Malek Gheni, étoile montante de la mode tunisienne

Malek Gheni fait face aux nombreux défis et aux obstacles inhérents à son pays (Fournie)
Malek Gheni fait face aux nombreux défis et aux obstacles inhérents à son pays (Fournie)
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Publié le Vendredi 25 septembre 2020

Malek Gheni, étoile montante de la mode tunisienne

  • L'œuvre de Malek Gheni s'inspire de l'histoire des religions et de l'architecture ecclésiastique
  • «Dans la mode, il n'y a pas de frontières, on ressent une liaison avec les autres cultures»

PARIS: «Nul n'est prophète en son pays», dit l'expression qui tire sa source de l'Évangile selon saint Luc. Toutefois, tel ne semble pas être le cas du designer Malek Gheni, qui a été consacré lors de la Fashion Week de Tunis en juin 2019. Il a ainsi été surnommé «le nouveau génie de la mode tunisienne» par un célèbre magazine local. «J’ai été surpris parce que c'était ma première collection. C'est un déclic dans ma carrière», déclare-t-il.

Malgré ce succès, Malek Gheni fait face aux nombreux défis et aux obstacles inhérents à son pays. «La Tunisie est un terrain vierge dans le domaine de la mode. Il n’y a que trois ou quatre stylistes très connus. Il n'y a pas de matières premières. On se débrouille avec nos moyens. Je me sens isolé ici. Il n'y a pas beaucoup d'opportunités. Même les créateurs connus ont des difficultés pour communiquer et pour se créer un réseau avec le monde arabe et l'Europe. Je travaille beaucoup, mais je sens que, même lorsque l'on arrive au sommet, il est bien difficile d'exporter son travail.» Pour y remédier, il compte développer son carnet d’adresses et surtout participer à des événements à l’étranger.

Le natif de Nabeul, au nord-est de la Tunisie, peut-il changer de paradigme?

Malek Gheni, 27 ans, vit une ascension spectaculaire depuis son passage remarqué dans l'émission Project Runway Middle East, une compétition très populaire diffusée sur la chaîne MBC, dont l’objectif est de mettre en valeur les jeunes talents du monde arabe dans le domaine de la mode et du design.

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Malek Gheni, 27 ans, vit une ascension spectaculaire depuis son passage remarqué dans l'émission Project Runway Middle East (Fournie)

L'œuvre de Malek Gheni est surprenante et offre au regard de nouvelles perspectives grâce à un parti pris de modernité.

«Lors de la Fashion Week de Tunis en 2019, j’ai présenté ma première collection avec quatorze robes. Et la présence de cuissardes sur le défilé a été très remarquée et appréciée! Cette collection a deux styles distincts car je suis un peu schizophrène: d’une part, bling-bling et paillettes et, d’autre part, très simple, monacal, avec une petite touche de broderie. Quant aux robes, elles sont courtes avec des formes géométriques significatives car je m'inspire beaucoup de l'architecture des églises.»

Des collections qui ont une histoire

Saluée pour sa modernité, cette collection avait pour thème les Amish, une communauté religieuse chrétienne repliée sur elle-même et refusant la vie moderne. «J’entreprends de nombreuses recherches. Je lis beaucoup. J’aime proposer des collections qui ont une histoire. Je voulais raconter celle des femmes amish qui ont choisi de quitter cette communauté pour découvrir le monde moderne, la mode, ainsi que les couleurs vives. D’où la présence de fortes couleurs», explique-t-il.

Cette source d’inspiration n’est pas nouvelle. «Dans la mode, il n'y a pas de frontières. On ressent une liaison avec les autres cultures. Dans mon enfance, je me rappelle que je ressentais quelque chose quand je voyais l'architecture des églises à la télévision. À l’Esmod, l’école de la mode, toutes mes collections étaient liées au thème de l'église. Mon projet de fin d'études – pour lequel j’ai créé une collection avec des robes brodées et des motifs inspirés de l'église – avait pour titre: «Un dîner à l'église pour célébrer l'innocence du Judas».

Malek Gheni est un artiste qui se laisse aussi guider par son intuition et ses émotions. «Quand je suis en train de faire un croquis, je me laisse guider en jouant avec les lignes et, petit à petit, cela donne naissance à une robe. On dirait que je suis une marionnette.»

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Malek Gheni est un artiste qui se laisse aussi guider par son intuition et ses émotions (Fournie)

Le jeune designer a toujours comme dessein de casser les codes, notamment en mettant en lumière, comme ce fut le cas lors de sa première collection, un élément qui est très souvent caché dans les défilés de mode: les chaussures. Il souhaite continuer dans cette voie: «Je suis en train de préparer une collection. Mon objectif est de créer une nouvelle marque de chaussures. Je tiens cette passion de mon père qui est designer de chaussures. Collaborer avec lui sera incroyable et je pourrai bien entendu le faire avec ma touche personnelle.»

Son objectif ultime est de «laisser une signature dans le domaine de la mode pour la postérité».

