Biden piégé par une poussée d'inflation aux Etats-Unis

Sur le port de Baltimore, le président démocrate avait prévu mercredi de vanter ses 1200 milliards de dollars d'investissements dans les infrastructures (Photo, AFP).
Sur le port de Baltimore, le président démocrate avait prévu mercredi de vanter ses 1200 milliards de dollars d'investissements dans les infrastructures (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 11 novembre 2021

Biden piégé par une poussée d'inflation aux Etats-Unis

  • En octobre, les prix à la consommation augmenté de 6,2% comparé à octobre 2020, selon des statistiques officielles, du jamais-vu depuis ... trente ans
  • Désormais, freiner la hausse des prix, et notamment la flambée des prix à la pompe, est une «priorité absolue», avait déjà déclaré le président mercredi matin

BALTIMORE: Joe Biden se retrouve pris au piège d'une forte poussée de l'inflation aux Etats-Unis, qui met à mal son argumentaire de président proche des préoccupations de la classe moyenne, et assombrit ses grands projets d'investissements, qu'ils soient déjà votés ou encore en négociation.

Sur le port de Baltimore (nord-ouest), le président démocrate avait prévu mercredi de vanter ses 1.200 milliards de dollars d'investissements dans les infrastructures, tout juste adoptés par le Congrès, et de défendre les  1.750 milliards de dollars qu'il veut dépenser en plus dans la santé, la politique familiale, et la transition énergétique.

Mais lorsqu'il a pris la parole, sur fond de grues et de containers, Joe Biden n'a pas eu le choix, il lui fallait évoquer d'abord la première préoccupation des Américains aujourd'hui: l'inflation.

Les prix à la consommation "restent trop élevés", a-t-il reconnu. En octobre, ils ont augmenté de 6,2% comparé à octobre 2020, selon des statistiques officielles, du jamais-vu depuis ... trente ans.

"Beaucoup de gens restent perturbés pour ce qui concerne l'économie et nous savons tous pourquoi", a-t-il dit, ajoutant, en référence à la hausse des prix et à des problèmes d'approvisionnement aux Etats-Unis: "Nous essayons de voir comment nous pouvons nous y attaquer frontalement."

Disparue, la référence à un phénomène d'inflation "transitoire" qui faisait partie jusqu'ici des éléments de langage de la Maison Blanche.

Désormais, freiner la hausse des prix, et notamment la flambée des prix à la pompe, est une "priorité absolue", avait déjà déclaré le président mercredi matin, dans un communiqué.

Les fermetures ponctuelles d'usines liées au Covid, la congestion des ports provoquée par une pénurie de camionneurs combinée à une forte demande de produits importés ont considérablement augmenté ces derniers mois les coûts d'expédition des aliments, des meubles, des voitures, de l'énergie et d'une myriade d'autres produits.

Ces coûts, répercutés en partie sur les consommateurs, suscitent inquiétude et mécontentement, contribuant à dégrader la cote de confiance de Joe Biden, tombée à 43%, selon le site FiveThirtyEight, qui fait la synthèse de divers sondages.

«Tout augmente»

Mercredi, Joe Biden s'est efforcé de soigner son image de président proche des inquiétudes de la classe moyenne ordinaire, déplorant que "tout augmente, l'essence comme le pain".

Mais le président démocrate a assuré que ses gigantesques dépenses dans les ponts, les routes, les réseaux internet ou les canalisations d'eau potable n'alimenteraient pas la hausse des prix. Pas plus d'ailleurs que les énormes dépenses sociales qu'il prévoit et qui vont, au contraire, "soulager les tensions inflationnistes", a-t-il assuré.

Joe Biden n'a pas pu savourer longtemps le vote, au forceps, de son plan d'infrastructures vendredi par la Chambre des représentants. Et il avait sans doute espéré un contexte plus favorable pour la cérémonie de promulgation de cette loi, prévue lundi en grande pompe à la Maison Blanche.

Le président démocrate doit désormais arracher un autre vote du Congrès, cette fois pour ses 1.750 milliards de dollars de dépenses sociales et environnementales.

