A Petra, des voitures électriques aux côtés des animaux

Selon les autorités touristiques, le nombre de voitures électriques pourrait doubler en fonction de la demande, encore faible en raison des restrictions sanitaires. (AFP).
Selon les autorités touristiques, le nombre de voitures électriques pourrait doubler en fonction de la demande, encore faible en raison des restrictions sanitaires. (AFP).
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Publié le Mercredi 17 novembre 2021

A Petra, des voitures électriques aux côtés des animaux

  • Une flotte de dix voitures électriques peut désormais conduire les touristes le long du Siq, gorge tortueuse de plus d'un kilomètre menant à la cité taillée dans le granit rosé par les Nabatéens il y a plus de 2.000 ans
  • Ces véhicules semblables à des voiturettes de golf devraient également faciliter la conservation du site, classé au patrimoine mondial de l'Unesco et principale attraction touristique du pays

PETRA: Dans l'antique cité de Petra en Jordanie, les chevaux et mules promenant les touristes notamment en calèches côtoient désormais des voitures électriques, un moyen de transport accessible aux personnes à mobilité réduite et répondant aux revendications de défenseurs des animaux.


"Il n'y a ni pollution, ni fumée" et ce choix a "réduit le nombre de cas de maltraitance animale", se félicite Suleiman Farajat, à la tête de l'Autorité régionale de développement touristique à Petra.

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Pour l'association PETA, qui critique l'utilisation à outrance des animaux de trait pour transporter les touristes, cette décision, prise en accord avec l'association des propriétaires de chevaux de Petra, est une "étape majeure pour les protéger". (AFP). 


Une flotte de dix voitures électriques peut désormais conduire les touristes le long du Siq, gorge tortueuse de plus d'un kilomètre menant à la cité taillée dans le granit rosé par les Nabatéens il y a plus de 2.000 ans.


Selon les autorités touristiques, leur nombre pourrait doubler en fonction de la demande, encore faible en raison des restrictions sanitaires.


Ces véhicules semblables à des voiturettes de golf devraient également faciliter la conservation du site, classé au patrimoine mondial de l'Unesco et principale attraction touristique du pays, avec plus d'un million de visiteurs en 2019.


Avant, "les roues des calèches heurtaient les parois des gorges, les crottins ne sentaient pas bons et il n'était pas simple de les nettoyer", explique M. Farajat.


"Ce n'était agréable ni pour les touristes, ni pour les chevaux, ni pour nous", assure-t-il, précisant que seulement douze calèches allaient disparaître.


Pour l'association PETA, qui critique l'utilisation à outrance des animaux de trait pour transporter les touristes, cette décision, prise en accord avec l'association des propriétaires de chevaux de Petra, est une "étape majeure pour les protéger".


Si le groupe espère qu'un jour "il n'y aura plus d'animaux de trait à Petra", plusieurs centaines y travaillent toujours. Les autorités responsables du site souhaitent notamment "préserver le caractère du lieu" avec la présence des équidés.

Accessibilité

Ce projet a également été salué car il améliore l'accessibilité du site aux personnes à mobilité réduite.


"Les personnes handicapées mais également celles ayant des difficultés à marcher longtemps peuvent désormais voir cet endroit merveilleux", se réjouit Rudy, un touriste autrichien de 43 ans en fauteuil roulant.


Angie, une femme de 60 ans, venue des Etats-Unis pour admirer le site, confirme: "Cela peut sembler un petit peu surprenant d'avoir ces véhicules dans ce lieu magnifique, mais à notre âge, pouvoir revenir en voiture électrique était appréciable".

 

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Chevaux et voiturettes électriques se côtoient désormais à Petra. (AFP). 


"Avant (les chevaux) étaient fatigués, nous gagnions moins d'argent et la journée de travail était plus longue", défend Mohammad Amarat, patron de l'association des propriétaires de chevaux. 


Ce système permet aux guides de gagner plus de 300 dinars jordaniens par mois (environ 420 dollars), soit plus qu'avant, en transportant cinq touristes par voyage contre deux dans les calèches, ajoute-t-il.


Une hausse de revenus bienvenue. La pandémie de Covid-19 a en effet porté un coup dur au secteur du tourisme jordanien, qui représentait avant la crise sanitaire entre 12 et 14% du PIB, passant de 5,8 milliards de dollars en 2019 à un milliard en 2020, selon des chiffres officiels.


L’Arabie saoudite accueillera un « dialogue » entre les factions du sud du Yémen

L'Arabie saoudite a réaffirmé que le dialogue était le seul moyen de résoudre la question du Sud. (AFP/Fichier)
L'Arabie saoudite a réaffirmé que le dialogue était le seul moyen de résoudre la question du Sud. (AFP/Fichier)
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  • La conférence vise à « élaborer une vision globale » afin de répondre aux aspirations des Yéménites

RIYAD : Le ministère saoudien des Affaires étrangères a invité les factions du sud du Yémen à tenir un dialogue à Riyad afin de « discuter de solutions justes à la question du Sud ».

