L'appel de la nature place un village saoudien historique sur le chemin du tourisme

Aïn Zoubaida («la source de Zoubaida») à La Mecque. (Photo Fournie)
Aïn Zoubaida («la source de Zoubaida») à La Mecque. (Photo Fournie)
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Publié le Lundi 24 janvier 2022

L'appel de la nature place un village saoudien historique sur le chemin du tourisme

  • Les activités du festival hivernal vont de l'observation de la faune aux soirées de poésie
  • Plus de soixante jeunes volontaires masculins et féminins supervisent les activités du festival, notamment les jeux interactifs

LAYNAH/LA MECQUE: Les touristes allant dans le désert se rendent au village historique de Laynah en Arabie saoudite. En effet, la première édition du Zoubaida Trail Winter Festival attire des visiteurs de la région et d'ailleurs, à qui s’offrent de nombreuses options, de lectures de poèmes aux observations exceptionnelles de la faune.

Ce festival de neuf semaines, qui se poursuivra jusqu'au 26 février 2022, promet une évasion saisonnière et la chance de profiter d’activités hivernales. Il permettra d'apercevoir l'une des 60 espèces animales de la région, dont l'outarde arabe, le loup arabe, ou encore le lézard à queue épineuse.

On peut également trouver dans la région plus de 120 espèces végétales, dont des acacias et des sidrs, ainsi que des arbustes rares, tels que l'awsaj, l'arfaj et le ramth.

Aïn Zoubaida («la source de Zoubaida») à La Mecque. (Photo Fournie)
Aïn Zoubaida («la source de Zoubaida») à La Mecque. (Photo fournie)

Le festival est organisé par l'Imam Turki ben Abdullah Royal Reserve Development Authority, connue pour organiser un large éventail d'initiatives environnementales.

«Le festival offre l’opportunité d’une grande évasion pour les habitants et les visiteurs de la région avec son atmosphère hivernale attrayante. Les multiples événements du festival sont idéaux pour les familles, les jeunes, les personnes âgées et les enfants», affirme Menahi Mite'eb, rédacteur en chef de Rafha Today, un journal en ligne.

Monif Ali, qui vit à Aewe, à 30 kilomètres environ de Laynah, a emmené à deux reprises sa famille au festival ces dernières semaines, pour profiter des activités hivernales et se défaire des jeux de PlayStation et de réalité virtuelle. Il espère aussi voir le palais historique du roi Abdelaziz et les voitures d’époque qui y sont exposées. «C'est le meilleur moment pour se rendre au festival», assure-t-il.

Les objets artisanaux, la nourriture et les boissons préparées par des familles actives, ont attiré une foule de visiteurs venus acheter des cadeaux pour leurs proches et leurs amis.

Plus de 60 jeunes volontaires masculins et féminins supervisent les activités du festival, notamment des parties du folklore, des soirées de poésie, un musée et des jeux interactifs.

Aïn Zoubaida («la source de Zoubaida») à La Mecque. (Photo Fournie)
Aïn Zoubaida («la source de Zoubaida») à La Mecque. (Photo fournie)

Les visiteurs du festival peuvent visiter le palais historique, les puits, les routes et les monuments, à travers des itinéraires et des chemins préétablis.

«Le festival a redonné vie à l'économie et au tourisme dans la région», affirme Mite'eb, ajoutant que les soirées de poésie ont attiré un grand nombre de personnes grâce à la participation de poètes bien connus.

Laynah, l'un des plus anciens villages de la péninsule Arabique, est situé sur une route qui faisait partie du sentier de Zoubaida qu’empruntaient les pèlerins irakiens lors de leurs voyages du Hajj et de l’Omra vers La Mecque.

La région est connue pour l'abondance de ses eaux et de ses puits, ainsi que pour son importance historique. On peut ainsi visiter le palais du roi Abdelaziz, construit en 1935, et l'ancien marché ou «souk», ainsi nommé par les marchands irakiens qui échangeaient des marchandises avec les habitants du Najd.

Le sentier de Zoubaida, ou route de pèlerinage Al-Koufi, va de Koufa en Irak à La Mecque, en passant par le nord et le centre du Royaume.

Il a été ainsi nommé d'après Zoubaida bent Jafar, épouse du calife abbasside Haroun al-Rachid, en reconnaissance de son travail caritatif et du nombre de stations de repos qu'elle avait ordonné d'établir le long du chemin.

Le sentier fonctionnait comme une route commerciale à l'époque préislamique, mais son importance s’est ensuite accrue, pour se développer à l'époque du premier califat. Le sentier a connu son apogée à l'époque abbasside entre 750 et 1258, lorsqu'il est devenu une route pavée à proprement parler.

Des stations, des puits, des piscines et des barrages ont été établis, et des maisons construites le long du sentier menant à La Mecque. On y a relevé vingt-sept grandes stations, notamment Al-Sheihiyat, Al-Joumaima, Faid, Al-Rabadha, That-Erq et Khouraba.

Avec l'augmentation du nombre de musulmans au début de l'époque islamique, en particulier aux époques omeyyade et abbasside, le manque de sources d'eau à La Mecque et dans les lieux saints posait un sérieux problème aux habitants, en particulier pendant la saison du Hajj.

Les visiteurs du festival peuvent visiter le palais historique du roi Abdelaziz, les puits, les routes et les monuments historiques, en empruntant des itinéraires et des chemins préétablis. (SPA)
Les visiteurs du festival peuvent visiter le palais historique du roi Abdelaziz, les puits, les routes et les monuments historiques, en empruntant des itinéraires et des chemins préétablis. (SPA)

Le Dr Mohammed Al-Sharif, chercheur en histoire de la région de La Mecque, explique que la rareté de l'eau était un problème et un défi pour les habitants de La Mecque et les pèlerins. Parfois, le prix d'Al-Badrah (une petite outre) était de 10 dirhams ou plus, un prix très élevé pour la plupart des pèlerins.

Lorsque Zoubaida a été informée du manque d’eau auquel les pèlerins étaient confrontés, elle a ordonné le creusement d'Aïn Zoubaida, ou «source de Zoubaida», en 810. Cela a contribué à pallier la rareté de l'eau dans les lieux saints et les villages environnants pendant des centaines d'années.

Al-Sharif précise que Zoubaida avait commandé et payé la construction d'Aïn Zoubaida. Elle a fait appel à des architectes et des ingénieurs pour résoudre ce problème.

Les sources sont un symbole immuable de l'âge d'or de la culture arabe, affirme Al-Sharif. «Elles constituaient un exemple parfait du patrimoine islamique et un chef-d'œuvre d'ingénierie incarnant la grandeur des personnes qui vivaient à proximité des Deux Saintes Mosquées. C'est un témoignage de leur détermination à s'adapter au terrain difficile et à construire une grande civilisation humaine», conclut-il.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.