Batteries: une 3e giga-usine s'implante en France, à Dunkerque

Des résidents locaux marchent sur une plage de Dunkerque, dans le nord de la France, le 27 février 2021. FRANCOIS LO PRESTI / AFP
Des résidents locaux marchent sur une plage de Dunkerque, dans le nord de la France, le 27 février 2021. FRANCOIS LO PRESTI / AFP
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Publié le Mercredi 02 février 2022

Batteries: une 3e giga-usine s'implante en France, à Dunkerque

  • La troisième giga-usine française s'installera à Dunkerque, non loin des deux autres usines de batteries pour voitures électriques, et avec jusqu'à 1.200 emplois à la clé dès la première phase
  • Alors que l'Europe vise 25% de la production mondiale de batteries à l'horizon 2030, pour rattraper son retard sur la Chine et protéger son industrie automobile, des dizaines de projets d'usines de batteries ont été annoncés

LILLE: La troisième giga-usine française s'installera à Dunkerque, non loin des deux autres usines de batteries pour voitures électriques, et avec jusqu'à 1.200 emplois à la clé dès la première phase.
La start-up grenobloise Verkor, soutenue par Renault, Schneider Electric et Arkema, a annoncé avoir choisi la ville du Nord pour implanter sa première Gigafactory de cellules de batterie bas-carbone.
Cette annonce très symbolique pour l'avenir de l'industrie automobile en France a été faite quasi simultanément mardi soir par la société, la président LR du conseil régional des Hauts-de-France Xavier Bertrand et le président Emmanuel Macron.
"C’est un projet pour lequel il y avait une concurrence européenne, et qui pour sa première phase porte sur 1.200 emplois directs et 3.000 emplois indirects", s'est félicité ce dernier dans une interview à La Voix du Nord.
Il s'agit de la troisième usine de batteries qui s'implante en France, avec celle du sino-japonais AESC/Envision dans le pôle "Electricity" de Renault, près de Douai (Nord), et celle de Stellantis et de TotalEnergies à Douvrin (Nord), où la production doit commencer en 2023.

Potentiel de 2.000 emplois directs

Alors que l'Europe vise 25% de la production mondiale de batteries à l'horizon 2030(contre 3% en 2020), pour rattraper son retard sur la Chine et protéger son industrie automobile, des dizaines de projets d'usines de batteries ont été annoncés sur le continent. Le groupe de batteries électriques Northvolt a annoncé fin décembre avoir lancé la production de la première "giga-usine" d'un groupe européen, en Suède.
L'implantation de Verkor à Dunkerque "permet de faire des Hauts-de-France la vallée de la batterie, un segment essentiel pour produire sur notre sol les voitures électriques de demain", a déclaré M. Macron.
"On a stoppé l’hémorragie industrielle il y a trois ans par des réformes que personne n'osait mener depuis des décennies. On a changé l’image de la France", a-t-il affirmé.
La première livraison de batteries de l'usine de Dunkerque est prévue pour juillet 2025, avec une capacité qui doit évoluer de 16 gigawattheures (GWh) en 2025 à 50 GWh en 2030, soit de quoi équiper plusieurs centaines de milliers de véhicules électriques chaque année.
Le projet prévoit des batteries "à faible teneur en carbone et à haute performance", donc pour des véhicules sportifs et haut-de-gamme, comme les futures Alpine électriques de Renault, fabriquées en Normandie.
Selon la région Hauts-de-France, l'installation représente "un investissement total de 2,5 milliards d'euros et un potentiel à terme de près de 2.000 emplois directs et 5.000 emplois indirects".
Plus précisément, 800 emplois directs sont attendus pour "la première phase du projet". A "horizon 2028-2030", un "potentiel d’environ 2.000 emplois directs et 5.000 emplois indirects est annoncé".
M. Bertrand a salué "une très bonne nouvelle pour les Hauts-de-France, parce qu'elle va créer des emplois bien sûr, mais aussi parce qu’elle constitue une reconnaissance de notre stratégie économique".
La construction de l'usine sur un site de 150 hectares doit débuter en 2023, après un processus de consultation publique. La recherche et le développement resteront basés à Grenoble, a précisé Verkor.

 


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
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  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.