Elections en Algérie: participation «en-deçà» des espérances

Une femme vote lors des élections locales algériennes dans un bureau de vote de la capitale Alger le 27 novembre 2021. (Photo, AFP)
Une femme vote lors des élections locales algériennes dans un bureau de vote de la capitale Alger le 27 novembre 2021. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Dimanche 28 novembre 2021

Elections en Algérie: participation «en-deçà» des espérances

  • Le président de l'Autorité électorale indépendante ANIE, Mohamed Charfi a annoncé une participation de 35,97% pour les municipales et 34,39% pour les départementales, avec à chaque fois plus de 8 millions de votants sur 23 millions d'inscrits
  • L'affluence est restée «faible, contrairement à ce qu'espérait tout le monde», notamment à cause de «l'indifférence» de la population

ALGER : La participation aux élections locales en Algérie a été plus forte samedi qu'aux précédents scrutins, gagnant 12 points par rapport aux législatives pour atteindre environ 35%, mais elle est "en-deçà" des espérances, selon des commentaires des médias et experts dimanche.

Le président de l'Autorité électorale indépendante ANIE, Mohamed Charfi a annoncé une participation de 35,97% pour les municipales et 34,39% pour les départementales, avec à chaque fois plus de 8 millions de votants sur 23 millions d'inscrits. Les résultats ne sont pas attendus avant plusieurs jours.

En juin, trois jours s'étaient écoulés avant de premiers résultats provisoires.

Pour le journal El Watan, "les élections n'ont, malgré leur caractère de proximité, pas drainé des foules", illustration du fait que les électeurs "n'ont toujours pas confiance en l'acte électoral".

El Watan a rappelé qu'aux précédentes élections locales en 2017, l'affluence avait dépassé les 44%, avec plus de dix millions d'électeurs sur 22 millions. 

L'ANIE a rejeté dès samedi toute comparaison avec les élections locales organisées sous l'ère de l'ancien président Abdelaziz Bouteflika (1999-2019).

Son président a expliqué que les modes de scrutin étaient différents et qu'on ne pouvait comparer qu'avec les votes organisés depuis la présidentielle de décembre 2019 qui a vu l'élection du président Abdelmajid Tebboune, avec 58% des suffrages et près de 40% de participation.

Pour M. Charfi, la participation aux élections a fait "un bond en avant" par rapport aux législatives de juin, marquées par le plus fort taux d'abstention de l'histoire algérienne, avec seulement 23% de votants.

«Indifférence»

L'affluence est restée "faible, contrairement à ce qu'espérait tout le monde", notamment à cause de "l'indifférence" de la population, a analysé pour l'AFP, Toufik Bougaada, enseignant en sciences politiques à l'Université d'Alger.

Il a néanmoins souligné que le taux "est réel et représente véritablement l'électorat", en dépit de quelques abus qui n'affectent pas le pourcentage général. "En Algérie, nous avons dépassé le problème de la fraude généralisée", a estimé le politologue. 

Selon les médias algériens, les élections se sont déroulées sans incidents majeurs contrairement aux précédents scrutins.

Après le référendum de novembre 2020 et les législatives, des scrutins constituaient un nouveau test pour le président Tebboune, qui a promis de renouveler toutes les institutions de l'ère Bouteflika qu'il jugeait "gangrénées par la fraude et l'argent sale".

Samedi, après avoir voté, M. Tebboune a qualifié les scrutins de "dernière étape pour l'édification d'un Etat moderne (...), économiquement fort" dans un cadre de "démocratie et liberté du citoyen". 

Pour le quotidien El Khabar, "malgré une amélioration", la participation est restée "en-deçà du niveau (souhaité), étant donné que les élections locales suscitent toujours l'intérêt des citoyens". 

Même opinion pour Echorouk, qui a décerné la "mention acceptable" au taux de participation.


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Short Url
  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Short Url
  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Short Url
  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.