L'attaque Houthie contre Abu Dhabi brise une famille pakistanaise

Les fils de Mamoor Khan pleurent leur père dans leur maisonade Mir Ali, dans le Waziristan du Nord, au Pakistan, le 24 janvier 2022. (Photo, AN)
Les fils de Mamoor Khan pleurent leur père dans leur maisonade Mir Ali, dans le Waziristan du Nord, au Pakistan, le 24 janvier 2022. (Photo, AN)
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Publié le Jeudi 27 janvier 2022

L'attaque Houthie contre Abu Dhabi brise une famille pakistanaise

  • Mamoor Khan est mort dans une frappe de drone et de missile lancée par les Houthis, soutenus par l'Iran, sur Abu Dhabi
  • «Nous nous préparions pour son retour, mais nous avons reçu son cadavre à la place» a révélé le frère cadet de Khan

Les membres de la famille de Mamoor Khan attendaient avec impatience son retour dans la ville de Mir Ali, dans le nord du Pakistan. Mais quelques jours avant les retrouvailles familiales prévues, son corps est arrivé des Émirats arabes unis, laissant les proches engourdis par le choc et le chagrin.

Khan et deux ressortissants indiens ont été tués lorsque des frappes de drones et de missiles lancées par les Houthis soutenus par l'Iran au Yémen, ont touché des camions-citernes de carburant près des installations de stockage du géant pétrolier national Adnoc à Abu Dhabi le 17 janvier. Khan travaillait comme chauffeur pour un sous-traitant d’Adnoc.

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Une photo non datée de Mamoor Khan, un travailleur pakistanais du Waziristan du Nord qui a été tué lors d'une attaque houthie contre les Émirats arabes unis le 17 janvier 2022. (Photo fournie par la famille de Mamoor Khan)

«Nous nous préparions pour son retour», a révélé le frère cadet de Khan, Manzoor Ahmad, à Arab News. «Mais nous avons reçu son cadavre à la place.»

Khan, 49 ans, laisse dans le deuil ses parents, sa femme et ses huit enfants, qui attendaient avec impatience son retour pour des vacances à la fin du mois.

Son deuxième frère, Javed Khan, également chauffeur aux Émirats arabes unis, a été le premier à apprendre sa mort. Un employé d'Adnoc l'avait appelé pour lui dire qu'il avait été blessé lors de l'attaque et qu'il était hospitalisé à Abu Dhabi.

«Je ne savais toujours pas ce qui s'était passé, mais le site où mon frère travaillait était en feu», a-t-il confirmé. «J'ai demandé à l’employé qui m’a contacté de me dire clairement si mon frère était décédé. Il a répondu d'une voix étouffée, ‘oui’, et que son cadavre était à l'hôpital.»

Khan était le principal soutien de sa famille dans le Waziristan du Nord, un district tribal appauvri à la frontière pakistano-afghane, où des années de militantisme et d'opérations de sécurité ont contrecarré le développement social et économique.

Une semaine après les funérailles de Khan, son père, qui l'avait envoyé aux Émirats arabes unis il y a plus de deux décennies pour trouver une vie meilleure, a déclaré à Arab News qu'il avait encore du mal à parler de la perte de son fils.

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Yasir Ahmad, fils de Mamoor Khan, prie sur la tombe de son père à Mir Ali, dans le Waziristan du Nord, au Pakistan, le 24 janvier 2022. (Photo fournie par la famille de Mamoor Khan)

«J'ai eu l'impression d'enjamber un feu dévastateur quand j'ai appris la nouvelle de la mort de mon fils», a-t-il indiqué.

La mère de Khan est sous tranquillisants depuis qu'elle a reçu la nouvelle tragique.

«Chez nous, nous avons beaucoup souffert du militantisme, et quand Mamoor est parti pour les Émirats arabes unis, nous étions convaincus qu'il y mènerait une vie sûre», a témoigné son voisin et ami Munawar Shah Dawar. «Sa mort nous a dévastés, car il a été la proie d'un attentat terroriste là-bas aussi.»

Yasir Ahmad, le fils aîné de Khan, a dévoilé que son père et lui avaient de nombreux projets pour l'avenir de la famille et qu’ils en discutaient souvent au téléphone. L'un de ces projets, la création d'une petite entreprise, devait être mis en œuvre lors de la visite de Khan ce mois-ci. L'idée était que cette entreprise lui aurait permis plus tard de retourner définitivement à Mir Ali.

L'une des priorités de Khan était de veiller à ce que ses plus jeunes enfants reçoivent une éducation, ce qu'il avait demandé à Ahmad de superviser.

«Mon père voulait que mon jeune frère devienne médecin, pour qu'il puisse revenir et passer le reste de sa vie avec nous.»

«Nous n'avons plus rien maintenant, et même l'éducation de mes frères en souffrira parce que je suis un travailleur journalier, gagnant 600 roupies (1 roupie = 0,012 euro) par jour, ce qui n'est pas suffisant.»

Le corps de Khan a été rapatrié au Pakistan et enterré le 20 janvier.

Mustafa Haider, directeur général de la division de l'aide sociale à la Fondation des Pakistanais d'outre-mer, a déclaré à Arab News que les allocations de décès seraient versées à la famille et que la fondation envisageait également d’apporter un soutien financier sur ses propres fonds.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.

 


L’Arabie saoudite en tête du classement de sécurité publique du G20

Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
  • 97,7 % des habitants déclarent se sentir en sécurité en marchant seuls la nuit

RIYAD: L’Arabie saoudite occupe la première place parmi les pays du G20 dans l’Indice de sécurité 2025, selon les données de la base des indicateurs des Objectifs de développement durable des Nations unies, publiées lundi par l’Autorité générale des statistiques du Royaume.

Les résultats indiquent que 97,7 % de la population se sent en sécurité en marchant seule la nuit dans son quartier, selon l’Agence de presse saoudienne (Saudi Press Agency).

Ils montrent également que 94,9 % des femmes, 97 % des citoyens saoudiens et 97,2 % des personnes âgées de 60 à 64 ans se sentent en sécurité en marchant seules la nuit dans les zones résidentielles.

Ces résultats soulignent les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité dans l’ensemble du Royaume, a ajouté la SPA. Ils s’inscrivent dans les initiatives visant à renforcer la sécurité, la stabilité et la qualité de vie dans les secteurs économique, alimentaire, environnemental, sanitaire, social, politique, intellectuel, technologique et de cybersécurité, conformément à la Vision 2030 de l’Arabie saoudite.

L’Autorité générale des statistiques mène ses travaux selon une méthodologie unifiée basée sur le Statistical Business Process Manual, conforme aux normes statistiques internationales.

Dans un autre rapport, l’autorité a indiqué que 75,3 % de la population saoudienne a participé à des événements ou activités culturelles en 2025, reflétant une participation croissante à la vie culturelle dans le Royaume.

Ces données ont été publiées dans le cadre de l’initiative Raqam Saudi, qui met en avant les réalisations nationales, renforce la fierté nationale et les valeurs de citoyenneté, et souligne le rôle des statistiques officielles dans le suivi des progrès vers les objectifs de Vision 2030 et du développement durable. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com