Méditerranée orientale: le chef de l'Otan à Ankara lundi et Athènes mardi

Le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, se rendra en Turquie lundi puis en Grèce mardi, a annoncé l'Alliance. (Michael KAPPELER/POOL/AFP)
Le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, se rendra en Turquie lundi puis en Grèce mardi, a annoncé l'Alliance. (Michael KAPPELER/POOL/AFP)
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Publié le Vendredi 02 octobre 2020

Méditerranée orientale: le chef de l'Otan à Ankara lundi et Athènes mardi

  • M. Stoltenberg rencontrera lundi à Ankara le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu, puis s'entretiendra le lendemain à Athènes avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis et deux de ses ministres
  • Les deux pays se sont entendus jeudi pour établir une ligne directe afin d'éviter les risques d'accidents et d'incidents en mer et dans les airs

BRUXELLES: Le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, se rendra en Turquie lundi puis en Grèce mardi, a annoncé l'Alliance, qui s'efforce de désamorcer le conflit entre ses deux membres en Méditerranée orientale.

M. Stoltenberg rencontrera lundi à Ankara le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu, puis s'entretiendra le lendemain à Athènes avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis et deux de ses ministres, a précisé l'Otan dans deux communiqués distincts.

Tous deux membres de l'Otan, la Grèce et la Turquie se déchirent autour de l'exploitation de gisements d'hydrocarbures en mer, multipliant les démonstrations de force.

Les deux pays se sont entendus jeudi pour établir une ligne directe afin d'éviter les risques d'accidents et d'incidents en mer et dans les airs et contribuer au règlement des différends entre les deux pays. M. Stoltenberg a salué ce « mécanisme de déconfliction militaire ».

Les tensions entre la Grèce et la Turquie ont culminé durant l'été avec le déploiement des marines des deux pays dans une zone maritime disputée riche en hydrocarbures et un affrontement armé aurait pu être provoqué par un incident naval.

La crainte d'un conflit armé entre deux de ses membres a poussé l'Alliance atlantique à chercher un accord sur un mécanisme pour prévenir les risques de conflit.

Cet accord a été annoncé à l'ouverture d'un sommet européen extraordinaire à Bruxelles dominé par les désaccords au sein de l'UE sur les actions à mener pour faire cesser les forages illicites menés par Ankara dans les eaux de Chypre --membre de l'Union européenne mais pas de l'Otan.

Après de longues tractations, les chefs d'Etat et de gouvernement européens ont entériné vendredi une double approche vis-à-vis d'Ankara: améliorer certaines coopérations et relancer l'union douanière mais à condition que la Turquie cesse ses forages illégaux condamnés par Bruxelles, sans quoi les Vingt-Sept pourront adopter des mesures pouvant aller jusqu'aux sanctions économiques.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.