Dans un communiqué, le ministère a précisé que la conférence, prévue dans la capitale saoudienne, avait été demandée par Rachad Al-Alimi, président du Conseil de direction présidentielle yéménite. Le Royaume a exhorté l’ensemble des factions à y participer « pour élaborer une vision globale » à même de répondre aux aspirations de la population du Sud.

Le Conseil de transition du Sud (STC), mouvement séparatiste, s’est récemment emparé de territoires dans les gouvernorats de l’Hadramaout et d’Al-Mahra.

L’Arabie saoudite a estimé que l’action du STC constituait une menace directe pour la sécurité nationale du Royaume et pour la stabilité régionale.

Plus tôt cette semaine, la coalition militaire soutenant le gouvernement yéménite a mené des frappes aériennes visant un chargement d’armes et de véhicules destiné aux forces séparatistes du Sud. Cette cargaison était arrivée au port d’al-Mukalla à bord de deux navires.

L’Arabie saoudite a réitéré que la seule voie permettant de résoudre la question du Sud passe par le dialogue.

Mardi, des pays du Golfe et d’autres pays arabes ont exprimé leur soutien au gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Israël mène des frappes au nord du Litani sur fond d’escalade des tensions avec le Hezbollah

De la fumée s'élève après que des avions de combat israéliens ont pris pour cible les hauteurs de Rihan, dans le district de Jezzine, au sud du Liban, le 2 janvier 2026. (AFP)
De la fumée s'élève après que des avions de combat israéliens ont pris pour cible les hauteurs de Rihan, dans le district de Jezzine, au sud du Liban, le 2 janvier 2026. (AFP)
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  • Des raids menés au lendemain de signaux envoyés par Tel-Aviv évoquant une possible reprise des frappes, accusant le Liban de « ne pas aller assez vite »
  • Le président américain Donald Trump affirme que le Hezbollah « doit être complètement désarmé »

​​​​​​BEYROUTH : Des frappes aériennes israéliennes ont visé vendredi plusieurs zones situées au nord du fleuve Litani, un jour après qu’Israël a indiqué qu’il pourrait reprendre ses attaques contre le Hezbollah, affirmant que l’armée libanaise « n’avançait pas assez rapidement » et que le groupe soutenu par l’Iran « reconstruisait son système militaire ».

Les raids ont touché plusieurs sites dans la région d’Iqlim Al-Tuffah, les hauteurs de Jabal Al-Rihane, ainsi que les localités de Mlikh et Aaramta dans le district de Jezzine, de même que la zone de Qal’at Meiss entre Ansar et Al-Zrariyah. Des frappes sur la zone de Tabna, à la périphérie d’Al-Baisariyah dans le district de Saïda–Zahrani, ont coupé la route reliant les villages voisins.

D’autres frappes ont visé la vallée entre Kafroue et Aazze dans le district de Nabatieh, les environs de Aïn Al-Tineh et Jabal Machghara dans la Békaa occidentale, tandis que des avions de guerre israéliens survolaient à basse altitude le sud du pays, atteignant l’espace aérien de Baalbek, du nord de la Békaa et des villages environnants.

Le porte-parole de l’armée israélienne, Avichay Adraee, a affirmé que les forces israéliennes avaient ciblé un « camp d’entraînement » de la force Radwan du Hezbollah, prétendument utilisé pour former ses membres « afin de planifier et d’exécuter des complots terroristes contre les forces militaires et les citoyens de l’État d’Israël ». Selon lui, « les éléments terroristes suivaient des entraînements au tir et des formations à l’utilisation de divers moyens de combat ».

Adraee a ajouté que l’armée israélienne avait frappé des « bâtiments et installations militaires servant au stockage d’armes » appartenant au Hezbollah, laissant entendre que les attaques pourraient se poursuivre.

L’écrivain politique Ali Al-Amin a déclaré à Arab News : « Les zones ciblées par les frappes israéliennes vendredi avaient déjà été visées à plusieurs reprises, mais il s’agit de vallées et d’espaces fermés appartenant au parti, s’étendant du sud à la Békaa occidentale, et tout le monde sait qu’elles abritent des bases et des centres d’armement. »

Il a ajouté que le Hezbollah « traverse actuellement un moment de faiblesse sans précédent. L’Iran, de son côté, fait face à une nouvelle impasse, confronté à des protestations internes à un moment de repli extérieur, ce qui signifie que, que le Hezbollah remette ou non ses armes, il se trouve dans une situation d’exposition marquée, dans un contexte de déséquilibre majeur ».

