En Arabie saoudite, les harceleurs seront désormais «nommés et dénoncés»

Le président du Conseil saoudien de la choura, le Dr Abdullah Al-Asheikh, préside une session à distance du conseil par mesure de précaution sanitaire à Riyad. (Photo, SPA)
Le président du Conseil saoudien de la choura, le Dr Abdullah Al-Asheikh, préside une session à distance du conseil par mesure de précaution sanitaire à Riyad. (Photo, SPA)
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Publié le Jeudi 01 octobre 2020

En Arabie saoudite, les harceleurs seront désormais «nommés et dénoncés»

  • Cette sanction contribuerait à éliminer le harcèlement sur les lieux de travail, les lieux publics, ainsi que dans les écoles
  • Les récidivistes seront passibles de la peine maximale

DJEDDAH : Les violations des lois anti-harcèlement sexuel de l’Arabie saoudite pourraient être sanctionnées par « dénonciation et condamnation » à la suite d’une décision du Conseil de la Choura du Royaume d’approuver une sanction pour diffamation.

Le conseil a voté en faveur de la sanction lors de sa session de mercredi, après avoir rejeté la décision en mars de cette année.

Latifah Al-Shaalan, membre du Conseil, a déclaré que la proposition de la sanction avait été envoyée par le Conseil des ministres saoudien.

L'avocate saoudienne Njood Al-Qassim a affirmé qu'elle était d'accord avec cette décision, ajoutant que celle-ci contribuerait à éliminer le harcèlement sur les lieux de travail, les lieux publics, ainsi que dans les écoles.

« La peine sera imposée selon une décision d’un tribunal, sous la supervision des juges, et en fonction de la gravité du crime et de son impact sur la société », a déclaré Al-Qassim à Arab News.

« Ce sera un moyen de dissuasion contre tous les harceleurs et les agresseurs », a-t-elle annoncé.

Al-Qassim a déclaré que les experts juridiques sont tenus d'expliquer le système et ses sanctions au public.

« Le Procureur a clarifié les profils respectifs de ceux qui sont passibles de sanctions pour des crimes de harcèlement : l'auteur, l'instigateur et le complice du crime, celui qui était de mèche avec l’harceleur, le fournisseur de rapports malveillants et la personne qui a intenté une poursuite abusive. » elle a ajouté.

« Le parquet a également confirmé que la tentative de harcèlement exige la moitié de la peine prescrite pour le crime », a déclaré Al-Qassim.

En mai 2018, le Conseil et le Cabinet de Shoura ont approuvé une mesure criminalisant le harcèlement sexuel en vertu de laquelle les contrevenants sont condamnés à une amende allant jusqu'à 100 000 SR (26 660 dollars) et à une peine d'emprisonnement maximale de deux ans, en fonction de la gravité du crime.

Dans les cas les plus graves, lorsque les victimes sont des enfants ou des personnes handicapées par exemple, les contrevenants s'exposent à des peines de prison allant jusqu'à cinq ans et/ou à une peine maximale de 300 000 SR.

Les récidivistes sont passibles de la peine maximale.

La loi cherche à lutter contre les crimes de harcèlement, en particulier ceux qui visent les enfants de moins de 18 ans et les personnes ayant des besoins spéciaux.

Les éventuels témoins sont encouragés à signaler les violations, et leur identité serait gardée confidentielle.

La loi définit le harcèlement sexuel comme des mots ou des actions qui font allusion à la sexualité d’une personne, ou qui nuisent de quelque manière que ce soit au corps, à l'honneur ou à la pudeur. Elle prend en compte le harcèlement dans les lieux publics, les lieux de travail, les écoles, les centres de soins, les orphelinats, les maisons et sur les réseaux sociaux.

« La législation vise à lutter contre le crime de harcèlement, à le prévenir, à appliquer des sanctions contre les auteurs et à protéger les victimes afin de préserver la vie privée, la dignité et la liberté personnelle de l'individu qui sont garanties par la loi et les règles islamiques. » Indique un communiqué du Conseil de la Choura.

Le membre du Conseil, Eqbal Darandari, qui soutient la loi, a déclaré sur Twitter que la sanction pour diffamation avait prouvé son efficacité dans les délits d’abus de confiance criminels.

« La sanction de diffamation devrait être suffisamment dissuasives », a-t-elle déclaré.

La militante des médias sociaux Hanan Abdullah a déclaré à Arab News que cette décision « est un acte de dissuasion significatif pour les harceleur, car certains craignent pour leur réputation personnelle et familiale, et ne seront dissuadés que par peur de la diffamation ».

Cette décision protégera les femmes des «incultes qui croient que la femme qui quitte sa maison mérite d'être attaquée et harcelée », a-t-elle déclaré.

« Quiconque n'est pas satisfait de cette décision devrait faire un exercice d’auto-critique»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.

 


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.