Une famille syrienne débarquée sur une plage corse libérée par un juge

Des migrants sont vus sur un bateau pneumatique alors que des résidents locaux les empêchent de débarquer sur l'île de Lesbos, le 1er mars 2020 (Photo, AFP)
Des migrants sont vus sur un bateau pneumatique alors que des résidents locaux les empêchent de débarquer sur l'île de Lesbos, le 1er mars 2020 (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 08 novembre 2021

Une famille syrienne débarquée sur une plage corse libérée par un juge

Des migrants sont vus sur un bateau pneumatique alors que des résidents locaux les empêchent de débarquer sur l'île de Lesbos, le 1er mars 2020 (Photo, AFP)
  • Les onze membres de cette famille affirmant venir d'Alep avaient accosté à bord d'un voilier sur une plage de Porto-Vecchio (Corse-du-Sud) dans la nuit de mardi à mercredi dernier
  • Selon les deux associations, la famille, qui n'a pas demandé l'asile en France à ce stade, a pour objectif de rejoindre l'Allemagne

PARIS: Une famille syrienne débarquée la semaine dernière en Corse, île française de la Méditerranée, est sortie de la zone d'attente où elle était retenue dans le sud de la France, au nom notamment de « l'intérêt supérieur des enfants », a-t-on appris lundi de sources concordantes.  

Les onze membres de cette famille affirmant venir d'Alep avaient accosté à bord d'un voilier sur une plage de Porto-Vecchio (Corse-du-Sud) dans la nuit de mardi à mercredi dernier. Ils avaient ensuite été transférés à Marseille, dans le sud-est de la France, dans une zone d'attente, où sont placés les étrangers non autorisés à entrer sur le territoire.  

Dimanche, un juge des libertés et de la détention marseillais a libéré ces personnes, dont une mineure enceinte, notamment pour « absence de motif de prolongation » du maintien en détention et « dans l'intérêt supérieur des enfants », a annoncé Laure Palun, directrice de l'association nationale d'assistance aux frontières pour les étrangers (Anafé), qui a accès aux zones d'attente.  

« Le procureur n'a pas fait appel », a confirmé Alain Paccou, de la branche corse de la Ligue des droits de l'homme (LDH), précisant que les deux hommes, six femmes et trois mineurs « sont partis de la zone d'attente ».  

Selon les deux associations, la famille, qui n'a pas demandé l'asile en France à ce stade, a pour objectif de rejoindre l'Allemagne. 

Le skipper allemand qui manœuvrait le voilier, libéré sans poursuites jeudi dernier, était en relation « depuis des années avec le chef de cette famille », qui réside en Allemagne, selon le parquet d'Ajaccio.  

« Il a effectué ce trajet gratuitement, pour lui rendre service », avait précisé le parquet.  

L'arrivée de migrants par la mer est rare en Corse. En janvier 2010, 124 Kurdes avaient été découverts sur une plage de Bonifacio, dans le sud de l'île, débarqués clandestinement par un bateau de passeurs. 

 


Liban: 13 morts dans des frappes israéliennes sur le sud

Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
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  • Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, dont des civils (femmes et enfants), malgré un cessez-le-feu en vigueur
  • Depuis la reprise des hostilités le 2 mars entre Israël et le Hezbollah, plus de 2 600 personnes ont été tuées, dont des secouristes, suscitant de vives critiques humanitaires

BEYROUTH: Des frappes israéliennes sur le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, a rapporté le ministère libanais de la Santé dans un nouveau bilan.

Selon un communiqué du ministère, huit personnes, parmi lesquelles un enfant et deux femmes, ont été tuées et 21 autres blessées, dont deux enfants et une femme, dans des frappes sur le village d'Habboush, que l'armée israélienne avait appelé à évacuer malgré un cessez-le-feu.

L'agence de presse officielle libanaise (ANI) a rapporté "une série de frappes intenses (...) un peu moins d'une heure après l'avertissement" israélien.

A Habboush, un photographe de l'AFP a vu des volutes de fumée s'élever à la suite des bombardements.

Une autre frappe sur le village de Zrariyé, dans la région de Saïda, a par ailleurs fait quatre morts, dont deux femmes, et quatre blessés dont un enfant et une femme, a précisé le ministère dans la soirée.

Selon la même source, une femme a été tuée et sept personnes ont été blessées dans le district de la ville côtière de Tyr.

L'ANI avait auparavant fait état d'autres frappes et de tirs d'artillerie sur d'autres localités du Sud en dépit du cessez-le-feu entre le Hezbollah pro-iranien et Israël en vigueur depuis le 17 avril.

- Secouristes tués -

Jeudi, 17 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le Sud, où l'armée israélienne a établi une zone de 10 km de profondeur à partir de la frontière, interdite d'accès à la presse et à la population, et effectue des opérations de démolition.

Des destructions ont ainsi été rapportées à Shamaa mais également à Yaroun, où un monastère, une école privée, des maisons, des commerces et des routes ont été démolies, selon l'agence ANI.

Israël affirme vouloir protéger sa région nord du Hezbollah, qui continue de revendiquer des attaques contre des positions israéliennes au Liban et, plus rarement, contre le territoire israélien.

L'armée israélienne a indiqué dans la nuit de vendredi à samedi avoir intercepté quatre "cibles aériennes" qui se dirigeaient vers le nord d'Israël, sans préciser leur provenance.

En vertu de l'accord de cessez-le-feu, Israël se réserve "le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours", une clause que le Hezbollah conteste.

Selon le ministère libanais de la Santé, plus de 2.600 personnes ont été tuées depuis la reprise des hostilités entre le Hezbollah et Israël, le 2 mars, sur fond de guerre au Moyen-Orient.

D'après cette source, 103 secouristes font partie des morts.

"Qu'une personne qui tente de sauver des vies, d'apaiser la souffrance humaine, puisse être ciblée (...) c'est une chose que je trouve absolument inacceptable", a affirmé à des journalistes près de Beyrouth le secrétaire général adjoint de la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FIRC), Xavier Castellanos.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.