Tournage à AlUla du film hollywoodien Kandahar: un aperçu de ce que réserve l'avenir

Le paysage enchanteur de cette ancienne ville et des sites qui l'entourent, au nord-ouest de l'Arabie saoudite, séduisent beaucoup les cinéastes locaux et internationaux, qui apprécient l’histoire riche et le panorama exceptionnel de ces lieux. (Photo fournie)
Le paysage enchanteur de cette ancienne ville et des sites qui l'entourent, au nord-ouest de l'Arabie saoudite, séduisent beaucoup les cinéastes locaux et internationaux, qui apprécient l’histoire riche et le panorama exceptionnel de ces lieux. (Photo fournie)
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Publié le Mercredi 19 janvier 2022

Tournage à AlUla du film hollywoodien Kandahar: un aperçu de ce que réserve l'avenir

  • Le Royaume est en train de placer la barre très haut en matière de production cinématographique et télévisuelle dans la région
  • Dans Kandahar, l'acteur écossais Gerard Butler incarne un agent de la CIA qui se trouve coincé dans un territoire hostile en Afghanistan

RIYAD: Le producteur exécutif de Kandahar, le premier film hollywoodien à grand budget tourné à AlUla, a rendu hommage à la beauté naturelle de cette région d'Arabie saoudite ainsi qu’aux autorités saoudiennes qui ont réussi à en faire un lieu privilégié pour le tournage de films internationaux.
En effet, le paysage enchanteur de cette ancienne ville et des sites qui l'entourent, au nord-ouest de l'Arabie saoudite, séduisent beaucoup les cinéastes locaux et internationaux, qui apprécient l’histoire riche et le panorama exceptionnel de ces lieux.
C’est dans cette optique que la Commission royale pour AlUla a créé, en 2020, l'agence cinématographique Film AlUla, dont la mission est d'encourager et de soutenir la production de films et d'émissions de télévision qui viennent des quatre coins du monde. Elle est dirigée par Stephen Strachan, un producteur de films bien connu au Moyen-Orient et en Afrique du Nord qui est un vétéran de l'industrie cinématographique du Royaume-Uni.
Selon M. Strachan, le Royaume est en train de placer la barre très haut en matière de production cinématographique et télévisuelle dans la région. Il a d’ailleurs annoncé que la création d’un studio à AlUla était envisagée.
Dans Kandahar, l'acteur écossais Gerard Butler incarne un agent de la CIA qui se trouve coincé dans un territoire hostile en Afghanistan. C'est à la fin du mois de novembre que le tournage a démarré à AlUla ainsi que dans quatorze sites de Djeddah.
«L'Arabie saoudite s'impose comme une communauté cinématographique et montre au monde entier qu'elle compte des spécialistes capables de prendre en charge un grand film comme Kandahar», confie M. Stachan à Arab News. Il ajoute que près de 10% de l'équipe et des figurants ont été choisis parmi les habitants du pays.
La Commission du film d'Arabie saoudite et le ministère de la Culture ont accordé aux producteurs de Kandahar des avantages exceptionnels pour le tournage du film à AlUla, précise M. Strachan.
«En collaboration avec le ministère de la Culture , des repérages ont été effectués dans les régions de Tabouk, Haïl, Djeddah et Taëf pendant trois semaines afin de trouver les meilleurs emplacements possibles; le réalisateur de Kandahar, Ric Roman Waugh, tenait absolument à réaliser le tournage en Arabie saoudite», ajoute le producteur.
Ric Roman Waugh a réalisé de nombreux films, parmi lesquels Angel Has Fallen («La Chute du président», 2019), avec Gerard Butler dans le rôle-titre. Il a décidé de tourner à AlUla dès qu'il a vu des photos de la région.
«Lors de mon arrivée ici, j'ai compris que les photos ne rendaient pas justice à cet endroit et que c'était un lieu d'une beauté époustouflante», confie-t-il à Arab News. «Je suis un réalisateur égoïste. Je n'hésiterai donc pas à être le premier à montrer au monde la beauté d'AlUla à cette échelle. C'est un rêve devenu réalité, j’adore cela!»
