Pétrole: la pandémie représente toujours une incertitude, souligne l'Opep

 Pour cette année, l'Opep estime que le rebond de la demande de brut devrait atteindre 5,7 millions de barils par jour (mb/j) pour atteindre une demande mondiale totale de 96,6 mb/j.
Pour cette année, l'Opep estime que le rebond de la demande de brut devrait atteindre 5,7 millions de barils par jour (mb/j) pour atteindre une demande mondiale totale de 96,6 mb/j.
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Publié le Lundi 13 décembre 2021

Pétrole: la pandémie représente toujours une incertitude, souligne l'Opep

  • "La reprise attendue en 2021 a été entourée de difficultés, dont certaines devraient continuer l'année prochaine", écrit l'Opep dans son rapport mensuel
  • "L'équilibre attendu du marché continue d'être déterminé par l'évolution de la pandémie de Covid-19, un facteur clef d'incertitude"

VIENNE: L'Opep a maintenu lundi ses prévisions pour la demande pétrolière mondiale en 2021 et l'an prochain, tout en soulignant l'"incertitude" que continue de faire peser la pandémie de Covid-19 sur le marché.


"La reprise attendue en 2021 a été entourée de difficultés, dont certaines devraient continuer l'année prochaine", écrit l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) dans son rapport mensuel.


"L'équilibre attendu du marché continue d'être déterminé par l'évolution de la pandémie de Covid-19, un facteur clef d'incertitude", poursuit le cartel. 


Les prévisions pour la demande mondiale ont cependant été confirmées à ce stade. Pour cette année, l'Opep estime ainsi toujours que le rebond de la demande de brut devrait atteindre 5,7 millions de barils par jour (mb/j) pour atteindre une demande mondiale totale de 96,6 mb/j.


Toutefois, dans le détail, les chiffres ont été revus en hausse pour le premier semestre et en baisse pour les deux derniers trimestres.


Pour le quatrième, l'ajustement reflète "principalement les mesures d'endiguement en Europe et l'impact potentiel du nouveau variant Omicron", explique l'Opep.


Pour 2022, la demande est toujours prévue en hausse de 4,2 mb/j.


"L'impact du nouveau variant Omicron devrait être modéré et de court-terme, le monde devenant mieux armé pour faire face au Covid-19 et aux difficultés qu'il cause", estiment les auteurs.


Ces commentaires interviennent alors que les pays de l'Opep et leurs alliés au sein de l'accord dit Opep+ ont décidé récemment de poursuivre leur politique d'augmentation graduelle de la production.


L'Opep a ainsi augmenté sa production de 285.000 barils par jour en novembre par rapport à octobre, selon des sources secondaires (indirectes) citées dans le rapport. Elle a été tirée par l'Arabie saoudite, l'Irak et le Nigeria.


Le prix du gaz européen continue de s'envoler, l'hiver s'annonce tendu

Cette photo d'archive prise le 8 novembre 2011 montre une vue du gazoduc avant une cérémonie d'inauguration du premier des deux gazoducs jumeaux de Nord Stream, d'une longueur de 1 224 kilomètres et traversant la mer Baltique, à Lubmin, dans le nord-est de l'Allemagne. (AFP).
Cette photo d'archive prise le 8 novembre 2011 montre une vue du gazoduc avant une cérémonie d'inauguration du premier des deux gazoducs jumeaux de Nord Stream, d'une longueur de 1 224 kilomètres et traversant la mer Baltique, à Lubmin, dans le nord-est de l'Allemagne. (AFP).
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  • Le régulateur allemand de l'énergie a signalé que le pays risque de manquer son objectif de remplissage de ses réservoirs fixé par le gouvernement d'Olaf Scholz
  • L'Europe tente dans la douleur de se sevrer du gaz russe, dont l'Allemagne est particulièrement dépendante, et que Moscou utilise comme un moyen de pression dans le cadre de son invasion de l'Ukraine

LONDRES : Le prix européen du gaz poursuivait sa hausse inexorable vendredi, dopé par la difficulté de l'Union européenne à amasser des réserves suffisantes pour pouvoir se passer des exportations russes pendant l'hiver sans créer de pénurie.

Le contrat à terme du TTF néerlandais, référence du gaz naturel en Europe, s'échangeait pour 249,00 euros le mégawattheure (MWh) vers 11H50 GMT (13H50 à Paris), un niveau qui n'a plus été observé en séance depuis les premières journées extrêmement volatiles de l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

Jeudi, il a même fini à un plus haut historique en clôture, à 241 euros le mégawattheure.

