L’émissaire saoudien auprès de l’ONU: Riyad accorde une grande importance aux droits de l'homme

Le représentant adjoint de l’Arabie saoudite auprès de l'ONU, Mohammed al-Ateeq, prononçant une déclaration lors d'une réunion de haut niveau de l'Assemblée générale des Nations unies portant sur le Plan d'action mondial des Nations unies pour la lutte contre la traite des personnes à New York. (Photo, SPA)
Le représentant adjoint de l’Arabie saoudite auprès de l'ONU, Mohammed al-Ateeq, prononçant une déclaration lors d'une réunion de haut niveau de l'Assemblée générale des Nations unies portant sur le Plan d'action mondial des Nations unies pour la lutte contre la traite des personnes à New York. (Photo, SPA)
Le représentant adjoint de l’Arabie saoudite auprès de l'ONU, Mohammed al-Ateeq, prononçant une déclaration lors d'une réunion de haut niveau de l'Assemblée générale des Nations unies portant sur le Plan d'action mondial des Nations unies pour la lutte contre la traite des personnes à New York. (Photo, SPA)
Le représentant adjoint de l’Arabie saoudite auprès de l'ONU, Mohammed al-Ateeq, prononçant une déclaration lors d'une réunion de haut niveau de l'Assemblée générale des Nations unies portant sur le Plan d'action mondial des Nations unies pour la lutte contre la traite des personnes à New York. (Photo, SPA)
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Publié le Jeudi 25 novembre 2021

L’émissaire saoudien auprès de l’ONU: Riyad accorde une grande importance aux droits de l'homme

  • Mohammed al-Ateeq déclare que le système de lutte contre les crimes de traite des êtres humains est l'une des réglementations les plus importantes du Royaume.
  • Il assure que la question reste une priorité absolue et une préoccupation pour son pays

LONDRES: L'Arabie saoudite a déclaré qu'elle accordait «une grande importance à la promotion et à la protection des droits de l'homme», a déclaré mercredi l'émissaire du Royaume.

Lors d'une réunion de haut niveau de l'Assemblée générale des Nations unies portant sur le Plan d'action mondial des Nations unies pour la lutte contre la traite des personnes, le représentant adjoint de l’Arabie saoudite auprès de l'ONU, Mohammed al-Ateeq, a déclaré que ces droits «sont soutenus par des règlements et instructions qui garantissent la préservation de la dignité humaine, la protection des droits et la préservation de la liberté, sur la base des dispositions de la charia islamique, qui sont fondées sur les principes de justice, de liberté et d'égalité».

Il souligne que cette politique a fait progresser le rang du Royaume à l'échelle mondiale, en échange des réalisations tangibles qu'il a accomplies et qu’il continue d’accomplir sur le terrain.

Al-Ateeq précise que le système de lutte contre les crimes de traite des êtres humains, promulgué par décret royal en 2009, est l'une des réglementations les plus importantes du Royaume pour endiguer ces crimes.

Le système stipule des sanctions à l’encontre de ceux qui commettent ces crimes, mais clarifie également les droits des victimes de la traite des personnes et les soins qui devraient leur être prodigués pendant les diverses étapes de l'enquête et du jugement des accusés, dit-il.

Cela est conforme aux dispositions de la charia islamique et aux normes internationales auxquelles le Royaume adhère, souligne-t-il.

Il ajoute que pour assurer la coordination et l'intégration des efforts nationaux, une décision du Cabinet a été adoptée pour former un comité de lutte contre la traite des personnes au sein de la Commission des droits de l'homme, dont les membres comprennent des représentants d'agences gouvernementales chargées de combattre ces crimes.

Il explique que les autorités, en coopération avec le Haut-Commissariat aux droits de l'homme, ont élaboré un Plan national de lutte contre les crimes de traite des personnes en Arabie saoudite afin de servir de feuille de route aux efforts nationaux de prévention et de lutte.

Al-Ateeq assure que la question reste une priorité et une préoccupation majeure pour le Royaume, qui a redoublé d'efforts et d'attention aux niveaux local et international, et se félicite de «tous les aspects de la coopération avec la communauté internationale pour aider à combattre ce crime et garantir la dignité et la liberté de tous les êtres humains».


L'armée saoudienne intercepte des drones provenant d'Irak

Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
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  • Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak
  • Ceux-ci visaient des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense

RIYAD: Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense.