La fin de l’année 2025 constitue la date limite à laquelle le Liban s’est engagé à assurer le monopole de l’État sur les armes au sud du fleuve Litani. Le 8 janvier, lors de sa première session de l’année, le Conseil des ministres devrait entendre le rapport de l’armée libanaise annonçant l’achèvement de sa mission, en amont de la deuxième phase couvrant la zone sud jusqu’au fleuve Awali. Le Premier ministre Nawaf Salam a affirmé que le pays restait engagé à respecter ce calendrier.

Une source politique officielle a confirmé à Arab News : « Le commandant de l’armée présentera son rapport et l’institution militaire poursuivra sa mission. Il n’y aura aucun report. »

Le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Qassem, a déclaré dans un communiqué : « Le désarmement du Hezbollah est un projet américano-israélien visant le Liban, sa souveraineté et son indépendance, même s’il est présenté sous la bannière du monopole étatique des armes. »

Il a ajouté que réclamer le contrôle des armes dans un contexte de « poursuite des attaques israéliennes signifie que vous n’agissez pas dans l’intérêt du Liban, mais dans celui d’Israël ».

Jeudi, à l’issue de sa rencontre avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le président américain Donald Trump a déclaré que le Hezbollah « se comportait mal » et « devait être complètement désarmé », ajoutant que « le gouvernement libanais est quelque peu désavantagé » face au groupe.

Interrogé sur la question de savoir si Israël devait frapper le Hezbollah au Liban en raison du refus du groupe de se désarmer, Trump a répondu : « Nous verrons cela. »

Des sirènes ont retenti vendredi matin à Baram, en Galilée occidentale en Israël, et un missile a été lancé en direction d’une cible en Haute-Galilée, explosant au nord près des localités libanaises de Maroun Al-Ras et Yaroun. La radio de l’armée israélienne a indiqué plus tard qu’il s’agissait d’une fausse alerte et que le « suspect était un vol d’oiseaux ». 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Des milliers de personnes manifestent en faveur de Gaza à Istanbul

Des dizaines de milliers de personnes ont participé jeudi à un rassemblement en soutien à Gaza à Istanbul, brandissant des drapeaux palestiniens et turcs et appelant à la fin des violences dans ce territoire ravagé par la guerre. (AFP)
Des dizaines de milliers de personnes ont participé jeudi à un rassemblement en soutien à Gaza à Istanbul, brandissant des drapeaux palestiniens et turcs et appelant à la fin des violences dans ce territoire ravagé par la guerre. (AFP)
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  • Plus de 400 organisations de la société civile étaient présentes lors de cette mobilisation, dont l'un des organisateurs était Bilal Erdogan, le plus jeune fils du président turc Recep Tayyip Erdogan
  • Selon des sources policières et l'agence de presse officielle Anadolou, quelque 500.000 personnes ont pris part à la manifestation, au cours de laquelle plusieurs discours ont été prononcés

ISTANBUL: Des dizaines de milliers de personnes ont participé jeudi à un rassemblement en soutien à Gaza à Istanbul, brandissant des drapeaux palestiniens et turcs et appelant à la fin des violences dans ce territoire ravagé par la guerre.

Les manifestants se sont rassemblés sous un ciel bleu et par des températures glaciales pour marcher jusqu'au pont de Galata, où ils ont organisé un rassemblement sous le slogan "Nous ne resterons pas silencieux, nous n'oublierons pas la Palestine", a constaté un journaliste de l'AFP.

Plus de 400 organisations de la société civile étaient présentes lors de cette mobilisation, dont l'un des organisateurs était Bilal Erdogan, le plus jeune fils du président turc Recep Tayyip Erdogan.

Selon des sources policières et l'agence de presse officielle Anadolou, quelque 500.000 personnes ont pris part à la manifestation, au cours de laquelle plusieurs discours ont été prononcés et le chanteur d'origine libanaise Maher Zain a interprété sa chanson "Free Palestine".

"Nous prions pour que 2026 apporte le bonheur à toute notre Nation et aux Palestiniens opprimés", a déclaré Bilal Erdogan.

La Turquie, l'un des pays les plus critiques de la guerre lancée à Gaza, a joué un rôle actif dans les négociations pour un cessez-le-feu dans l'enclave palestinienne, qui a mis fin à la guerre meurtrière menée par Israël en réponse à l'attaque sans précédent du Hamas le 7 octobre 2023.

Mais la trêve, entrée en vigueur le 10 octobre, demeure précaire, les deux camps s'accusant mutuellement d'en violer les termes, tandis que la situation humanitaire dans le territoire reste critique.