Algérie: Grève en protestation contre les atteintes aux «droits de la défense»

L'avocat et activiste Abdelghani Badi, la journaliste Lynda Abbou, l'avocat Mustapha Bouchachi et Zoubida Assoul Présidente du parti l'Union pour le changement et le progrès (UCP), lors d'une conférence de presse en faveur du journaliste algérien emprisonné Khaled Drareni, le 23 septembre 2020 (Photo, AFP)
L'avocat et activiste Abdelghani Badi, la journaliste Lynda Abbou, l'avocat Mustapha Bouchachi et Zoubida Assoul Présidente du parti l'Union pour le changement et le progrès (UCP), lors d'une conférence de presse en faveur du journaliste algérien emprisonné Khaled Drareni, le 23 septembre 2020 (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 29 septembre 2020

Algérie: Grève en protestation contre les atteintes aux «droits de la défense»

  • L'Union nationale des ordres des avocats appelle les robes noires à « une grève générale les 30 septembre et 1er octobre afin de protester contre les atteintes des droits de la défense »
  • « Il ne peut pas y avoir de justice indépendante si on ne va pas vers une vraie démocratie »

ALGER : L'union des barreaux d'Algérie a décidé lundi d'organiser une grève générale dans le pays afin de soutenir les avocats algérois qui ont cessé leurs activités pour exiger « le respect des droits de la défense ».

Dans un communiqué, l'Union nationale des ordres des avocats appelle les robes noires à « une grève générale les 30 septembre et 1er octobre afin de protester contre les atteintes des droits de la défense ».

Ce mouvement de grève s'inscrit dans un climat de répression et de tensions judiciaires, alors que le pouvoir algérien a été ébranlé par un soulèvement populaire inédit en février 2019, le « Hirak », qui réclame un profond changement du « système » et qui a conduit à la chute de l'ex-président Abdelaziz Bouteflika.

Entre les innombrables procès de militants du « Hirak » et d'anciens oligarques corrompus de l'ère Bouteflika, les avocats algériens surmenés sont soumis à un rythme de travail incessant et à des pressions politiques.

L'union des ordres des avocats rappelle que « le droit à la défense est un droit sacré qui ne peut être remis en cause quelles qu'en soient les circonstances ».

Elle estime que la généralisation des jugements à distance --après de récents amendements du code pénal—« déshumanise la justice » et qu'ils devraient « être une exception ».

Selon le communiqué, les derniers procès à distance « ne respectaient pas les critères d'un procès équitable ».

Dimanche, plusieurs dizaines d'avocats ont organisé un sit-in à la Cour d'Alger et lancé une grève d'une semaine de leurs activités dans tous les tribunaux dépendants de cette Cour.

Le barreau de Blida, une préfecture proche de la capitale, a également entamé une grève d'une semaine.

« Le taux de suivi (de la grève) à Alger et Blida a été de 100% » lundi, a indiqué Me Mustapha Bouchachi, un avocat du « Hirak.

Si Me Bouchachi se félicite de la décision d'organiser une grève, il considère que « ce n'est pas suffisant ».

« Il ne peut pas y avoir de justice indépendante si on ne va pas vers une vraie démocratie », analyse l'avocat, également militant des droits humains.

Cette grève a été provoquée par un récent incident au cours duquel le bâtonnier de l'ordre des avocats d'Alger a été, selon les grévistes, « humilié » par un juge de la Cour d'Alger.

Pour le président du syndicat de la magistrature, Yessad Mabrouk, l'indépendance de la justice est « la bataille de toute la société algérienne ».


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.