Libye: le Parlement pousse au remplacement du Premier ministre intérimaire

Le Premier ministre libyen Abdul Hamid Dbeibah et le général de corps d'armée Mohammad Ali al-Haddad, chef d'état-major de l'armée libyenne, chantent l'hymne national lors d'une cérémonie de remise des diplômes militaires dans la capitale Tripoli le 23 janvier 2022. (Photo, AFP)
Le Premier ministre libyen Abdul Hamid Dbeibah et le général de corps d'armée Mohammad Ali al-Haddad, chef d'état-major de l'armée libyenne, chantent l'hymne national lors d'une cérémonie de remise des diplômes militaires dans la capitale Tripoli le 23 janvier 2022. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 26 janvier 2022

Libye: le Parlement pousse au remplacement du Premier ministre intérimaire

  • Le Parlement a publié une liste de 13 critères, sans préciser de date à laquelle Dbeibah devait être remplacé
  • La démarche du Parlement ne fait pas l'unanimité, y compris parmi ses députés, dont certains ont appelé au maintien de l'actuel gouvernement jusqu'à de futures élections

BENGHAZI : Le Parlement libyen siégeant dans l'Est a publié mardi les critères de candidature au poste de Premier ministre intérimaire pour pousser au remplacement du chef de gouvernement actuel Abdelhamid Dbeibah, soutenu par le camp adverse basé à Tripoli (ouest).

A l'issue d'une session tenue à Tobrouk (est) "en présence de 120 députés", la Chambre des représentants a "approuvé les conditions de candidature au poste de Premier ministre dans le prochain gouvernement" de transition, a annoncé le porte-parole du Parlement, Abdallah Bliheq.

Le Parlement a publié une liste de 13 critères, sans préciser de date à laquelle M. Dbeibah devait être remplacé.

Le nouveau chef de l'exécutif intérimaire doit, selon cette liste, "présenter sa démission à son poste (précédent, ndlr) avant de candidater", "ne porter aucune autre nationalité que la libyenne" et "s'engager par écrit à ne pas se présenter à l'élection" présidentielle.

La démarche du Parlement ne fait pas l'unanimité, y compris parmi ses députés, dont certains ont appelé au maintien de l'actuel gouvernement jusqu'à de futures élections.

La tendance est la même au sein de la Mission d'appui de l'ONU en Libye (Manul), qui insiste pour qu'une nouvelle date de la présidentielle soit fixée, plutôt que d'opérer un remaniement gouvernemental.

Après des années de conflits armés et de divisions régionales entre l'Est et l'Ouest du pays, un gouvernement intérimaire a été mis sur pied il y a environ un an, sous l'égide de l'ONU, pour mener la transition d'ici une double élection présidentielle et parlementaire initialement prévue le 24 décembre dernier. 

Aucune nouvelle date n'a pour l'instant été fixée.

Le gouvernement intérimaire est dirigé par l'homme d'affaires Abdelhamid Dbeibah, candidat à la présidentielle de décembre, et qui a affirmé à maintes reprises qu'il ne céderait le pouvoir qu'à un gouvernement sorti des urnes.

Longtemps attendu comme l'aboutissement d'un processus soutenu par la communauté internationale pour sortir le pays d'une décennie de chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la double élection a été reportée in extremis, en raison de divergences persistantes entre camps rivaux.

Le président du Parlement Aguila Saleh, lui-même candidat à la présidentielle, avait déjà appelé mi-janvier à remplacer le gouvernement intérimaire, estimant que son mandat avait expiré avec le report des élections. 

Et il a demandé à la commission parlementaire de suivi des élections de fixer, d'ici fin janvier, une date "définitive" pour les élections.


Le prince héritier saoudien rencontre le sénateur américain Lindsey Graham à Riyad

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le sénateur américain Lindsey Graham se rencontrent à Riyad. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le sénateur américain Lindsey Graham se rencontrent à Riyad. (SPA)
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  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a rencontré Lindsey Graham à Riyad pour discuter des relations bilatérales et des enjeux régionaux
  • Graham souligne la vision du prince héritier pour la région et son rôle clé dans une solution digne pour le peuple palestinien

RIYAD : Le prince héritier Mohammed ben Salmane a rencontré le sénateur américain Lindsey Graham à Riyad vendredi, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Les deux ont discuté des relations bilatérales entre l’Arabie saoudite et les États-Unis, ainsi que des développements régionaux.