Les négociations s'annonçaient déjà difficiles et la poussée inflationniste complique encore la donne.

Le sénateur démocrate Joe Manchin, principal opposant à ce grand projet social et environnemental, a été prompt mercredi à réagir aux statistiques, lui qui assure qu'engager davantage de dépenses publiques ne fera qu'aggraver le problème.

"La menace posée par une inflation record pour le peuple américain n'est pas +transitoire+ et s'aggrave au contraire", s'est-il insurgé mercredi sur Twitter. 

Les républicains de la commission du commerce et de l'énergie de la Chambre des représentants ont eux estimé que les Etats-Unis faisaient face à une crise de "Bidenflation". "Dépenser des milliards de dollars supplémentaires en impôts et en dépenses ne fera qu'aggraver la crise à laquelle les Américains sont confrontés", ont-ils tweeté.


La compagnie aérienne SAS va acheter jusqu’à 40 Airbus A330 pour plus de 10 milliards de dollars

Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
  • La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330
  • "Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme"

COPENHAGUE: La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330, la plus importante commande d'avions de son histoire, pour un montant total de plus de 10 milliards de dollars.

"Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme" en attendant les A330-900neo, a indiqué dans un communiqué SAS, dont Air France-KLM doit devenir le principal actionnaire d'ici la fin de l'année.


EDF remporte un contrat de 3 milliards de dollars à Oman

Le géant français EDF a signé un contrat de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) pour développer une centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Wadi Dayqah à Oman, dans le cadre d’une visite d’État en France du sultan d’Oman, a annoncé la présidence française le 29 juin 2026. (AFP)
Le géant français EDF a signé un contrat de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) pour développer une centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Wadi Dayqah à Oman, dans le cadre d’une visite d’État en France du sultan d’Oman, a annoncé la présidence française le 29 juin 2026. (AFP)
  • EDF a signé un contrat d’environ 3 milliards de dollars avec Oman pour développer une station de transfert d’énergie par pompage
  • Le projet, situé au barrage de Wadi Dayqah (près de Mascate), sera la première installation de ce type dans le pays et pourra stocker jusqu’à 2 GW d’énergie

PARIS: Le géant français de l'électricité EDF a signé lundi un contrat de 3 milliards de dollars pour une station de transfert d'énergie par pompage à Oman, à l'occasion de la visite d'État en France du sultan d'Oman Haitham ben Tarik, a annoncé l'Elysée.

Ce contrat porte sur le développement et l'exploitation de la première de station de transfert d'énergie par pompage au niveau du barrage de Wadi Daysat (90 kilomètres au sud de Mascate) qui doit permettre de stocker jusqu'à 2GW d'énergie.


Suez remporte à Oman un des plus gros contrats de son histoire, dans la gestion de l'eau

Le géant des services à l'environnement Suez a remporté un contrat de gestion de l'eau de deux milliards d'euros sur 15 ans à Oman. (AFP)
Le géant des services à l'environnement Suez a remporté un contrat de gestion de l'eau de deux milliards d'euros sur 15 ans à Oman. (AFP)
  • Le géant des services à l'environnement Suez a remporté un contrat de gestion de l'eau de deux milliards d'euros sur 15 ans à Oman
  • Ce contrat, qui couvre la gestion et la maintenance des services d'eau potable et d'assainissement de la capitale Mascate et des gouvernorats de Sharqiyah Nord et Sharqiyah Sud, figure "dans le top 3 de l'histoire de Suez"

PARIS: Le géant des services à l'environnement Suez a remporté un contrat de gestion de l'eau de deux milliards d'euros sur 15 ans à Oman, un des plus importants de son histoire, a-t-il annoncé lundi.

Ce contrat, qui couvre la gestion et la maintenance des services d'eau potable et d'assainissement de la capitale Mascate et des gouvernorats de Sharqiyah Nord et Sharqiyah Sud, figure "dans le top 3 de l'histoire de Suez", a déclaré le directeur général du groupe, Xavier Girre, lors d'un entretien à l'AFP.