Raïssi est arrivé au Qatar pour un sommet des pays exportateurs de gaz

Le président iranien Ebrahim Raïssi est arrivé au Qatar pour un sommet des pays exportateurs de gaz, a indiqué lundi le média officiel iranien IRNA. (AFP).
Le président iranien Ebrahim Raïssi est arrivé au Qatar pour un sommet des pays exportateurs de gaz, a indiqué lundi le média officiel iranien IRNA. (AFP).
Short Url
Publié le Lundi 21 février 2022

Raïssi est arrivé au Qatar pour un sommet des pays exportateurs de gaz

  • Le président iranien est arrivé au Qatar pour un sommet des pays exportateurs de gaz
  • Il s'agit du premier voyage à l'étranger de Raïssi depuis son entrée en fonction en août dernier

DOHA: Le président iranien Ebrahim Raïssi est arrivé au Qatar pour un sommet des pays exportateurs de gaz, a indiqué lundi le média officiel iranien IRNA. 

L'IRNA a déclaré que le président Raïssi dirige une délégation au Forum des pays exportateurs de gaz à Doha, conçu pour développer la coopération économique, énergétique et politique entre l'Iran et le Qatar.

Il s'agit du premier voyage à l'étranger de Raïssi depuis son entrée en fonction en août dernier. IRNA a déclaré que cinq ministres, dont ceux qui dirigent les politiques étrangère et pétrolière du pays, ont accompagné le président iranien. Raisi devrait parler au sommet mardi.

Il a rencontré lundi l'émir du Qatar cheikh Tamim ben Hamad al-Thani, à la veille d'un sommet du Forum des pays exportateurs de gaz (FPEG) qui réunit 11 pays dont le Qatar, l'Iran, l'Algérie et la Russie.

Le Qatar, qui a des intérêts convergents avec l'Iran dans le secteur du gaz et est un proche allié des Etats-Unis, a également soutenu les pourparlers à Vienne pour sauver l'accord sur le programme nucléaire de Téhéran.

Des négociations sur le nucléaire iranien ont repris fin novembre à Vienne après une longue pause, avec pour objectif de faire revenir les Etats-Unis dans le giron de l'accord de 2015 censé empêcher Téhéran de se doter de la bombe atomique, intention qu'a toujours niée la République islamique.

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a estimé lundi à Téhéran que "les pourparlers ont fait des progrès significatifs".

"Le nombre de sujets (à discuter) a été considérablement réduit. Mais les problèmes restants (sont) les plus difficiles, les plus importants et les plus sérieux qui doivent être résolus", a ajouté Saïd Khatibzadeh au cours d'une conférence de presse.

"Nous attendons toujours les décisions que l'Europe et les Etats-Unis doivent prendre, et nous n'avons pas encore vu cette volonté chez eux", a-t-il poursuivi.

Dans ce dossier sensible, le Qatar joue un rôle de médiateur en coulisses.

Le ministre qatari des Affaires étrangères, Cheikh Mohammad ben Abdelrahmane Al-Thani, s'est ainsi rendu à Téhéran en février pour une visite surprise après une rencontre entre l'émir et le président Jo Biden à Washington. 

Selon le gouvernement qatari, les deux hommes vont évoquer à Doha des sujets "d'intérêts communs", sans autre détails. Des diplomates ont indiqué que les discussions sur le nucléaire seraient à leur agenda. 

La rencontre entre les onze membres du FPEG intervient dans un contexte de tension extrême entre les Occidentaux et la Russie, suscitant des craintes de rupture d'approvisionnement en gaz et provoquant une envolée des prix.

Les deux dirigeants ont signé lundi des accords et des protocoles d'accords économiques, selon les médias iraniens.

« Diplomatie de voisinage »

Avant son départ, M. Raissi a souligné, auprès des médias iraniens, l'importance de ce déplacement pour "l'activation d'une diplomatie de voisinage" et le développement "des relations politiques et économiques".

