Tunisie: libération d'un présentateur TV ayant critiqué Saïed

Des manifestants tunisiens affrontent les forces de sécurité lors d'une manifestation devant le parlement, contre la prise des pouvoirs par leur président Kais Saied, dans la capitale Tunis, le 14 novembre 2021. (Photo, AFP)
Des manifestants tunisiens affrontent les forces de sécurité lors d'une manifestation devant le parlement, contre la prise des pouvoirs par leur président Kais Saied, dans la capitale Tunis, le 14 novembre 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 26 novembre 2021

Tunisie: libération d'un présentateur TV ayant critiqué Saïed

Des manifestants tunisiens affrontent les forces de sécurité lors d'une manifestation devant le parlement, contre la prise des pouvoirs par leur président Kais Saied, dans la capitale Tunis, le 14 novembre 2021. (Photo, AFP)
  • Amer Ayad, présentateur de la chaîne Zitouna TV, a été remis en liberté conditionnelle durant la durée de son procès, dont la prochaine audience aura lieu le 20 janvier
  • Au début de l'émission, le présentateur Amer Ayad avait commenté de façon critique la nomination de Najla Bouden, première femme à la tête d'un gouvernement tunisien

TUNIS: Un tribunal militaire tunisien a ordonné jeudi la libération d'un journaliste de télévision arrêté début octobre après avoir formulé lors de son émission de virulentes critiques contre le président Kais Saied, a indiqué son avocat. 
Amer Ayad, présentateur de la chaîne Zitouna TV, a été remis en liberté conditionnelle durant la durée de son procès, dont la prochaine audience aura lieu le 20 janvier, a déclaré l'avocat, Samir Ben Omar. 
Le député Abdellatif al-Aloui qui participait à l'émission en question avait été arrêté en même temps que le présentateur mais déjà remis en liberté quelques jours plus tard. 
Au début de l'émission, le présentateur Amer Ayad avait commenté de façon critique la nomination de Najla Bouden, première femme à la tête d'un gouvernement tunisien.  
« Elle ne sera qu'un serviteur du Sultan et un exécutant de ses ordres », a-t-il lancé, estimant que le « populiste » Saied n'avait pas réussi à trouver un homme pour ce poste.  
Abdellatif Al-Aloui, membre de la formation islamo-conservatrice Al-Karama, alliée du parti Ennahdha qui disposait du plus grand nombre de sièges dans le Parlement gelé fin juillet, figurait parmi les invités de cette émission. 
Le président Saied a annoncé par surprise le 25 juillet qu'il limogeait le Premier ministre, suspendait les activités du Parlement et reprenait en main le pouvoir judiciaire.  
Il a assuré vouloir « sauver » le pays d'un « péril imminent », caractérisé par les blocages parlementaires et la crise socio-économique aggravée par l'épidémie de Covid-19. 
La chaîne Zitouna TV est considérée par les observateurs comme proche de Al-Karama et Ennahdha, partis qui sont les bêtes noires de M. Saied. 
Dans l'émission, le député avait affirmé avoir « le courage de dire » que les mesures décidées par M. Saied étaient « un coup d'Etat ». Il avait aussi jugé que c'était « une honte pour la condition féminine » d' »utiliser (la nomination de Mme) Bouden comme alibi » pour dissimuler la réalité, selon lui. 


Deux militaires des Émirats arabes unis tués, l'Iran poursuit ses frappes dans le Golfe

Le 8 mars 2026, des immeubles de grande hauteur se dressent sous un ciel couvert le long de la corniche de Doha. (File/AFP)
Le 8 mars 2026, des immeubles de grande hauteur se dressent sous un ciel couvert le long de la corniche de Doha. (File/AFP)
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  • De fortes explosions ont été entendues à Doha
  • Les défenses aériennes des Émirats arabes unis ont déclaré avoir détecté 15 missiles balistiques.

DUBAI : Les défenses aériennes du Qatar et des Émirats arabes unis ont intercepté des missiles et des drones lundi, alors que le conflit avec l'Iran continue de se propager dans le Golfe, les autorités des deux pays faisant état d'explosions et d'interceptions aériennes.

Les Émirats arabes unis ont déclaré que deux membres des forces armées ont été tués à la suite du crash d'un hélicoptère dû à une défaillance technique alors qu'ils exerçaient leurs fonctions dans le pays lundi.

Le ministère de la défense a présenté "ses plus sincères condoléances et sa sympathie aux familles".

