Irak: pénuries d'essence et files d'attente devant les stations-service à Mossoul

Mossoul et sa province de Ninive, dans le nord de l'Irak, connaissent une pénurie d'essence avec de longues files d'attente vendredi devant les stations-service. (AFP)
Mossoul et sa province de Ninive, dans le nord de l'Irak, connaissent une pénurie d'essence avec de longues files d'attente vendredi devant les stations-service. (AFP)
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Publié le Samedi 19 février 2022

Irak: pénuries d'essence et files d'attente devant les stations-service à Mossoul

  • Les autorités estimant que la crise est due à la contrebande vers le Kurdistan voisin
  • L'Irak, qui dispose d'immenses réserves d'hydrocarbures, exporte près de 3,5 millions de barils par jour, et l'or noir représente plus de 90% de ses revenus

MOSSOUL: Mossoul et sa province de Ninive, dans le nord de l'Irak, connaissent une pénurie d'essence avec de longues files d'attente vendredi devant les stations-service, les autorités estimant que la crise est due à la contrebande vers le Kurdistan voisin.


Depuis près d'une semaine, des dizaines de voitures font la queue pendant de longues heures devant les stations de Mossoul, dont certaines étaient gardées vendredi par des soldats pour éviter tout débordement, ont rapporté des correspondants de l'AFP.


"On passe notre vie à faire la queue, on part, on revient faire la queue, c'est devenu la routine", déplore Abdel Khaliq al-Moussali, chauffeur de taxi qui patiente devant une station dans la grande métropole du nord.


La province de Ninive est régulièrement confrontée à des pénuries sporadiques, même si grâce aux subventions publiques l'essence se vend à environ 500 dinars irakiens le litre (environ 30 centimes d'euros). Elle se vend pratiquement deux fois plus cher dans la région voisine du Kurdistan, autonome depuis 1991.


Interrogé jeudi par une télévision locale sur "la crise de l'essence", le gouverneur de la province de Ninive, Nejm al-Jibbouri, a évoqué "des informations" faisant état de "contrebande touchant une partie" du carburant.


Il a assuré avoir donné des instructions aux forces de sécurité pour "renforcer (la vigilance) aux barrages de contrôle pour empêcher la sortie de la province des produits pétroliers".


Libérée en 2017 des djihadistes du groupe Etat islamique (EI), Mossoul, encore largement en ruine après les batailles destructrices, se trouve à environ 1h30 d'Erbil, capitale du Kurdistan.


La province de Ninive reçoit quotidiennement plus de deux millions de litres d'essence, "la quantité la plus élevée après Bagdad", indique à l'AFP Ihsane Moussa Ghanem, adjoint au directeur de l'agence irakienne de distribution des produits pétroliers, qui réfute toute "crise".


"Le prix de l'essence au Kurdistan est 40% plus élevé que dans les autres provinces et cela a mis la pression sur la province de Ninive: de nombreux habitants du Kurdistan viennent y faire le plein", dit-il.


L'Irak, qui dispose d'immenses réserves d'hydrocarbures, exporte près de 3,5 millions de barils par jour, et l'or noir représente plus de 90% de ses revenus.


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.