité des violences a drastiquement baissé dans le sud du Liban
  • Mais des échanges de tirs limités sont signalés et au moins huit personnes ont depuis été tuées dans des frappes israéliennes, dont trois sur la seule journée de jeudi selon un média d'Etat libanais

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais.

L'armée a publié une carte de ce qu'elle déclare être son "espace de sécurité", s'étendant sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire libanais.

Elle indique que des troupes continueront d'y être déployées "afin d'éliminer les menaces et d'améliorer la défense des habitants du nord d'Israël".

Un responsable militaire israélien a précisé que l'armée pourrait également agir pour "neutraliser" les risques identifiés au-delà de la zone de sécurité, et appelé les civils libanais à ne pas y pénétrer.

Depuis l'annonce lundi de l'accord entre Téhéran et Washington, signé mercredi soir par les présidents de deux pays, l'intensité des violences a drastiquement baissé dans le sud du Liban et le Hezbollah pro-iranien n'a plus revendiqué d'attaques contre Israël.

Mais des échanges de tirs limités sont signalés et au moins huit personnes ont depuis été tuées dans des frappes israéliennes, dont trois sur la seule journée de jeudi selon un média d'Etat libanais.

L'armée israélienne a pour sa part annoncé la mort de l'un de ses soldats dans la nuit de mercredi à jeudi, lors d'un incident survenu dans le sud du Liban. Sept soldats ont également été blessés.

Le groupe armé Hezbollah soutenu par l'Iran a entraîné le Liban dans la guerre début mars en attaquant Israël pour venger l'assassinat du guide suprême de la République islamique au début de la campagne américano-israélienne.

Israël a riposté par de vastes frappes à travers le Liban et par le lancement d'une invasion terrestre dans le sud, région frontalière d'Israël et de longue date sous l'influence du Hezbollah.

Le Liban et Israël mènent depuis avril des pourparlers directs à Washington afin de tenter de mettre fin aux hostilités et de dissocier leur conflit de la guerre régionale.

"D'autres étapes sont en cours de discussion" dans le cadre de ces pourparlers, a déclaré jeudi la même source militaire, ajoutant que "les représentants se rencontreront à nouveau la semaine prochaine".

 


Iran: le guide suprême dit avoir approuvé l'accord avec les Etats-Unis, malgré une «opinion différente»

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, a déclaré jeudi avoir approuvé l'accord avec les États-Unis pour mettre fin à la guerre, malgré une "opinion différente" sur la question, sans plus de détails. (AFP)
Le guide suprême iranien, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, a déclaré jeudi avoir approuvé l'accord avec les États-Unis pour mettre fin à la guerre, malgré une "opinion différente" sur la question, sans plus de détails. (AFP)
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  • "J'avais une opinion différente, mais j’ai donné mon autorisation en raison de l’engagement que le respectable président (iranien), en tant que président du Conseil suprême de sécurité nationale, a pris envers moi en son nom"
  • Selon lui, le président l'a aussi assuré que "si la partie américaine formule des exigences excessives" dans la suite des négociations en vue d'un accord final, "ils ne s’y soumettront pas"

TEHERAN: Le guide suprême iranien, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, a déclaré jeudi avoir approuvé l'accord avec les États-Unis pour mettre fin à la guerre, malgré une "opinion différente" sur la question, sans plus de détails.

"J'avais une opinion différente, mais j’ai donné mon autorisation en raison de l’engagement que le respectable président (iranien), en tant que président du Conseil suprême de sécurité nationale, a pris envers moi en son nom et au nom des autres membres pour protéger les droits de la nation iranienne et du front de la résistance" à Israël, a déclaré Mojtaba Khamenei, dans un message écrit lu à la télévision d’État.

Selon lui, le président l'a aussi assuré que "si la partie américaine formule des exigences excessives" dans la suite des négociations en vue d'un accord final, "ils ne s’y soumettront pas".

"Il est évident que les négociations en face-à-face qui se tiendront à l'avenir ne présagent pas de l'acceptation du point de vue de l'ennemi", a souligné le guide suprême, dans cette première réaction à l’accord irano-américain visant à mettre fin à la guerre, signé tôt jeudi par les présidents américain Donald Trump et iranien Masoud Pezeshkian.

Le dirigeant n’a pas été vu en public depuis son entrée en fonction en mars, à la suite de l’assassinat de son père et prédécesseur, l’ayatollah Ali Khamenei, lors des premières frappes américano-israéliennes contre l’Iran, le 28 février, qui ont déclenché la guerre régionale.

Mojtaba Khamenei a encore affirmé que Donald Trump avait "par désespoir, actionné toutes sortes de leviers" pour obtenir cet accord avec l’Iran,  afin de mettre fin à la guerre.


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.