C'est encore loin toutefois du sommet historique en séance atteint le 7 mars à 345 euros.

Le régulateur allemand de l'énergie a signalé jeudi que le pays risque de manquer son objectif de remplissage de ses réservoirs fixé par le gouvernement d'Olaf Scholz.

Le chef du régulateur Klaus Müller a averti que des pénuries étaient à attendre dans certaines régions durant l'hiver, et qu'il ne s'agissait "pas d'un hiver mais d'au moins deux, et le deuxième hiver pourrait être encore plus difficile".

L'Europe tente dans la douleur de se sevrer du gaz russe, dont l'Allemagne est particulièrement dépendante, et que Moscou utilise comme un moyen de pression dans le cadre de son invasion de l'Ukraine.

En Allemagne, à partir du 1er octobre, les importateurs pourront prélever 2,4 centimes de plus par kilowattheure (KWh) de gaz auprès des entreprises et des particuliers.

Même si le gouvernement a promis de l'amortir pour les plus modestes, "le choc sur la facture d'octobre devrait mener à une réduction de la demande des ménages", commentent les analystes de Deutsche Bank.

Consommation électrique stimulée

L’électricité suit pour sa part mécaniquement l’évolution des cours du gaz, car le marché est calé sur le coût des centrales à gaz (et à charbon) appelées à la rescousse pour assurer l’équilibre du système.

Les prix ont été tirés "par de faibles niveaux de vent (pour l’éolien) ainsi que des coûts élevés pour l’électricité au charbon et au gaz", ont souligné les analystes de Rystad Energy.

Dans le même temps, un été particulièrement chaud a limité la production d'électricité: la canicule affecte les systèmes de refroidissement des centrales nucléaires et la sécheresse empêche les barges d'apporter le charbon jusqu'aux centrales allemandes.

Or, la vague de chaleur stimule la consommation d'électricité pour la climatisation et la ventilation, limitant la baisse habituelle des mois estivaux.

L’électricité pour livraison l’année prochaine en Allemagne a dépassé pour la première fois les 500 euros le MWh ces derniers jours, contre un peu plus de 300 euros début juillet.

"Ceci pourrait être la plus grande crise énergétique de l'Europe depuis au moins une génération", prévient John Plassard, analyste chez Mirabaud.

Pétrole en baisse

Moins dépendants du marché européen, les prix du pétrole flanchaient vendredi -2,07% à 94,59 dollars pour la référence européenne, le Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre, et -1,99% à 88,72 dollars pour le West Texas Intermediate (WTI) américain qui arrive à échéance en septembre.

"Il y a énormément de raisons de parier sur une baisse, mais les acteurs du marché semblaient les avoir oubliées depuis deux séances", commente Stephen Brennock, analyste chez PVM.

Il souligne que les volumes sont particulièrement peu étoffés cet été, ce qui favorise une volatilité accrue des prix et pousse l'analyste à donner peu de crédit au rebond entamé mercredi après une baisse surprise des stocks américains.

"Une récession mondiale qui détruirait la demande reste la principale inquiétude, avec des données peu encourageantes venues de la zone euro et de Chine", ajoute-t-il.

Vendredi, la vigueur du dollar, dopé par la perspective d'un durcissement de la politique monétaire aux Etats-Unis, pesait également sur le pétrole.

Comme le billet vert est la devise de référence du marché pétrolier, sa hausse pèse sur le pouvoir d'achats des investisseurs qui utilisent d'autres devises.


L’excédent budgétaire du Qatar multiplié par 12 grâce à ses bénéfices énergétiques

(Getty)
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  • Les recettes pétrolières et gazières ont bondi de 58% pour atteindre 150,7 milliards de RS au cours du premier semestre 2022
  • Les recettes du Qatar proviennent principalement de contrats à long terme d’approvisionnement en gaz naturel liquéfié (GNL)

RIYAD: L’excédent budgétaire du Qatar a été multiplié par 12 pour atteindre 47,3 milliards de riyals saoudiens (1 RS = 0,26 euro) au cours du premier semestre de 2022, contre 4 milliards de RS durant la même période de l’année dernière, grâce à l’envolée des recettes énergétiques.

Les recettes pétrolières et gazières ont bondi de 58% pour atteindre 150,7 milliards de RS au cours du premier semestre 2022, ce qui a permis de compenser l’augmentation des dépenses publiques en matière de salaires et de traitements, rapporte Bloomberg.

