Des terroristes d’Al-Qaïda cherchent à échanger des travailleurs de l’ONU enlevés contre des prisonniers à Aden

Le logo d’Al-Qaïda est affiché sur une plaque de rue dans la ville de Jaar, dans le sud de la province d’Abyan, au Yémen, le 15 juin 2012. (Photo AP).
Le logo d’Al-Qaïda est affiché sur une plaque de rue dans la ville de Jaar, dans le sud de la province d’Abyan, au Yémen, le 15 juin 2012. (Photo AP).
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Publié le Mardi 15 février 2022

Des terroristes d’Al-Qaïda cherchent à échanger des travailleurs de l’ONU enlevés contre des prisonniers à Aden

  • Selon un responsable de la sécurité, des négociations sont en cours, mais une opération militaire sera lancée si les travailleurs ne sont pas libérés
  • Le ministre yéménite accuse les Houthis de se comporter «comme d’autres organisations terroristes» et d’exécuter le programme de l’Iran au Yémen

AL-MUKALLA: Les terroristes présumés d’Al-Qaïda qui ont enlevé cinq travailleurs de l’ONU cherchent à échanger ces derniers contre des prisonniers détenus par le gouvernement yéménite à Aden, selon un responsable local de la sécurité.

Ces enlèvements ont eu lieu vendredi dernier lorsque les employés – quatre Yéménites et un étranger –, qui voyageaient dans deux véhicules blindés et étaient accompagnés d’une escorte militaire, ont été confrontés à un groupe d’hommes armés à Abyan, dans le district de Moudia, alors qu’ils rentraient à Aden après une visite sur le terrain.

Lundi dernier, un haut responsable de la sécurité a déclaré à Arab News que les militants avaient délivré leurs demandes de libération des travailleurs et que le gouverneur d’Abyan, Aboubakr Hussein Salem, avait appelé les personnalités tribales locales à leur parler.

«Ce sont des mercenaires connus pour leur affiliation à Al-Qaïda. Les services de sécurité [à Abyan] ont tué l’un de leurs chefs il y a six mois», a indiqué le responsable sous couvert d’anonymat.

«Des négociations sont en cours avec les terroristes. Nous ne voulons pas utiliser la force afin de ne pas nuire aux otages», a-t-il précisé avant d’ajouter qu’une opération militaire serait lancée si les ravisseurs refusaient de libérer les employés.

Le journal Al-Sharae a rapporté dimanche que deux personnes qui représentaient les militants avaient déclaré que les travailleurs de l’ONU seraient relâchés en échange de la libération des prisonniers à Aden et du paiement d’une rançon d’1 million de riyals saoudiens (1 riyal saoudien = 0,23 euro).

Selon l’article, le gouverneur d’Abyan a formé un comité composé de quatre responsables, parmi lesquels les dirigeants de Moudia et d’Al-Wadhea, pour leur parler.

Russell Geekie, conseiller principal en communication auprès du coordinateur résident et humanitaire de l’ONU pour le Yémen, a confirmé les enlèvements et il a affirmé que l’ONU était en contact avec les responsables locaux pour tenter de placer les employés hors de danger.

«L’ONU est en contact étroit avec les autorités pour obtenir leur libération», a-t-il déclaré à Arab News dans un communiqué envoyé par courriel.

Par ailleurs, le ministre yéménite de l’Information, de la Culture et du Tourisme, Mouammar al-Eryani, a accusé lundi dernier les Houthis, soutenus par l’Iran, de transformer dans les régions qu’ils contrôlent des installations civiles en bases militaires – notamment l’aéroport de Sanaa –pour assembler et lancer des missiles. Il a renouvelé les appels à inscrire ce groupe sur la liste noire.

Dans la ville centrale de Marib, en présence du chef d’état-major de l’armée, le lieutenant-général Saghir ben Aziz, M. Al-Eryani a mentionné devant les journalistes que les Houthis avaient rejeté les efforts qui visaient à mettre fin à la guerre. En outre, ils ont menacé la navigation maritime, mené des frappes meurtrières sur des sites civils au Yémen, en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis et ignoré les avertissements locaux et internationaux relatifs au pétrolier qui se dégrade en mer Rouge.

Les attaques et les opérations militaires des Houthis ont été multipliées par quatre depuis février dernier, date à laquelle les États-Unis ont retiré le nom du groupe de leur liste d’organisations terroristes étrangères, a-t-il poursuivi.

«Les Houthis ont considéré comme un feu vert pour l’escalade du conflit le silence de la communauté internationale. Il est temps pour cette dernière de soutenir les efforts du gouvernement afin de restaurer l’État et de faire échouer le coup d’État», a-t-il déclaré, ajoutant que les Houthis se comportaient comme d’autres organisations terroristes et qu’ils exécutaient le programme de l’Iran au Yémen.

«Nous réitérons notre appel à la communauté internationale et au Conseil de sécurité de l’ONU pour qu’ils inscrivent la milice houthie et ses dirigeants sur les listes de terroristes et qu’ils les poursuivent devant des tribunaux internationaux en tant que criminels de guerre», a-t-il lancé.

Selon le lieutenant-général Ben Aziz, les forces armées sont déterminées à vaincre les Houthis sur le plan militaire après l’échec des efforts pacifiques qui visaient à les convaincre de cesser le combat.

«Ils ne se soumettront à la paix que par la force», a-t-il souligné.

Le chef de l’armée a également répété l’accusation selon laquelle Téhéran avait fourni aux Houthis les «outils de la mort», ajoutant: «L’Iran a mis tout son poids, ses capacités industrielles et ses experts dans cette guerre.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
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  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.


Washington confirme de nouvelles discussions entre le Liban et Israël à Rome

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
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  • Les États-Unis confirment des pourparlers Israël-Liban à Rome (4-6 août) sur les zones pilotes, la frontière et un accord de sécurité
  • L'armée libanaise affirme que les opérations israéliennes entravent son déploiement dans le sud, malgré l'accord de juin

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, dans le cadre de la création de "zones pilotes" avec l'armée libanaise.

"À Rome, les groupes techniques s'attacheront à faire progresser la mise en œuvre intégrale de l'accord-cadre", a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat, citant l'extension du processus des "zones pilotes", le règlement de toutes les questions frontalières en suspens et l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité.

"L'expérience tirée des premières zones nous aidera à perfectionner la mise en œuvre des zones pilotes afin qu'elle puisse s'étendre de manière progressive", a-t-il ajouté.

L'armée libanaise a condamné dimanche la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait annoncé il y a quelques jours la tenue de ces pourparlers.

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud.


L'armée saoudienne intercepte des drones provenant d'Irak

Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
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  • Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak
  • Ceux-ci visaient des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense

RIYAD: Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense.

"Des attaques terroristes ont été lancées depuis le territoire irakien par des milices terroristes soutenues par l'Iran", a affirmé le ministère dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Riyad appelle l'Irak à empêcher les attaques 

L'Arabie saoudite a exhorté lundi le gouvernement de Bagdad à empêcher les attaques de drones lancées depuis son territoire, après avoir accusé des groupes armés pro-Iran basés en Irak, d'avoir ciblé le royaume.

Le royaume "réaffirme la nécessité pour le gouvernement irakien de prendre toutes les mesures nécessaires afin d'empêcher que son territoire ne serve de point de départ à une agression", peut-on lire dans un communiqué des autorités publié par une chaîne de télévision officielle saoudienne.