Covid-19: la manifestation parisienne des enseignants prévue jeudi interdite

Des manifestants se rassemblent pour manifester contre le pass sanitaire et les vaccins Covid-19, place du Trocadéro à Paris, le 15 janvier 2022.(AFP)
Des manifestants se rassemblent pour manifester contre le pass sanitaire et les vaccins Covid-19, place du Trocadéro à Paris, le 15 janvier 2022.(AFP)
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Publié le Mardi 18 janvier 2022

Covid-19: la manifestation parisienne des enseignants prévue jeudi interdite

  • Les syndicats FSU, CGT Educ'action, FO et SUD Education, ainsi que la FCPE, première organisation de parents d'élèves, et les mouvements lycéens FIDL, MNL et La Voix lycéenne ont appelé à "poursuivre la mobilisation"
  • Face à cette interdiction de manifester, le syndicat FO dit "maintenir son souhait de se rassembler devant le ministère de l'Education

PARIS : La manifestation parisienne de plusieurs syndicats enseignants prévue jeudi pour demander "des réponses fortes" face au "chaos" engendré par la crise sanitaire, a été interdite par la préfecture de police de Paris, la demande ayant été faite "hors délai", a-t-on appris mardi de sources concordantes.

Les syndicats FSU, CGT Educ'action, FO et SUD Education, ainsi que la FCPE, première organisation de parents d'élèves, et les mouvements lycéens FIDL, MNL et La Voix lycéenne ont appelé à "poursuivre la mobilisation" après la grève très suivie jeudi dernier, en s'engageant "dans une nouvelle journée d'action jeudi, y compris par la grève".

"La préfecture de police de Paris refuse d'autoriser la manifestation organisée par l'intersyndicale d'Ile-de-France. Non content de rester sourd à la colère et aux revendications des personnels de l'Éducation nationale, le gouvernement, à travers son représentant, leur dénie le droit de l'exprimer en manifestant dans Paris", regrette la CGT dans un communiqué. 

Le syndicat juge cette décision du préfet de police "inacceptable" et dit "exiger que le droit constitutionnel de manifester soit respecté".

"Après une manifestation réussie, le 13 janvier, la préfecture de police interdit l'expression des revendications des personnels à la suite des annonces faites par le premier ministre (...) La FSU proteste vivement et exige que l'interdiction de manifestation soit levée", a demandé ce syndicat dans un autre communiqué.

Face à cette interdiction de manifester, le syndicat FO dit "mainten(ir) (son) souhait de se rassembler devant le ministère de l'Education, ce même jour, jeudi". "Le motif de ce refus étant le non respect des délais trop courts entre notre demande et la date de la manifestation, nous vous faisons remarquer que les délais étaient encore plus courts entre la décision de mettre en place le dernier protocole sanitaire dans les établissements et sa mise en application", écrit le syndicat dans un communiqué.

Un recours gracieux a été envoyé par les syndicats.

Selon une source proche du dossier, "ils comptaient les uns sur les autres pour faire la déclaration, du coup ils sont hors délai. Donc la manifestation est interdite". Et s'ils viennent tout de même, "c'est un délit", prévient-on.


Macron, «l'agitateur d'idées» européen, de retour lundi à Bruxelles

Emmanuel Macron est en tous cas très attendu lundi à Bruxelles pour son premier sommet post-réélection, après une série de propositions choc sur la réforme de l'UE et l'ancrage de l'Ukraine à l'Europe, très contestées à l'Est. (AFP)
Emmanuel Macron est en tous cas très attendu lundi à Bruxelles pour son premier sommet post-réélection, après une série de propositions choc sur la réforme de l'UE et l'ancrage de l'Ukraine à l'Europe, très contestées à l'Est. (AFP)
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  • «L'autorité d'Emmanuel Macron sort renforcée de cette consultation électorale», même s'il doit encore faire face aux législatives des 12 et 19 juin, d'un un expert
  • Le chef de l'Etat français a aussi frappé fort le 9 mai à Strasbourg en se disant favorable à une réforme des traités européens pour rendre l'UE plus efficace

PARIS: "Agitateur d'idées", force motrice ou leader de l'Europe ? Emmanuel Macron est en tous cas très attendu lundi à Bruxelles pour son premier sommet post-réélection, après une série de propositions choc sur la réforme de l'UE et l'ancrage de l'Ukraine à l'Europe, très contestées à l'Est.