Étaient également présents le ministre saoudien des Affaires étrangères Faisal ben Farhane, le ministre de la Défense Khaled Al-Saud et Musaad Al-Aiban, membre du Conseil des ministres.

Plus tôt, Graham avait déclaré que le prince héritier croyait en la nécessité de parvenir à une solution digne pour le peuple palestinien.

« L’Arabie saoudite est la clé de ce que j’espère voir se réaliser dans la région et dans le monde », a-t-il ajouté.

« La vision du prince héritier saoudien façonnera la région pour les générations à venir et est bénéfique pour le monde civilisé. »

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
 


Pour le Hamas, tout arrangement sur Gaza doit commencer par "l'arrêt total de l'agression" d'Israël

Les Palestiniens se frayent un chemin dans un quartier dévasté, au milieu du conflit en cours entre Israël et le Hamas, à Gaza. (Reuters)
Les Palestiniens se frayent un chemin dans un quartier dévasté, au milieu du conflit en cours entre Israël et le Hamas, à Gaza. (Reuters)
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  • Le Hamas exige que tout accord sur Gaza commence par l’arrêt total de l’agression israélienne, la levée du blocus et le respect des droits nationaux palestiniens, notamment la liberté et l’autodétermination
  • Lors du Conseil de paix à Washington, Trump a annoncé plus de 7 milliards de dollars pour la reconstruction de Gaza, tandis qu’Israël insiste sur la démilitarisation préalable

Gaza, Territoires palestiniens: Tout arrangement concernant la bande de Gaza doit commencer par "l'arrêt total de l'agression israélienne", a déclaré le mouvement islamiste palestinien Hamas après la première réunion, à Washington, du "Conseil de paix" du président américain Donald Trump.

"Tout processus politique ou tout arrangement discuté concernant la bande de Gaza et l'avenir de notre peuple palestinien doit partir de l'arrêt total de l'agression (israélienne, NDLR), de la levée du blocus et de la garantie des droits nationaux légitimes de notre peuple, au premier rang desquels son droit à la liberté et à l'autodétermination", a écrit le Hamas dans un communiqué, publié jeudi soir à propos de cette rencontre.

M. Trump a réuni jeudi pour la première fois son "Conseil de paix", devant lequel plusieurs pays ont annoncé leurs contributions en argent et hommes pour la reconstruction de Gaza, après plus de quatre mois d'un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, qui s'accusent mutuellement de le violer au quotidien.

Selon le Hamas, "la tenue de cette réunion alors que se poursuivent les crimes de l'occupation (Israël, NDLR) et ses violations répétées de l'accord de cessez-le-feu impose à la communauté internationale, ainsi qu'aux parties participant au Conseil, de prendre des mesures concrètes l'obligeant à mettre fin à son agression, à ouvrir les points de passage, à laisser entrer l'aide humanitaire sans restrictions et à entamer immédiatement la reconstruction" de Gaza.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait insisté jeudi sur la nécessité de désarmer le Hamas avant toute reconstruction de la bande de Gaza.

"Nous sommes convenus avec notre allié, les Etats-Unis, qu'il n'y aurait pas de reconstruction de Gaza avant la démilitarisation de Gaza", a affirmé M. Netanyahu, absent à la réunion de Washington, où il était représenté par son ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar.

A Washington, M. Trump a déclaré que plusieurs pays, majoritairement du Golfe, avaient promis "plus de sept milliards de dollars" pour reconstruire le territoire palestinien, dévasté par deux ans de guerre.

L'Indonésie, pays en grande majorité musulman, assumera le rôle de commandant adjoint de la force internationale de stabilisation, prévue par le plan de M. Trump pour Gaza (endossé en novembre par le Conseil de sécurité des Nations unies), a annoncé le général américain Jasper Jeffers, qui a été nommé commandant de cette force.

Il a précisé que cinq pays s'étaient déjà engagés à fournir des troupes à cette force, citant outre l'Indonésie, le Maroc, le Kazakhstan, le Kosovo et l'Albanie.


Le prince héritier saoudien visite la Mosquée du Prophète à Médine

Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
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RIYAD : Le prince héritier Mohammed ben Salmane a visité la Mosquée du Prophète à Médine, a rapporté vendredi matin l’Agence de presse saoudienne (SPA).

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com