Les recettes du Qatar proviennent principalement de contrats à long terme d’approvisionnement en gaz naturel liquéfié (GNL), généralement liés au prix du pétrole. Le pays du Golfe profite de la volonté de l’Europe de diversifier son approvisionnement en gaz en s’éloignant de la Russie sur le long terme. Selon Bloomberg, le Qatar essaie de conclure de nouveaux contrats de GNL avec les acheteurs pour de très longues périodes.

Le Fonds monétaire international estime que l’économie du pays connaîtra une croissance de 5,4% cette année et générera un excédent équivalent à environ 45 milliards de dollars (un dollar = 0,99 euros). Cette année, le Qatar s’apprête à accueillir la Coupe du monde de football. Les organisateurs de l’événement s’attendent à ce que celui-ci rapporte 17 milliards de dollars au pays.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Russie: Stars Coffee ouvre ses portes à Moscou pour remplacer le Starbucks américain

Des gens sont vus à l'intérieur du café Stars Coffee récemment ouvert à Moscou le 19 août 2022. (AFP)
Des gens sont vus à l'intérieur du café Stars Coffee récemment ouvert à Moscou le 19 août 2022. (AFP)
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  • Les sirops pour le café seront désormais de fabrication locale, alors que le menu des plats et des desserts sera entièrement repensé par de nouveaux chefs pour offrir une qualité «meilleure que jamais»
  • Une modeste cérémonie officielle a eu lieu jeudi soir pour quelques célébrités et une poignée de journalistes, le grand public étant invité à partir de vendredi

MOSCOU: Stars Coffee, chaîne russe venue remplacer le géant américain des cafés Starbucks en Russie après son départ en raison du conflit ukrainien, a ouvert vendredi pour le grand public son premier restaurant à Moscou avec le slogan "Bucks est parti, les stars sont restées".

"Pourquoi STARS? Parce que la nouvelle marque réunit les stars de l'industrie gastronomique", expliquent dans un communiqué le rappeur russe Timati et le restaurateur Anton Pinski qui ont acquis les 130 restaurants de Starbucks en Russie fin juillet.

Du brun est venu s'ajouter dans le logo aux couleurs traditionnelles de la chaîne américaine -- vert et blanc -- et la petite sirène a été remplacée par une fille en "kokochnik", coiffe traditionnelle russe.

Les sirops pour le café seront désormais de fabrication locale, alors que le menu des plats et des desserts sera entièrement repensé par de nouveaux chefs pour offrir une qualité "meilleure que jamais", assure Stars Coffe dans un communiqué.

A la différence des "McDonald's russes" lancés en juin en grande pompe, Stars Coffee n'a pas fait de grosse campagne publicitaire pour l'ouverture de son premier restaurant sur la rue Novy Arbat, en plein centre de la capitale russe.

Une modeste cérémonie officielle a eu lieu jeudi soir pour quelques célébrités et une poignée de journalistes, le grand public étant invité à partir de vendredi.

Tous les restaurants de la chaîne doivent ouvrir en Russie d'ici fin septembre, selon les propriétaires.

Environ 80% des quelque 2.000 employés ayant travaillé pour Starbucks ont accepté de rester au sein de la nouvelle chaîne, selon la même source.

Starbucks, qui avait temporairement fermé les 130 établissements portant son nom en Russie après le début de l'offensive russe en Ukraine le 24 février, a annoncé fin mai avoir pris la décision de quitter définitivement le pays.

La chaîne américaine connue pour ses "latte" et "frappuccino" avait ouvert son premier café en Russie en 2007 et y opérait via un partenaire, un groupe koweïtien qui possédait et gérait les établissements sous licence.

Après le début de l'offensive russe en Ukraine et l'imposition de sanctions économiques, les grandes entreprises occidentales se sont retrouvées sous forte pression pour prendre leurs distances avec Moscou, pour des raisons éthiques ou des difficultés à mener leurs activités.

Après plus de 30 ans de présence en Russie et avec près de 850 restaurants et 62.000 employés, McDonald's a ainsi annoncé mi-mai son départ définitif du pays et revendu ses activités, mais pas le nom de la marque, à un homme d'affaires russe.

Le 12 juin, les "McDonald's russes" ont ouvert leurs portes sous le nom de "Vkousno i totchka" (Délicieux. Point).

Le constructeur automobile français Renault, leader dans le pays avec la marque Lada qu'il avait redressée, a pour sa part cédé ses actifs à l'État russe.