"Tous ces dirigeants européens savent ce qu'est une élection et regardent leur homologue d'une manière différente selon qu'il a subi une défaite ou obtenu une victoire", relève le diplomate français et fin connaisseur des arcanes européennes Pierre Vimont, aujourd'hui chercheur associé au centre d'études Carnegie Europe à Bruxelles.


Le président français a été réélu avec 58% des voix le 24 avril face à la candidate d'extrême droite Marine Le Pen, au terme d'une bataille électorale suivie de près au sein de l'UE en raison de ses enjeux européens.


"L'autorité d'Emmanuel Macron sort renforcée de cette consultation électorale", même s'il doit encore faire face aux législatives des 12 et 19 juin, poursuit l'ex-secrétaire général du Service extérieur de l'UE.


Le chef de l'Etat français, dont le pays assure la présidence tournante de l'UE jusqu'à la fin juin, a aussi frappé fort le 9 mai à Strasbourg en se disant favorable à une réforme des traités européens pour rendre l'UE plus efficace, et en proposant de créer une "communauté politique européenne" pour arrimer plus vite l'Ukraine à l'Europe après l'offensive russe du 24 février.


"Ses partenaires vont sans doute lui poser beaucoup de questions", même si le sujet n'est pas officiellement à l'ordre du jour, note Pierre Vimont. Le sommet sera consacré à l'aide financière à l'Ukraine et la réduction de la dépendance aux énergies fossiles.

«Méfiance»
Les plus hostiles n'ont d'ailleurs pas tardé à donner de la voix. Le président polonais Andrzej Duda a plaidé le 22 mai depuis Kiev pour une adhésion de l'Ukraine à l'UE. Son homologue lituanien Gitanas Nauseda s'est aussi inquiété d'un "manque de volonté politique" pour faire entrer rapidement l'Ukraine dans l'UE.


"Il y a de la méfiance. On voit ces propositions comme un moyen de retarder le processus d'intégration de l'Ukraine", pointe Lukasz Maslanka, chercheur à l'Institut polonais d'Affaires internationales (PISM).


Emmanuel Macron assure que la "communauté politique européenne" n'est pas une alternative à l'entrée de l'Ukraine dans l'UE mais une solution intermédiaire, sachant que l'adhésion prendra des "décennies". 


Le doute est néanmoins instillé. "Il y a pas mal de malentendus qu'il faudra sans doute dissiper", résume Pierre Vimont. "La balle est dans notre camp", concède-t-on à l'Elysée.


Les appels du chef de l'Etat à ne pas "humilier" la Russie sont aussi très mal perçus en Ukraine et en Europe centrale et orientale. 


Avec sa proposition, Emmanuel Macron a peut-être fait une erreur de "communication", en prenant trop vite la parole ou en n'expliquant pas assez son projet, esquisse Lukasz Maslanka.

«Un problème allemand»
"Il croit beaucoup à la force créatrice de sa parole mais nous savons qu'en Europe tout est fait de compromis, et ce n'est pas forcément la parole du président français qui va décider", ajoute l'expert polonais.


Selon lui toutefois, la France a des "bases solides pour devenir le leader de l'Europe", a fortiori à un moment où l'Allemagne est à la peine avec une politique jugée trop timorée vis-à-vis de l'Ukraine.


Le président Macron a cependant besoin du tandem franco-allemand pour faire avancer ses idées. Le chancelier Olaf Scholz a d'ailleurs aussitôt jugé "intéressante" son idée de communauté politique européenne.


"Il n’y a pas de leadership allemand en ce moment, il y a un problème allemand", déplore Jean-Dominique Giuliani, président de la Fondation Robert Schuman à Paris.


Dans ce contexte, Emmanuel Macron apparaît plus que jamais aux avant-postes de l'UE. "C'est le rôle traditionnel de la France d'agiter des idées. On n’a pas raison sur tout mais on fait avancer le +schmilblick+", rappelle Jean-Dominique Giuliani.