Il a insisté sur "la coopération des deux pays dans le domaine de l'énergie" en souhaitant une amélioration de "la communication" dans ce domaine et celui de l'économie.

Mardi, le sommet réunira outre l'émir du Qatar et le président iranien, le président algérien Abdelmadjid Tebboune, arrivé lundi à Doha, et Keith Royley, le Premier ministre de Trinité-et-Tobago, ainsi que des ministres des Affaires étrangères ou de l'Energie des Etats membres du Forum.

Les 11 pays membres du FPEG -Qatar, Russie, Iran, Algérie, Bolivie, Egypte, Guinée équatoriale, Libye, Nigeria, Trinité-et-Tobago et Venezuela- et ses sept pays associés représentent 70% des réserves prouvées de gaz et 51% des exportations mondiales de gaz naturel liquéfié. 

Les ministres présents à Doha doivent se réunir lundi dans l'après-midi pour se mettre d'accord sur un communiqué commun qui pourrait, selon des experts, porter sur le manque de réserves de gaz pour approvisionner l'Europe, confrontée à une flambée des prix.

Le Qatar et d'autres pays producteurs ont insisté sur la nécessité de pouvoir miser sur des contrats à long terme pour procéder aux investissements massifs exigés pour garantir la fourniture de gaz à l'Europe. 

Les Etats-Unis ont appelé le Qatar à apporter son aide à l'Europe en cas de problèmes d'approvisionnement par la Russie en raison de la crise avec l'Ukraine. 


Le président syrien « ne participera finalement pas » au Forum de Davos, selon des sources

La participation du président syrien Ahmed Al-Chareh à des réunions diplomatiques et économiques de haut niveau aurait constitué une étape importante, marquant la première participation d'un chef d'État syrien au Forum économique mondial. (AFP)
La participation du président syrien Ahmed Al-Chareh à des réunions diplomatiques et économiques de haut niveau aurait constitué une étape importante, marquant la première participation d'un chef d'État syrien au Forum économique mondial. (AFP)
Short Url
  • Les participants souhaitaient entendre Ahmed Al-Chareh, mais comprennent les défis internes auxquels le pays est confronté

DAVOS : Le président syrien Ahmed Al-Chareh a annulé sa participation à la réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos cette semaine, selon un haut responsable de l’organisation.

Arab News s’est entretenu avec de nombreux participants au Centre des congrès, qui ont exprimé leur déception face à cette décision. La présence du président dans des sessions de haut niveau consacrées à la diplomatie et à l’économie aurait marqué la première participation d’un chef d’État syrien au forum.

Beaucoup espéraient entendre Al-Chareh s’exprimer sur les réformes jugées impressionnantes et sur les opportunités d’investissement en Syrie, tout en comprenant les défis internes auxquels Damas est actuellement confrontée.

« Avec tout ce qui s’est passé ces dernières semaines au Moyen-Orient, on s’attendait à ce qu’Al-Chareh ne puisse probablement pas venir », a confié un participant à Arab News.

Les forces gouvernementales syriennes ont intensifié leurs opérations contre les Forces démocratiques syriennes dans plusieurs gouvernorats — notamment Alep, Raqqa et Hassaké — avec des échanges de tirs fréquents signalés, même lorsque des trêves temporaires sont négociées.

L’an dernier, le ministre syrien des Affaires étrangères récemment nommé, Asaad Al-Shibani, s’était rendu à Davos dans le cadre des efforts du forum visant à réintégrer la Syrie dans les discussions politiques et économiques mondiales après des années d’isolement sous le régime d’Assad.

