Tunisie: l'UE « préoccupée » par les décisions du président Saied

Un membre des forces de sécurité tunisiennes se tient devant l'entrée fermée du siège du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) de Tunisie à Tunis, la capitale, le 6 février 2022.(AFP)
Un membre des forces de sécurité tunisiennes se tient devant l'entrée fermée du siège du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) de Tunisie à Tunis, la capitale, le 6 février 2022.(AFP)
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Publié le Lundi 07 février 2022

Tunisie: l'UE « préoccupée » par les décisions du président Saied

  • Le président Saied, qui s'était arrogé les pleins pouvoirs en juillet, a annoncé la dissolution du CSM, organe de supervision judiciaire
  • Le président du CSM, Youssef Bouzakher, a dénoncé une « fermeture illégale »

BRUXELLLES : L'Union européenne est "préoccupée" par la décision du président tunisien Kais Saied de dissoudre le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) et insiste sur "l'importance de l'indépendance judiciaire", a annoncé lundi la porte-parole du chef de la diplomatie européenne Josep Borrell.

"Nous suivons avec préoccupation l’évolution de la situation en Tunisie, y compris les récentes annonces du président de la République sur la dissolution du Conseil Supérieur de la Magistrature", a commenté Nabila Massrali.

"Tout en respectant la souveraineté du peuple tunisien, nous rappelons, une fois de plus, l'importance de la séparation des pouvoirs et de l'indépendance judiciaire en tant qu'éléments clés pour la démocratie, la stabilité et la prospérité du pays", a-t-elle ajouté.

"Des réformes substantielles comme celle-ci, aussi importante et nécessaire qu'elle puisse être, doivent être le résultat d'un processus inclusif et transparent", a-t-elle averti.

 

 

Tunisie: Washington « profondément préoccupé » par la dissolution d'un organe judiciaire

Les Etats-Unis se sont dits lundi "profondément préoccupés" par la décision du président tunisien Kais Saied de dissoudre le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) et par la fermeture du siège de cet organe.

"Une justice indépendante est un élément crucial d'une démocratie efficace et transparente. Il est essentiel que le gouvernement de Tunisie tienne ses engagements à respecter l'indépendance de la justice conformément à la Constitution", a dit le porte-parole de la diplomatie américaine Ned Price.

Le président tunisien a annoncé dans une vidéo la dissolution du CSM, qu'il accuse de partialité, de corruption et d'avoir notamment ralenti les enquêtes sur les assassinats en 2013 de deux militants de gauche.

Le CSM, créé en 2016, est une instance indépendante chargée de nommer les juges. Il est composé de 45 magistrats, pour les deux tiers élus par le Parlement et qui désignent eux-mêmes le tiers restant.

"Les postes et les nominations se vendent et se font selon les appartenances", a accusé M. Saied, en affirmant que "certains magistrats ont pu recevoir" de grosses sommes d'argent en contrepartie.

Le CSM a rejeté la dissolution "en l'absence d'un cadre juridique et constitutionnel autorisant" le président à le faire et a annoncé que "ses membres continuer(aient) à siéger".

La police tunisienne a toutefois fermé lundi le siège de l'instance.

"Les Etats-Unis réitèrent leur appel à un processus accéléré de réforme politique en Tunisie" qui assurerait "le respect continu des droits humains", a ajouté Ned Price.

Le président Saied, qui s'était arrogé les pleins pouvoirs en juillet, a annoncé la dissolution du CSM, organe de supervision judiciaire qu'il accuse de partialité, dans une vidéo diffusée dans la nuit de dimanche à lundi. La police a fermé lundi le siège de cette instance.

Le président du CSM, Youssef Bouzakher, a dénoncé une "fermeture illégale" et a accusé le pouvoir exécutif de "s'emparer des institutions de l'Etat et de la magistrature en utilisant la force".


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
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  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.


Washington confirme de nouvelles discussions entre le Liban et Israël à Rome

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
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  • Les États-Unis confirment des pourparlers Israël-Liban à Rome (4-6 août) sur les zones pilotes, la frontière et un accord de sécurité
  • L'armée libanaise affirme que les opérations israéliennes entravent son déploiement dans le sud, malgré l'accord de juin

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, dans le cadre de la création de "zones pilotes" avec l'armée libanaise.

"À Rome, les groupes techniques s'attacheront à faire progresser la mise en œuvre intégrale de l'accord-cadre", a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat, citant l'extension du processus des "zones pilotes", le règlement de toutes les questions frontalières en suspens et l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité.

"L'expérience tirée des premières zones nous aidera à perfectionner la mise en œuvre des zones pilotes afin qu'elle puisse s'étendre de manière progressive", a-t-il ajouté.

L'armée libanaise a condamné dimanche la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait annoncé il y a quelques jours la tenue de ces pourparlers.

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud.


L'armée saoudienne intercepte des drones provenant d'Irak

Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
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  • Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak
  • Ceux-ci visaient des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense

RIYAD: Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense.

"Des attaques terroristes ont été lancées depuis le territoire irakien par des milices terroristes soutenues par l'Iran", a affirmé le ministère dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Riyad appelle l'Irak à empêcher les attaques 

L'Arabie saoudite a exhorté lundi le gouvernement de Bagdad à empêcher les attaques de drones lancées depuis son territoire, après avoir accusé des groupes armés pro-Iran basés en Irak, d'avoir ciblé le royaume.

Le royaume "réaffirme la nécessité pour le gouvernement irakien de prendre toutes les mesures nécessaires afin d'empêcher que son territoire ne serve de point de départ à une agression", peut-on lire dans un communiqué des autorités publié par une chaîne de télévision officielle saoudienne.