«Travailler dans un endroit qui ne dispose pas de l'infrastructure nécessaire peut présenter des difficultés, mais ce projet n'aurait jamais vu le jour sans le concours des Saoudiens eux-mêmes et sans leur détermination à soutenir notre projet.»
M. Waugh a remercié la Commission royale d'AlUla ainsi que le ministère saoudien de la Culture pour l'aide, le dévouement et la patience dont ils ont fait preuve durant la réalisation de ce film.
«Des personnes de vingt-cinq nationalités différentes ont participé à ce film», explique-t-il. «Des chrétiens, des musulmans, des hindous et des agnostiques contribuent à ce caractère cosmopolite; c'est cette idée de réussir ensemble qui nous a motivés et c'est ainsi que nous avons relevé tous les défis qui se sont présentés à nous.»
L'acteur indien Ali Fazal – qui incarne le personnage de Kahil Nazir dans le film – et sa femme reconnaissent avoir été vivement impressionnés par la beauté sauvage d'AlUla.
«AlUla m'a fasciné. Lorsque ma femme est arrivée ici, elle est tombée sous le charme des rochers et des paysages», raconte-t-il. «Nous avons visité Hégra et d'autres endroits; c'était vraiment plaisant. Notre prochaine destination, c’est Djeddah et La Mecque, où nous allons accomplir l’Omra.»
Le producteur exécutif du film, Scott LaStaiti, a félicité les autorités saoudiennes pour la rapidité avec laquelle elles ont développé AlUla.
«La Commission royale d'AlUla a suivi une stratégie globale dans le développement d'AlUla; dans certains endroits où nous avons tourné, comme la vallée de Sultan, [...] on peut revivre le passé d'AlUla et imaginer les personnes qui vivaient ici il y a trois mille ans. La nature est magnifique ici, elle fait rêver», confie-t-il.
«L'Arabie saoudite et la Commission royale d'AlUla proposent des avantages vraiment attrayants. La Commission et l’ensemble des Saoudiens font preuve de clairvoyance en nous encourageant à venir tourner sur ce site, et je pense qu'ils vont inciter de nombreux producteurs à choisir ce lieu pour les tournages.»
Outre Kandahar, deux productions ont été tournées à AlUla: parmi eux, Cello est un film d'horreur écrit par Turki al-Sheikh, le président de l'Autorité générale du divertissement d'Arabie saoudite. Il est inspiré de l'un de ses romans. Ce film bilingue (anglais et arabe), qui sortira cette année, a pour vedette l'acteur britannique Jeremy Irons. Il raconte l'histoire d'un musicien en herbe qui se rend compte que son violoncelle vaut beaucoup plus cher qu'il ne le pensait.
Cherry, des réalisateurs Anthony et Joe Russo, est un autre film tourné en Arabie saoudite. Le rôle principal est interprété par Tom Holland, que l’on a vu dans le film Spider-Man: No Way Home («Spider-Man : Sans retour»). Dans Cherry, Holland rencontre l'amour de sa vie et il risque de le perdre en raison d'une série de mauvaises décisions et de circonstances défavorables. Ce film est sorti au début de l'année dernière.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L’UNESCO inscrit six sites de la région MENA sur la Liste du patrimoine mondial

Les châteaux du Mont Amel ont été inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. (X/@UNESCO)
Les châteaux du Mont Amel ont été inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. (X/@UNESCO)
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  • Une procédure d’urgence qui reflète l’impact des conflits armés, du changement climatique et d’autres crises

DUBAÏ : Du premier site naturel des Émirats arabes unis inscrit au patrimoine mondial aux sites historiques de Palestine et du Liban, six nouveaux sites du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord ont été inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Les nouveaux sites inscrits sont : Wadi Wurayah à Fujaïrah, la réserve marine d’Aqaba en Jordanie, le château d’Alamut et les fortifications associées en Iran, le village tunisien de Sidi Bou Saïd, les châteaux du Mont Amel au Liban et Sebastia en Palestine.

Le comité a également approuvé l’inscription du paysage migratoire de Boma-Badingilo, au Soudan du Sud, selon une procédure d’urgence, tout comme les châteaux du Mont Amel et Sebastia.