"Des attaques terroristes ont été lancées depuis le territoire irakien par des milices terroristes soutenues par l'Iran", a affirmé le ministère dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

 

 

 


Le Liban renforce le contrôle de ses ports, asséchant ainsi les sources de financement du Hezbollah

Ci-dessus, des conteneurs en cours de déchargement d’un navire amarré au port de Beyrouth, le 1er novembre 2024. (Photo d’archive AFP)
Ci-dessus, des conteneurs en cours de déchargement d’un navire amarré au port de Beyrouth, le 1er novembre 2024. (Photo d’archive AFP)
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  • Selon des sources sécuritaires, les mesures mises en place ces derniers mois ont dépassé le simple cadre d’une réorganisation des opérations au sein de ces installations
  • Elles ont également porté un coup à l’infrastructure logistique du Hezbollah en restreignant considérablement les itinéraires de contrebande et en perturbant les circuits de financement qui opéraient via la frontière syrienne

BEYROUTH : La confrontation entre le Liban et le Hezbollah ne se limite plus à la question des armes du groupe et à la mise en œuvre des engagements internationaux dans le Sud. Elle s’est étendue à une campagne plus large visant à renforcer le contrôle de l’État sur les ports maritimes, l’aéroport et les postes-frontières, afin de limiter l’influence du Hezbollah et de couper ses sources de financement illicites.

Depuis l’élection du président Joseph Aoun et la formation du gouvernement du Premier ministre Nawaf Salam, les autorités ont mis en œuvre une stratégie sécuritaire et administrative visant à réaffirmer le contrôle souverain sur les points d’entrée terrestres, maritimes et aériens du pays.

Selon des sources sécuritaires, les mesures mises en place ces derniers mois ont dépassé le simple cadre d’une réorganisation des opérations au sein de ces installations. Elles ont également porté un coup à l’infrastructure logistique du Hezbollah en restreignant considérablement les itinéraires de contrebande et en perturbant les circuits de financement qui opéraient via la frontière syrienne, l’aéroport de Beyrouth et le port de Beyrouth.

L’influence du Hezbollah recule

Alors que les mesures de lutte contre la contrebande et de contrôle des frontières continuent d’être renforcées, leurs effets sont déjà visibles, le Hezbollah perdant de son influence au sein d’institutions où il exerçait autrefois une emprise considérable.

Une source impliquée dans la surveillance des points de passage terrestres, maritimes et aériens du Liban a déclaré à Asharq Al-Awsat que l’influence du Hezbollah au sein de ces installations avait diminué à un niveau sans précédent depuis l’arrivée au pouvoir de la nouvelle administration.

Selon cette source, ce changement a directement affecté les capacités financières et logistiques du groupe, qui, avant la dernière guerre, bénéficiait d’un environnement sécuritaire et administratif différent permettant la circulation des marchandises et des liquidités avec relativement peu de contraintes.

Ces derniers mois, l’État libanais a également renforcé la surveillance technique en déployant des scanners modernes au port de Beyrouth, à l’aéroport international Rafic Hariri de Beyrouth et au poste-frontière de Masnaa. Ces équipements ont permis de freiner la contrebande de marchandises, de matières interdites et d’argent liquide via ces installations.

La source a ajouté que les passages illégaux, qui constituaient depuis des années l’épine dorsale du réseau logistique du Hezbollah, « ne jouent plus le rôle qu’ils jouaient autrefois », les autorités syriennes ayant renforcé les contrôles de leur côté de la frontière, parallèlement au renforcement des mesures de contrôle libanaises. En conséquence, le trafic transfrontalier illégal a chuté à des niveaux que la source a qualifiés de quasi négligeables.

Un changement fondamental

La source a noté que la situation aux points de passage non officiels avec la Syrie a radicalement changé par rapport aux années précédentes, lorsque des camions liés au Hezbollah auraient traversé régulièrement la frontière, profitant de la faiblesse de l’État et de la marginalisation des institutions officielles au profit du groupe et des réseaux de contrebande opérant dans son orbite.

Ces changements se sont étendus au-delà de la circulation des marchandises pour toucher les réseaux de financement du groupe. Une source officielle a fait état d’une baisse marquée des tentatives d’introduction au Liban, via l’aéroport, de sacs contenant de l’argent liquide et de l’or, ainsi que de la contrebande de pilules de Captagon et de haschisch, activités que la source a décrites comme figurant parmi les opérations illicites les plus importantes liées au trafic transfrontalier.