 


«Mon chat s'appelle Zizou»: à Paris, les supporters ont accueilli le sélectionneur Zidane

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  • Zidane: Une génération qu'il aura la tâche de faire encore grandir après un mandat de 14 ans de Didier Deschamps, et une Coupe du monde remportée en 2018
  • "Comme Didier Deschamps, (Zidane) est un gagnant, poursuit le comptable de 34 ans, on espère qu'il mettra un peu plus de jeu, mais déjà à la dernière coupe du monde il y en avait et j'espère juste le voir gagner"

PARIS: Et soudain, une porte coulisse, laissant entrevoir la silhouette de la légende de l'équipe de France. Tout juste nommé sélectionneur des Bleus, 20 ans après la fin de sa carrière de joueur, Zinédine Zidane s'arrête devant la centaine de supporters, patientant pour une photo ou un autographe de l'homme du jour.

"J'ai rencontré Zidane, le maillot est signé", se réjouit Romain, 29 ans, portant à la fois la tunique des Bleus sur le dos, et tenant dans la main celle de la Coupe du monde 2006, qui avait marqué la fin de l'ère "ZZ" en équipe de France.

De ce Mondial, Milya, 10 ans, en a visionné récemment "le coup de boule", image aussi triste que célèbre de l'ancien meneur de jeu, exclu lors de la finale perdue contre l'Italie pour son geste sur Marco Materazzi.

Bien sur, la petite fille n'a pas connu Zinédine Zidane joueur mais "Papa est un grand fan". A tel point qu'à la maison, le poisson rouge s'appelle "Zizou" et le chat "OM".

"On venait pour un week-end de deux jours et on s'est dit qu'on allait être là, raconte à l'AFP sa mère Cindy, 35 ans et coordinatrice d'un habitat inclusif, on est tous fans de foot dans la famille, mais aussi de l'OM, donc Zidane, ça a du sens", reprend-elle, installée près des barrières posées en face du siège de la Fédération française de football, dans le 15e arrondissement de Paris.

"Une histoire du foot" 

Chez Xavier aussi, on a "appelé le chat Zizou", de quoi perturber son fils Hugo, 7 ans, qui apprendra à connaître davantage le champion du monde 98 comme celui qui accompagnera Kylian Mbappé, Ousmane Dembélé ou encore Bradley Barcola.

Une génération qu'il aura la tâche de faire encore grandir après un mandat de 14 ans de Didier Deschamps, et une Coupe du monde remportée en 2018.

"Comme Didier Deschamps, (Zidane) est un gagnant, poursuit le comptable de 34 ans, on espère qu'il mettra un peu plus de jeu, mais déjà à la dernière coupe du monde il y en avait et j'espère juste le voir gagner".

"Quand on voit comment se structure l'Espagne (sacrée au Mondial-2026, ndlr), le challenge sera là, complète Fabrice, cadre de 54 ans, il faudra voir comment structurer une équipe avec un fort potentiel".

Ce dernier a vécu en 1998, depuis le Stade de France, la finale qui avait sacré les Français pour la première fois, avec un doublé du natif de Marseille. Un souvenir qui a évidemment marqué d'autres supporters réunis à Paris.

Les drapeaux s'agitent, et les membres de l'association des "Irrésistibles français" lancent une Marseillaise ou encore des chants pour patienter. Autour d'eux, certains passants s'arrêtent par curiosité, quand une compagnie de CRS, venue de Marseille, veille au bon déroulement de l'attente, qui a pris fin ce mardi.

"C'est une histoire du football français que l'on voit aujourd'hui, reprend Romain, employé dans la communication, Zidane c'est la France mais aussi au delà. J'ai grandi avec lui, les premiers matches que j'ai suivis étaient avec lui".

Les prochains le seront avec Zinédine Zidane le sélectionneur.

 


L’UNESCO inscrit six sites de la région MENA sur la Liste du patrimoine mondial

Les châteaux du Mont Amel ont été inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. (X/@UNESCO)
Les châteaux du Mont Amel ont été inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. (X/@UNESCO)
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  • Une procédure d’urgence qui reflète l’impact des conflits armés, du changement climatique et d’autres crises

DUBAÏ : Du premier site naturel des Émirats arabes unis inscrit au patrimoine mondial aux sites historiques de Palestine et du Liban, six nouveaux sites du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord ont été inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Les nouveaux sites inscrits sont : Wadi Wurayah à Fujaïrah, la réserve marine d’Aqaba en Jordanie, le château d’Alamut et les fortifications associées en Iran, le village tunisien de Sidi Bou Saïd, les châteaux du Mont Amel au Liban et Sebastia en Palestine.

Le comité a également approuvé l’inscription du paysage migratoire de Boma-Badingilo, au Soudan du Sud, selon une procédure d’urgence, tout comme les châteaux du Mont Amel et Sebastia.

L’UNESCO a indiqué que cette procédure d’urgence reflétait l’impact croissant des conflits armés, du changement climatique et d’autres crises, qui mettent gravement en péril le patrimoine culturel et naturel. Les trois sites ont ainsi été ajoutés à la Liste du patrimoine mondial en péril.