L’UNESCO a indiqué que cette procédure d’urgence reflétait l’impact croissant des conflits armés, du changement climatique et d’autres crises, qui mettent gravement en péril le patrimoine culturel et naturel. Les trois sites ont ainsi été ajoutés à la Liste du patrimoine mondial en péril.

Par ailleurs, le comité a inscrit trois sites déjà classés sur la Liste du patrimoine mondial en péril, estimant que les valeurs pour lesquelles ils avaient été reconnus étaient désormais menacées. Il s’agit de l’ancienne cité de Chersonèse taurique et sa chôra en Ukraine, du centre historique de Paramaribo au Suriname et de Tyr, au Liban. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Le Showmatch de la EWC 2026: Karim Benzema écrase Amin à travers l’écran

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  • Avant même de poser les mains sur la manette, Karim Benzema affichait une sérénité totale, fidèle à son statut de compétiteur
  • « Ça va, je me débrouille bien. On va voir, mais j'ai un bon coéquipier, donc ça va le faire. Je crois en ses capacités. Évidemment, les gens qui ont du talent, ils en ont de la tête jusqu'au bout des pieds. C'est partout. »

PARIS: Dans une ambiance survoltée, l'arène du Hall 1 du Parc des expositions de Paris a accueilli le Showmatch EA SPORTS FC, l'un des temps forts de l'Esports World Cup 2026.

Sur scène, deux figures françaises majeures se sont affrontées dans un duel aussi symbolique que spectaculaire : Karim Benzema, Ballon d'Or 2022, et Amine, star incontournable du streaming francophone.

Plus qu'un simple match, l'événement a incarné la fusion, désormais évidente, entre football, esport et culture digitale.

D'un côté, Karim Benzema était associé à Bruce Grannec, légende du jeu vidéo de football. De l'autre, Amine était épaulé par Brak, autre pilier de la scène EA SPORTS FC, dans une atmosphère électrique, portée par les commentaires d'Omar Da Fonseca et l'animation de Loupiote.

Avant même de poser les mains sur la manette, Karim Benzema affichait une sérénité totale, fidèle à son statut de compétiteur.

« Ça va, je me débrouille bien. On va voir, mais j'ai un bon coéquipier, donc ça va le faire. Je crois en ses capacités. Évidemment, les gens qui ont du talent, ils en ont de la tête jusqu'au bout des pieds. C'est partout. »

Une déclaration révélatrice de la confiance du champion français envers Bruce Grannec, véritable référence mondiale sur EA SPORTS FC.

En face, Amine incarnait une autre forme de pression, celle d'une génération de créateurs capables de mobiliser des millions de fans autour du football et du divertissement.

Le Showmatch est devenu un rendez-vous mondial. Depuis trois ans, il s'est imposé comme l'un des moments les plus attendus de l'Esports World Cup.

L'alchimie entre Benzema et Grannec

Neymar Jr., Ronaldo Nazário, Kaká ou encore Msdossary s'y sont déjà illustrés. En 2026, c'est la France qui est à l'honneur, avec Paris comme décor pour ce choc des cultures.

Sur scène, l'alchimie entre Benzema et Grannec a rapidement fait la différence. Grâce à leur maîtrise du jeu et de la technique, alliée à un sang-froid remarquable, le duo a pris le contrôle total de la rencontre, étouffant progressivement ses adversaires pour s'imposer sur le score sans appel de 4 à 0.

Après le match, Karim Benzema a tenu à saluer l'événement et le public, dans un moment empreint d'émotion.

« Je ne voyais pas ça comme ça, en fait. Déjà, merci à toutes les personnes qui sont venues, à celles qui sont présentes et à tous ceux qui ont organisé cet événement. Ça fait plaisir de jouer devant autant de monde. Merci à tous. »

L'ancien attaquant du Real Madrid insiste : « C'était un grand moment, avec de la passion, du plaisir et de très belles sensations. Il y a des gagnants et des perdants, mais l'essentiel, c'est d'avoir partagé ce moment ensemble. »

Fair-play malgré la défaite, Amine n'a pas cherché d'excuses. Fidèle à son image, il a salué la supériorité de ses adversaires avec humour et respect.