Le ministère de la défense du Qatar a indiqué que les forces armées avaient intercepté une attaque au missile.

Des témoins de l'agence Reuters et des journalistes de l'AFP ont également rapporté avoir entendu de fortes explosions à Doha.

Les défenses aériennes des Émirats arabes unis ont déclaré avoir détecté 15 missiles balistiques, dont 12 ont été détruits, tandis que 3 missiles sont tombés en mer.

Au total, 18 drones ont également été détectés, dont 17 ont été interceptés, tandis qu'un autre est tombé à l'intérieur du territoire national.

Depuis le début de la guerre, les Émirats arabes unis ont déclaré avoir intercepté 233 des 253 missiles balistiques, 1 359 des 1 440 drones et détruit 8 missiles de croisière.

Ces attaques ont fait 4 morts parmi les ressortissants pakistanais, népalais et bangladais, et 117 personnes ont été légèrement blessées.


Un mort après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël

 Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave. (AFP)
Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave. (AFP)
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  • Des images tournées par l'AFP ont montré des équipes de secouristes et forces de sécurité déployées dans une rue de la localité de Yehud, dans le centre d'Israël, allant ensuite inspecter un bâtiment voisin
  • Sur place, un journaliste de l'AFP a vu un monte-charge explosé sous l'effet d'un impact, qui a touché selon les secouristes une structure bétonnée encore en construction

YEHUD: Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave.

Des images tournées par l'AFP ont montré des équipes de secouristes et forces de sécurité déployées dans une rue de la localité de Yehud, dans le centre d'Israël, allant ensuite inspecter un bâtiment voisin.

Sur place, un journaliste de l'AFP a vu un monte-charge explosé sous l'effet d'un impact, qui a touché selon les secouristes une structure bétonnée encore en construction.

"Immédiatement après l'activation des sirènes", des équipes de secours ont été dépêchées "sur plusieurs sites du centre d'Israël", parmi lesquels le chantier de Yehud, a déclaré le Magen David Adom (MDA), l'équivalent israélien de la Croix-Rouge.

Deux hommes "souffrant de blessures graves provoquées par des débris" ont été dégagés des décombres, et l'un est décédé peu après, a ajouté le MDA.

"La situation était difficile. Les deux victimes gisaient inconscientes et souffraient de graves blessures dues à des débris", a témoigné Liz Goral, une ambulancière paramédicale du MDA, citée dans un communiqué.

Le chef de l'opposition israélienne, Yaïr Lapid, qui s'est rendu sur les lieux, a affirmé aux journalistes que "l'Iran visait des civils de manière délibérée".

"Voyez-vous des installations militaires autour de vous?", a-t-il dit, "ce qu'ils essaient de faire, c'est de transformer cette guerre, d'une guerre entre armées en une guerre contre les civils".

Dans une rue de Bat Yam, une autre localité frappée au sud de Tel-Aviv, un photographe de l'AFP a vu une voiture écrasée alors que les forces de sécurité inspectaient les lieux.

L'armée a indiqué que des soldats menaient des recherches sur plusieurs sites touchés dans le centre d'Israël.

Selon les services de secours, 11 personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées, dont trois grièvement, après des tirs de missiles en Israël depuis le début de la guerre avec l'Iran, le 28 février, déclenchée par une offensive israélo-américaine massive contre la République islamique.

 

 


L'émir du Koweït condamne l'attaque «brutale» de l'Iran contre son pays

L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes. (AFP)
L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes. (AFP)
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  • "Notre pays a été la cible d'une attaque brutale de la part d'un pays musulman voisin, que nous considérons comme ami, alors même que nous n'avons autorisé l'utilisation ni de notre territoire, ni de notre espace aérien"
  • Il a également réaffirmé le "droit plein et inhérent du Koweït à la légitime défense", s'exprimant pour la première fois depuis le début des attaques iraniennes le 28 février

KOWEIT: L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes.

"Notre pays a été la cible d'une attaque brutale de la part d'un pays musulman voisin, que nous considérons comme ami, alors même que nous n'avons autorisé l'utilisation ni de notre territoire, ni de notre espace aérien, ni de nos côtes pour aucune action militaire contre lui, et que nous le leur avons répété à maintes reprises par nos canaux diplomatiques", a déclaré l'émir, Mechaal al-Ahmad Al-Sabah, dans un discours télévisé.

Il a également réaffirmé le "droit plein et inhérent du Koweït à la légitime défense", s'exprimant pour la première fois depuis le début des attaques iraniennes le 28 février.