Tunisie: nouveaux accrochages autour d'une décharge contestée

De la fumée s'échappe des gaz lacrymogènes tirés par les forces de sécurité tunisiennes dans la ville d'Agareb, dans la région centrale de Sfax, le 11 novembre 2021, deux jours après la mort d'un manifestant lors de manifestations de colère contre la réouverture d'une décharge, alors que la crise environnementale s'intensifie dans le pays d'Afrique du Nord. (Photo, AFP)
De la fumée s'échappe des gaz lacrymogènes tirés par les forces de sécurité tunisiennes dans la ville d'Agareb, dans la région centrale de Sfax, le 11 novembre 2021, deux jours après la mort d'un manifestant lors de manifestations de colère contre la réouverture d'une décharge, alors que la crise environnementale s'intensifie dans le pays d'Afrique du Nord. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 11 novembre 2021

Tunisie: nouveaux accrochages autour d'une décharge contestée

  • La ville d'Agareb, dans la région de Sfax, est depuis lundi le théâtre de manifestations organisées par des habitants de la région contre la réouverture d'une décharge qui dessert un bassin d'un million de personnes, considérée comme un risque sanitaire
  • Le mouvement de protestation a pris de l'ampleur après la mort mardi d'un homme de 35 ans asphyxié par les gaz lacrymogènes tirés par les forces de l'ordre pour disperser une manifestation, selon sa famille

AGAREB, TUNISIE : Des nouveaux accrochages ont eu lieu jeudi entre policiers et manifestants qui réclament la fermeture d'une décharge au coeur d'une crise de déchets dans une ville du centre-est de la Tunisie, selon des correspondants de l'AFP sur place.

La ville d'Agareb, dans la région de Sfax, est depuis lundi le théâtre de manifestations organisées par des habitants de la région contre la réouverture d'une décharge qui dessert un bassin d'un million de personnes, considérée comme un risque sanitaire.

Le mouvement de protestation a pris de l'ampleur après la mort mardi d'un homme de 35 ans asphyxié par les gaz lacrymogènes tirés par les forces de l'ordre pour disperser une manifestation, selon sa famille. Une version contestée par les autorités qui affirment que l'homme a succombé à un problème de santé sans lien avec les grenades tirées par les forces de l'ordre.

De la fumée s'échappe des gaz lacrymogènes tirés par les forces de sécurité tunisiennes dans la ville d'Agareb, dans la région centrale de Sfax, le 11 novembre 2021, deux jours après la mort d'un manifestant lors de manifestations de colère contre la réouverture d'une décharge, alors que la crise environnementale s'intensifie dans le pays d'Afrique du Nord.
De la fumée s'échappe des gaz lacrymogènes tirés par les forces de sécurité tunisiennes dans la ville d'Agareb, dans la région centrale de Sfax, le 11 novembre 2021, deux jours après la mort d'un manifestant lors de manifestations de colère contre la réouverture d'une décharge, alors que la crise environnementale s'intensifie dans le pays d'Afrique du Nord. (Photo, AFP)

Au lendemain d'une grève générale observée dans la ville mercredi, des centaines d'habitants ont de nouveau protesté jeudi près de la décharge et lancé des pierres sur les voitures de police déployées pour les empêcher d'y pénétrer, selon des correspondants de l'AFP.

Les forces de l'ordre ont riposté en tirant des gaz lacrymogènes, incommodant plusieurs manifestants.

Les protestataires ont également bloqué les accès de la ville d'Agareb avec de grosses pierres et des sacs d'ordures.

"Nous ne courberons pas l'échine et ne ferons pas marche arrière avant la fermeture de la décharge", a affirmé à l'AFP l'un des manifestants, le visage couvert d'un masque.

La région de Sfax, deuxième ville et important pôle économique de Tunisie, connaît ces dernières semaines des mouvements de protestation contre les déchets envahissant les rues et les trottoirs, et menaçant la santé des habitants.

La décharge d'Agareb, la principale de la région, a été fermée fin septembre, sous la pression de la population qui fait valoir que le site est saturé. Les habitants protestent aussi contre le déversement de déchets chimiques dans ce site, destiné uniquement aux ordures ménagères.

Les autorités ont rouvert la décharge lundi, provoquant ainsi une nouvelle vague de protestations.

"Depuis 2013, nous réclamons de vivre dans un environnement sain avec la fermeture de cette décharge qui est source de maladies et de pollution à Agareb", a affirmé à l'AFP Shoukri al-Bahri du collectif "Je ne suis pas une décharge" qui milite pour la fermeture du site. 

"Le taux de cancers, de maladies de la peau et d'infertilité a augmenté", assure-t-il depuis Tunis."Ils y jettent toutes sortes d'ordures industrielles et médicales très dangereuses qui nous intoxiquent et nous tuent."


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.

 


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.