"Les idées françaises traditionnelles portées par le président avec un porte-voix un peu brutal, parfois un peu audacieux, ça percole, ça fait réfléchir les Européens", dit-il.


Législatives françaises : deux circonscriptions pour les Français du monde arabe

Tutoriel du vote par Internet publié sur le portail France Diplomatie (capture d'écran)
Tutoriel du vote par Internet publié sur le portail France Diplomatie (capture d'écran)
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  • Près de 150 candidats au total sont en lice cette année sur les 11 circonscriptions auxquelles sont rattachés les Français de l’étranger
  • Le Moyen Orient, l’Afrique du Nord et le Maghreb sont concernés par la 9e et la 10e circonscription

PARIS : Les Français de l’étranger ont tous reçu, vendredi 27 mai, un courriel leur annonçant que le portail de vote par internet était désormais ouvert pour le premier tour des élections législatives. Le portail de vote est donc ouvert du vendredi 27 mai à 12h (heure de Paris) jusqu’au mercredi 1er juin à 12h (heure de Paris). Le second tour, selon le site France Diplomatie du ministère des Affaires étrangères et de l’Europe, se déroulera dès le 10 juin à midi, jusqu’au 15 juin.

Pour se connecter au portail de vote, les électeurs français établis à l’étranger sont invités à se rendre sur le site France Diplomatie, renseigner leur numéro de circonscription et consulter la liste des candidats de cette circonscription. Ils doivent ensuite cliquer sur le bouton « je vote par internet ». Un courriel de confirmation de l’enregistrement du vote est envoyé à l’électeur entre 30 et 60 minutes après réception de son code de validation. Ces procédures sont destinées à contrer d’éventuelles cyberattaques.

Les deux principales circonscriptions du monde arabe

Près de 150 candidats au total sont en lice cette année sur les 11 circonscriptions auxquelles sont rattachés les Français de l’étranger.

Les électeurs du monde arabe en général sont rattachés à la 10e circonscription qui regroupe notamment le Mozambique, l’île Maurice, l’Égypte, le Soudan, le Soudan du Sud, Djibouti, l’Érythrée, l’Éthiopie, la Somalie, le Gabon, Guinée équatoriale, le Congo, République démocratique du Congo, l’Irak, la Jordanie, le Liban, la Syrie, l’Arabie saoudite, Bahreïn, les Émirats arabes unis, le Koweït, Oman, le Qatar et le Yémen.

En accédant au portail de cette circonscription, les électeurs de ces pays, entre autres, pourront lire les circulaires des candidats suivants : Aurélie Pirillo (Les Républicains), Georges Azar (Reconquête !), Justin Parfait Doudy, Amélia Lakrafi (En Marche), Caline Maaraoui, Alain Taieb, Elisabeth Darvish (Avec le Président Emmanuel Macron), Caroline Dugué (Gauche Républicaine et Socialiste), Chantal Moussa (NUPES/Parti de Gauche), Sérilo Looky (Tous Cœurs De France), Regina Malonga Ducellier (UCE), -Deborah Raumain (Rassemblement National), Ali Camille Hojeij, Viviane Zinzindohoue (L’Écologie Au Centre), Odile Mojon-Cheminade (Solidarité et Progrès), Ubah Waberi (Les Patriotes).

L’Algérie, le Maroc et la Tunisie, ainsi que la Libye, la Mauritanie et le Sénégal, entre autres, sont rattachés à la 9e circonscription où se présentent notamment l'ex-ministre Elisabeth Moreno, investie par la majorité dans la circonscription des Français du Maghreb et Afrique de l'Ouest (et soutenue par le député ex-LREM M'jid El Guerrab, récemment condamné pour une agression, et qui a renoncé à se présenter), ainsi que le diplomate Karim Ben Cheikh, candidat NUPES, ancien consul général de France à Beyrouth et ancien chargé de mission au Maghreb Sahel.

Service d’assistance

Le vote par internet n’est autorisé qu’aux citoyens français résidant à l’extérieur de l’Hexagone, et uniquement pour les législatives et les votes consulaires.