« On a quand même pris beaucoup de plaisir. On a passé un très bon moment. Ils étaient simplement meilleurs que nous : une meilleure vision du football, un meilleur gameplay. C'est tout. Bravo à eux. Merci pour le privilège, on a vraiment vécu un beau moment, et merci à tous ceux qui sont venus nous soutenir. »

Une réaction qui illustre parfaitement l'esprit du Showmatch : un esprit de compétition, mais surtout de partage.

Pour Mike McCabe, directeur général adjoint de la Fondation Esports, ce type de rencontre dépasse largement le cadre du jeu.

Karim Benzema, Ballon d'Or et quintuple vainqueur de la Ligue des champions, et Amine, créateur suivi par des millions de fans, incarnent deux formes de leadership moderne : celui du terrain et celui du numérique.

Organisée du 6 juillet au 23 août, l'Esports World Cup 2026 réunit plus de 2 000 joueurs, 200 clubs et 100 pays pour 25 tournois et une dotation de 75 millions de dollars. Un événement titanesque qui confirme l'essor mondial de l'esport.

Au-delà du score, cette soirée parisienne restera comme un moment charnière, un instant où les frontières entre sport traditionnel, gaming et création de contenu se sont définitivement effacées.

Dans une salle en fusion, Benzema, Amine, Grannec et Brak ont souligné une évidence : qu'il soit joué sur gazon ou sur console, le football reste avant tout une histoire de passion, d'émotion et de partage.


Le programme Art Bridges d’Arabie saoudite touche à sa fin

Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
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  • L’initiative a réuni des artistes visuels, des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels

DUBAÏ : La Commission des arts visuels d’Arabie saoudite a conclu l’édition 2025-2026 de son initiative Art Bridges, mettant fin à un programme d’échanges internationaux d’une durée d’un an destiné à renforcer les liens entre le secteur des arts visuels du Royaume et les communautés créatives à travers le monde.

L’initiative a réuni 40 artistes visuels saoudiens et basés en Arabie saoudite, ainsi que des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels, qui ont participé à une série d’échanges internationaux visant à encourager la collaboration, le développement professionnel et le dialogue interculturel.

Les programmes ont été organisés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud et en Espagne.

À l’occasion de la clôture du programme, Dina Amin, directrice générale de la Commission des arts visuels, a déclaré : « En lançant Art Bridges, notre objectif était de créer des opportunités dont l’impact se poursuivrait bien après le retour des participants chez eux.

Tout au long de cette édition, nous avons vu des artistes et des acteurs culturels établir des relations avec leurs homologues à travers le monde, tout en partageant leur propre expérience de l’évolution du secteur des arts visuels en Arabie saoudite. Nous espérons que les échanges et les liens créés grâce à ces programmes continueront d’influencer leur travail dans les années à venir. »

Au cours des quatre programmes d’échanges, les participants ont exploré la manière dont les artistes, les institutions culturelles et les organisations créatives de différents pays répondent à des défis communs, notamment l’accompagnement des talents émergents, le développement des publics, la préservation du patrimoine culturel et la création de parcours professionnels durables dans le domaine des arts.

Le programme s’est conclu par une rencontre organisée ce mois-ci à Riyad, réunissant les participants des quatre groupes afin de revenir sur leurs expériences. L’événement a également proposé la projection d’un court documentaire retraçant l’initiative et son impact au cours de l’année écoulée.

Art Bridges s’inscrit dans la stratégie plus large de la Commission des arts visuels visant à soutenir le développement professionnel des artistes et des acteurs culturels, tout en renforçant l’engagement culturel international du Royaume. L’initiative s’aligne également sur les ambitions de la Vision 2030 de l’Arabie saoudite, qui vise à développer les industries créatives du pays et à approfondir les échanges culturels à l’échelle mondiale.

Créée en 2020 sous l’égide du ministère de la Culture, la Commission des arts visuels est l’une des 11 commissions sectorielles chargées de contribuer au développement du paysage culturel de l’Arabie saoudite. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com