L’annulation du déplacement d’Al-Chareh à Davos intervient après plusieurs semaines de pressions diplomatiques et militaires. Son gouvernement de transition, arrivé au pouvoir après le renversement de l’ancien dirigeant Bashar al-Assad fin 2024, cherche activement une reconnaissance internationale, obtenant un allègement progressif des sanctions et renforçant son dialogue avec les partenaires occidentaux.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le ministre saoudien des Affaires étrangères et le Premier ministre palestinien évoquent Gaza à Davos

(Photo: SPA)
(Photo: SPA)
Short Url
  • Le prince Faisal ben Farhane et Mohammed Mustafa se sont entretenus en marge du Forum économique mondial

LONDRES: Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, et le Premier ministre palestinien, Mohammed Mustafa, ont discuté mardi des derniers développements de la situation à Gaza.

La rencontre s’est tenue en marge de la réunion annuelle du Forum économique mondial, à Davos, en Suisse. Les deux responsables ont également passé en revue les relations bilatérales ainsi que les perspectives de coopération, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Plusieurs responsables saoudiens ont assisté à cet entretien, parmi lesquels l’ambassadeur du Royaume en Suisse, Abdulrahman Al-Dawood, le directeur général du bureau du ministre des Affaires étrangères, Waleed Al-Ismail, ainsi que Mohammed Alyahya, conseiller du ministre des Affaires étrangères.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Syrie: l'armée entre au camp de proches de jihadistes d'al-Hol 

Short Url
  • Les forces kurdes avaient annoncé mardi avoir été "contraintes de se retirer" du camp pour défendre leurs régions menacées par l'armée, avant l'annonce d'un cessez-le-feu
  • Il s'agit du plus grand camp de prisonniers établi par les forces kurdes, qui ont été le fer de lance de la lutte contre l'EI, avec l'aide de la coalition internationale antijihadiste. Le groupe jihadiste a été défait en 2019 en Syrie

SYRIE: L'armée syrienne est entrée mercredi matin dans l'immense camp de détention d'al-Hol (nord-est), qui abrite des familles de jihadistes du groupe Etat Islamique (EI) et dont les forces kurdes s'étaient retirées la veille, selon un correspondant de l'AFP sur place.

Le correspondant a vu un grand nombre de soldats ouvrir la barrière métallique et entrer à pied dans le camp, alors que d'autres en gardaient l'entrée.

Al-Hol, situé dans une région désertique de la province de Hassaké, abrite quelque 24.000 personnes, dont 15.000 Syriens et environ 6.300 femmes et enfants étrangers de 42 nationalités, parmi lesquels des Occidentaux.

Les forces kurdes avaient annoncé mardi avoir été "contraintes de se retirer" du camp pour défendre leurs régions menacées par l'armée, avant l'annonce d'un cessez-le-feu.

Il s'agit du plus grand camp de prisonniers établi par les forces kurdes, qui ont été le fer de lance de la lutte contre l'EI, avec l'aide de la coalition internationale antijihadiste. Le groupe jihadiste a été défait en 2019 en Syrie.

Le ministère syrien de la Défense avait annoncé mardi être "entièrement prêt à prendre la responsabilité du camp d'al-Hol et des prisons" de jihadistes dans la région.

L'émissaire américain pour la Syrie, Tom Barrack, avait pour sa part estimé que "la mission initiale" des combattants kurdes, la lutte antijihadiste, était terminée et que le nouveau pouvoir syrien était désormais capable de contrôler les centres de détention de l'EI établis par les Kurdes.

En vertu d'un accord avec les Kurdes, l'armée s'était déployée lundi dans de vastes parties du nord et du nord-est de la Syrie dont les forces kurdes se sont retirées.

L'accord prévoit que l'Etat syrien devienne "responsable" des prisonniers de l'EI et que l'administration kurde chargée de ce dossier soit "intégrée aux institutions étatiques".

Le ministère syrien de l'Intérieur a annoncé "prendre les mesures nécessaires en coordination avec la coalition internationale pour maintenir la sécurité" des centres de détention.

Des milliers d'ex-jihadistes, dont de nombreux étrangers, sont détenus dans sept prisons et des dizaines de milliers de membres de leurs familles vivent dans deux camps établis par les forces kurdes dans le nord de la Syrie, al-Hol et Roj.