Un service d’assistance mis en place par le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères est accessible via un formulaire de contact prévu à cet effet. La cellule d’assistance répondra aux courriels de 7h (heure de Paris) à minuit (heure de Paris) pendant toute la période d’ouverture du portail de vote.

 Un procès-verbal du vote électronique est tenu par le Bureau du vote électronique pendant toute la durée des opérations électorales. Dans le cadre de ces élections, il est possible de faire porter des observations et réclamations au procès-verbal du vote électronique en remplissant le formulaire prévu à cet effet.


Caricature de Macron et du préfet Lallement: deux «gilets jaunes» relaxés

Le tribunal correctionnel de Paris a relaxé vendredi deux personnes interpellées l'an dernier lors d'un rassemblement de «gilets jaunes» pour une caricature représentant Emmanuel Macron (Photo, AFP).
Le tribunal correctionnel de Paris a relaxé vendredi deux personnes interpellées l'an dernier lors d'un rassemblement de «gilets jaunes» pour une caricature représentant Emmanuel Macron (Photo, AFP).
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  • A l'audience, le 1er avril, le parquet avait demandé 400 euros d'amende contre Carole Pigaiani, propriétaire du camion, et 300 euros contre le chauffeur, Ali M
  • Leurs avocats avaient plaidé la relaxe, arguant que cette caricature s'inscrivait dans le libre exercice de la satire et de la liberté d'expression

PARIS: Le tribunal correctionnel de Paris a relaxé vendredi deux personnes interpellées l'an dernier lors d'un rassemblement de "gilets jaunes" pour une caricature représentant Emmanuel Macron, le préfet de police de Paris et le président américain Joe Biden.

Le préfet de police Didier Lallement avait porté plainte pour "outrage envers une personne dépositaire de l'autorité publique" contre la propriétaire d'un camion-restaurant et le conducteur du véhicule, arrêtés à Paris lors d'une manifestation à l'occasion du troisième anniversaire du mouvement des "gilets jaunes", en novembre 2021.

Particularité de cette camionnette entièrement peinte en rose: le côté gauche était recouvert d'une fresque sur fond bleu-blanc-rouge représentant Joe Biden manipulant telle une marionnette Emmanuel Macron. Ce dernier était figuré sans pantalon, placé derrière le préfet de police de Paris Didier Lallement à côté de moutons.

La caricature était surmontée de l'inscription "La sodomie en marche!! GJ", les initiales des "gilets jaunes".

"Un outrage doit être adressé à son destinataire, ce qui n'était pas le cas en l'espèce", a indiqué le président du tribunal, pour expliquer la relaxe.

A l'audience, le 1er avril, le parquet avait demandé 400 euros d'amende contre Carole Pigaiani, propriétaire du camion, et 300 euros contre le chauffeur, Ali M.

Leurs avocats avaient plaidé la relaxe, arguant que cette caricature s'inscrivait dans le libre exercice de la satire et de la liberté d'expression.

"C'est une très bonne nouvelle pour la liberté d'expression", a réagi auprès de l'AFP David Libeskind, avocat de Carole Pigaiani, après la lecture du délibéré.

"On ne s'attendait pas à cette décision. Je suis agréablement surprise de l'indépendance de la justice", a ajouté Carole Pigaiani, régulièrement présente avec son "camion rose" lors de manifestations pour récolter des fonds au profit de l'association qu'elle préside, Exit-Life, qui a pour but "de lutter contre le suicide des jeunes LGBT".

"C'est une juste application du droit", a aussi commenté auprès de l'AFP l'avocate d'Ali M., Alice Becker.

Me Libeskind a confirmé que sa cliente entendait porter plainte pour "harcèlement" et "discrimination" contre les forces de l'ordre, comme il en avait annoncé l'intention en novembre dernier, faisant valoir que depuis la nomination de Didier Lallement, les forces de l'ordre bloquaient systématiquement le camion rose avec un sabot, pour le faire sortir des manifestations".

La camionnette, sous scellé depuis l'interpellation de sa propriétaire, lui sera restituée, a aussi ordonné le tribunal.