La source a également souligné l’importance de la décision du gouvernement d’interdire aux avions iraniens d’atterrir à l’aéroport international Rafic Hariri de Beyrouth, affirmant que cela avait renforcé la pression sur les canaux d’approvisionnement du Hezbollah en fermant l’une des voies qui aurait été utilisée pour acheminer des liquidités et d’autres formes de soutien matériel au groupe.

Des responsables ont également qualifié la chute du régime de Bachar al-Assad de tournant le plus important — et de coup le plus dur — auquel le Hezbollah ait été confronté depuis sa création. La Syrie n’offrant plus ce qu’ils ont décrit comme un environnement logistique sûr, le Hezbollah et l’Iran ont perdu l’un de leurs principaux couloirs pour acheminer des armes et des fonds au Liban.

Une source sécuritaire a déclaré à Asharq Al-Awsat que l’influence du Hezbollah au sein des institutions chargées de superviser les ports et les postes-frontières était devenue « quasi inexistante » à la suite d’une série de mesures sécuritaires et administratives visant à reconstruire les systèmes de contrôle au port de Beyrouth, à l’aéroport international Rafic Hariri et au poste-frontière de Masnaa.

Selon cette source, ces mesures ont notamment consisté à réaffecter de nombreux agents de sécurité et du personnel administratif soupçonnés d’avoir été sous l’influence du Hezbollah et qui auraient facilité le passage de marchandises de manière quasi quotidienne. Cette restructuration, a précisé la source, a comblé des failles qui constituaient depuis longtemps des points faibles au sein des agences chargées de surveiller ces installations.

La source a ajouté que les autorités ne se sont pas limitées à des remaniements administratifs. Elles ont également ouvert des enquêtes et engagé des poursuites judiciaires à l’encontre de personnes soupçonnées d’avoir facilité le passage de marchandises, de sacs d’argent liquide et de bijoux pour le compte du Hezbollah au cours des derniers mois, dans le cadre d’une politique plus large visant à démanteler les réseaux d’influence du groupe au sein des institutions publiques.


Iran: les Gardiens de la Révolution stoppent six navires dans le détroit d'Ormuz

La marine des Gardiens de la Révolution iraniens a empêché lundi six navires d'emprunter le détroit d'Ormuz après qu'ils ont tenté d'y transiter par des routes non autorisées par les autorités iraniennes, a rapporté la télévision d'Etat. (AFP)
La marine des Gardiens de la Révolution iraniens a empêché lundi six navires d'emprunter le détroit d'Ormuz après qu'ils ont tenté d'y transiter par des routes non autorisées par les autorités iraniennes, a rapporté la télévision d'Etat. (AFP)
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  • "La nuit dernière, six navires qui tentaient de passer par une route autre que celle désignée ont été stoppés par la marine des Gardiens de la Révolution à l'aide de tirs de semonce et contraints de faire demi-tour"
  • Plus tôt, la télévision d'Etat avait fait état d'un "incident" impliquant un navire, sans fournir davantage de précisions

TEHERAN: La marine des Gardiens de la Révolution iraniens a empêché lundi six navires d'emprunter le détroit d'Ormuz après qu'ils ont tenté d'y transiter par des routes non autorisées par les autorités iraniennes, a rapporté la télévision d'Etat.

"La nuit dernière, six navires qui tentaient de passer par une route autre que celle désignée ont été stoppés par la marine des Gardiens de la Révolution à l'aide de tirs de semonce et contraints de faire demi-tour", a indiqué un correspondant de la télévision d'Etat depuis le Golfe.

Plus tôt, la télévision d'Etat avait fait état d'un "incident" impliquant un navire, sans fournir davantage de précisions.

Samedi, les Gardiens, armée idéologique iranienne, avaient annoncé avoir stoppé quatre navires qui tentaient de traverser la partie sud du détroit après avoir tiré des coups de semonce.

Les forces armées iraniennes ont à plusieurs reprises empêché des navires de franchir ce passage maritime stratégique en effectuant ces tirs.

Après la reprise des hostilités avec Washington le 7 juillet, l'Iran a de nouveau verrouillé le détroit d'Ormuz, une voie maritime cruciale pour le commerce mondial des hydrocarbures, revendiquant d'imposer des droits de passage sur les bateaux et autorisant uniquement la route longeant ses côtes.