Par ailleurs, le comité a inscrit trois sites déjà classés sur la Liste du patrimoine mondial en péril, estimant que les valeurs pour lesquelles ils avaient été reconnus étaient désormais menacées. Il s’agit de l’ancienne cité de Chersonèse taurique et sa chôra en Ukraine, du centre historique de Paramaribo au Suriname et de Tyr, au Liban. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Le Showmatch de la EWC 2026: Karim Benzema écrase Amin à travers l’écran

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  • Avant même de poser les mains sur la manette, Karim Benzema affichait une sérénité totale, fidèle à son statut de compétiteur
  • « Ça va, je me débrouille bien. On va voir, mais j'ai un bon coéquipier, donc ça va le faire. Je crois en ses capacités. Évidemment, les gens qui ont du talent, ils en ont de la tête jusqu'au bout des pieds. C'est partout. »

PARIS: Dans une ambiance survoltée, l'arène du Hall 1 du Parc des expositions de Paris a accueilli le Showmatch EA SPORTS FC, l'un des temps forts de l'Esports World Cup 2026.

Sur scène, deux figures françaises majeures se sont affrontées dans un duel aussi symbolique que spectaculaire : Karim Benzema, Ballon d'Or 2022, et Amine, star incontournable du streaming francophone.

Plus qu'un simple match, l'événement a incarné la fusion, désormais évidente, entre football, esport et culture digitale.

D'un côté, Karim Benzema était associé à Bruce Grannec, légende du jeu vidéo de football. De l'autre, Amine était épaulé par Brak, autre pilier de la scène EA SPORTS FC, dans une atmosphère électrique, portée par les commentaires d'Omar Da Fonseca et l'animation de Loupiote.

Avant même de poser les mains sur la manette, Karim Benzema affichait une sérénité totale, fidèle à son statut de compétiteur.

« Ça va, je me débrouille bien. On va voir, mais j'ai un bon coéquipier, donc ça va le faire. Je crois en ses capacités. Évidemment, les gens qui ont du talent, ils en ont de la tête jusqu'au bout des pieds. C'est partout. »

Une déclaration révélatrice de la confiance du champion français envers Bruce Grannec, véritable référence mondiale sur EA SPORTS FC.

En face, Amine incarnait une autre forme de pression, celle d'une génération de créateurs capables de mobiliser des millions de fans autour du football et du divertissement.

Le Showmatch est devenu un rendez-vous mondial. Depuis trois ans, il s'est imposé comme l'un des moments les plus attendus de l'Esports World Cup.

L'alchimie entre Benzema et Grannec

Neymar Jr., Ronaldo Nazário, Kaká ou encore Msdossary s'y sont déjà illustrés. En 2026, c'est la France qui est à l'honneur, avec Paris comme décor pour ce choc des cultures.

Sur scène, l'alchimie entre Benzema et Grannec a rapidement fait la différence. Grâce à leur maîtrise du jeu et de la technique, alliée à un sang-froid remarquable, le duo a pris le contrôle total de la rencontre, étouffant progressivement ses adversaires pour s'imposer sur le score sans appel de 4 à 0.

Après le match, Karim Benzema a tenu à saluer l'événement et le public, dans un moment empreint d'émotion.

« Je ne voyais pas ça comme ça, en fait. Déjà, merci à toutes les personnes qui sont venues, à celles qui sont présentes et à tous ceux qui ont organisé cet événement. Ça fait plaisir de jouer devant autant de monde. Merci à tous. »

L'ancien attaquant du Real Madrid insiste : « C'était un grand moment, avec de la passion, du plaisir et de très belles sensations. Il y a des gagnants et des perdants, mais l'essentiel, c'est d'avoir partagé ce moment ensemble. »

Fair-play malgré la défaite, Amine n'a pas cherché d'excuses. Fidèle à son image, il a salué la supériorité de ses adversaires avec humour et respect.

« On a quand même pris beaucoup de plaisir. On a passé un très bon moment. Ils étaient simplement meilleurs que nous : une meilleure vision du football, un meilleur gameplay. C'est tout. Bravo à eux. Merci pour le privilège, on a vraiment vécu un beau moment, et merci à tous ceux qui sont venus nous soutenir. »

Une réaction qui illustre parfaitement l'esprit du Showmatch : un esprit de compétition, mais surtout de partage.

Pour Mike McCabe, directeur général adjoint de la Fondation Esports, ce type de rencontre dépasse largement le cadre du jeu.

Karim Benzema, Ballon d'Or et quintuple vainqueur de la Ligue des champions, et Amine, créateur suivi par des millions de fans, incarnent deux formes de leadership moderne : celui du terrain et celui du numérique.

Organisée du 6 juillet au 23 août, l'Esports World Cup 2026 réunit plus de 2 000 joueurs, 200 clubs et 100 pays pour 25 tournois et une dotation de 75 millions de dollars. Un événement titanesque qui confirme l'essor mondial de l'esport.

Au-delà du score, cette soirée parisienne restera comme un moment charnière, un instant où les frontières entre sport traditionnel, gaming et création de contenu se sont définitivement effacées.

Dans une salle en fusion, Benzema, Amine, Grannec et Brak ont souligné une évidence : qu'il soit joué sur gazon ou sur console, le football reste avant tout une histoire de passion, d'émotion et de partage.