Naftali Bennett attendu aux Emirats pour la première visite d'un Premier ministre israélien

Le Premier ministre israélien Naftali Bennett (C) préside la réunion hebdomadaire du cabinet à Jérusalem, le 12 décembre 2021. (Photo, AFP)
Le Premier ministre israélien Naftali Bennett (C) préside la réunion hebdomadaire du cabinet à Jérusalem, le 12 décembre 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 12 décembre 2021

Naftali Bennett attendu aux Emirats pour la première visite d'un Premier ministre israélien

  • «Le Premier ministre s'envolera aujourd'hui» (dimanche) et doit «s'entretenir demain (lundi) avec le prince héritier d'Abou Dhabi cheikh Mohammed ben Zayed Al-Nahyane» notamment de «l'approfondissement des liens entre les deux pays»
  • Cette visite intervient alors que les négociations pour sauver l'accord sur le nucléaire iranien ont reprises à Vienne entre Téhéran et les grandes puissances

JERUSALEM : Naftali Bennett est attendu dimanche aux Emirats arabes unis pour la première visite officielle d'un Premier ministre israélien dans cette monarchie du Golfe, qui a normalisé en 2020 ses relations avec l'Etat hébreu.

"Le Premier ministre s'envolera aujourd'hui" (dimanche) et doit "s'entretenir demain (lundi) avec le prince héritier d'Abou Dhabi cheikh Mohammed ben Zayed Al-Nahyane" notamment de "l'approfondissement des liens entre les deux pays", est-il précisé dans un communiqué de son bureau.

"Il s'agit de la première visite officielle d'un Premier ministre israélien aux Emirats arabes unis", est-il indiqué.

Les deux dirigeants doivent également discuter des "enjeux économiques et régionaux qui contribuent à la richesse, à la prospérité et au renforcement de la stabilité" entre Israël et les Emirats.

Cette visite intervient alors que les négociations pour sauver l'accord sur le nucléaire iranien ont reprises à Vienne entre Téhéran et les grandes puissances (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Allemagne, Royaume-Uni).

Ces pourparlers ont été décriés par Israël, qui a appelé Washington à y mettre fin ainsi qu'à prendre des "mesures concrètes" contre l'Iran.

L'accord, qui offrait à Téhéran la levée d'une partie des sanctions étouffant son économie en échange d'une réduction drastique de son programme nucléaire, placé sous strict contrôle de l'ONU, est moribond depuis le retrait unilatéral du pacte des Etats-Unis en 2018. Washington a rétabli des sanctions, poussant en riposte Téhéran à se détacher de la plupart de ses engagements.

Les Emirats, qui partagent avec Israël une animosité envers l'Iran restent un important partenaire économique de la République islamique.

Début décembre, le conseiller émirati à la sécurité nationale, cheikh Tahnoun ben Zayed, s'était rendu à Téhéran, pour le premier déplacement d'un haut responsable émirati depuis la rupture des relations entre l'Iran et l'Arabie saoudite en 2016. Les Emirats avaient par la suite réduit leurs liens diplomatiques avec Téhéran.

Accords d'Abraham

Le 15 septembre 2020, les Emirats arabes unis et Bahreïn étaient devenus les premiers pays arabes du Golfe à normaliser publiquement leurs relations avec Israël, sous l'impulsion du président américain de l'époque, Donald Trump, et de son gendre, Jared Kuchner, architecte de cette stratégie.

Ces "accords d'Abraham" avaient également abouti à des pactes similaires avec le Maroc et le Soudan.

Ils avaient été signés par l'ancien Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et approuvés par l'actuelle coalition israélienne au pouvoir, alors dans l'opposition.

Ils ont été dénoncés par les Palestiniens comme une trahison, la résolution du conflit israélo-palestinien étant longtemps restée une condition à toute normalisation des relations des pays arabes avec l'Etat hébreu.

Fin juin le chef de la diplomatie israélienne Yaïr Lapid avait inauguré aux Emirats la première ambassade d'Israël dans le Golfe, à Abou Dhabi ainsi qu'un consulat à Dubaï, lors d'une visite officielle inédite, les responsables émiratis ayant fait de même à Tel-Aviv.

Les Emirats, lancés depuis des décennies dans la diversification de leur économie, dépendant de moins en moins du pétrole, ont signé depuis la normalisation une série d'accords avec Israël allant du tourisme à l'aviation en passant par les services financiers.


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
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  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.


Washington confirme de nouvelles discussions entre le Liban et Israël à Rome

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
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  • Les États-Unis confirment des pourparlers Israël-Liban à Rome (4-6 août) sur les zones pilotes, la frontière et un accord de sécurité
  • L'armée libanaise affirme que les opérations israéliennes entravent son déploiement dans le sud, malgré l'accord de juin

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, dans le cadre de la création de "zones pilotes" avec l'armée libanaise.

"À Rome, les groupes techniques s'attacheront à faire progresser la mise en œuvre intégrale de l'accord-cadre", a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat, citant l'extension du processus des "zones pilotes", le règlement de toutes les questions frontalières en suspens et l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité.

"L'expérience tirée des premières zones nous aidera à perfectionner la mise en œuvre des zones pilotes afin qu'elle puisse s'étendre de manière progressive", a-t-il ajouté.

L'armée libanaise a condamné dimanche la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait annoncé il y a quelques jours la tenue de ces pourparlers.

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud.


L'armée saoudienne intercepte des drones provenant d'Irak

Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
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  • Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak
  • Ceux-ci visaient des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense

RIYAD: Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense.

"Des attaques terroristes ont été lancées depuis le territoire irakien par des milices terroristes soutenues par l'Iran", a affirmé le ministère dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Riyad appelle l'Irak à empêcher les attaques 

L'Arabie saoudite a exhorté lundi le gouvernement de Bagdad à empêcher les attaques de drones lancées depuis son territoire, après avoir accusé des groupes armés pro-Iran basés en Irak, d'avoir ciblé le royaume.

Le royaume "réaffirme la nécessité pour le gouvernement irakien de prendre toutes les mesures nécessaires afin d'empêcher que son territoire ne serve de point de départ à une agression", peut-on lire dans un communiqué des autorités publié par une chaîne de télévision officielle saoudienne.