Au Moyen-Orient, la voie d'un développement basé sur le savoir et la diversification

Le ministre saoudien de l'investissement Khalid al-Faleh lors de la réunion conjointe virtuelle des ministres du commerce et de l'investissement du G20 à Riyad, le 22 septembre 2020 (Photo, AFP)
Le ministre saoudien de l'investissement Khalid al-Faleh lors de la réunion conjointe virtuelle des ministres du commerce et de l'investissement du G20 à Riyad, le 22 septembre 2020 (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 08 octobre 2020

Au Moyen-Orient, la voie d'un développement basé sur le savoir et la diversification

  • Le plan stratégique Vision 2030, lancé par l’Arabie saoudite en 2016, et Designing the Next 50, entrepris cette année par les Émirats arabes unis, englobent, à eux deux, des stratégies de diversification ambitieuses qui se focalisent sur les perspectives
  • Engagés dans une stratégie développement économique diversifiée, les pays du Moyen-Orient manifestent aussi leur volonté d’adhérer à une dynamique qui prône le multilatéralisme au sein des institutions mondiales

PARIS: Les pays du Moyen-Orient ont adopté une stratégie de développement basée sur le renforcement de l’économie du savoir et la diversification économique. Ils affichent aussi leur volonté d’instaurer une ouverture de dialogue et de tolérance et défendent le concept du multilatéralisme dans le mode de fonctionnement des institutions internationales.

Malgré les conséquences de la baisse des revenus du pétrole, causée, entre autres, par la pandémie de Covid-19, les prévisions de croissance dans les pays du Golfe sont modérées par la position, forte et stable, du système bancaire. En effet, selon Ben Young, directeur des institutions financières chez S&P, les banques saoudiennes, en particulier, ont enregistré une croissance «assez acceptable» au premier semestre 2020.

Une diversification économique basée sur le savoir

Depuis quelques années, les pays du Moyen-Orient se préparent à la période après-pétrole. Le plan stratégique Vision 2030, lancé par l’Arabie saoudite en 2016 et, plus récemment, Designing the Next 50, entrepris cette année par les Émirats arabes unis, englobent, à eux deux, des stratégies de diversification ambitieuses qui se focalisent sur les perspectives de développement à moyen et à long terme.

Cette stratégie de développement, basée sur l’économie du savoir, a pour objectif de mettre en œuvre des programmes ambitieux qui permettront à la région du Moyen-Orient de gagner en compétitivité à l’échelle nationale et mondiale et de promouvoir la diversification économique basée sur le savoir et les technologies innovantes.

Annoncé par le prince Mohammed ben Salmane, le programme Neom – association de neo (nouveau en grec) et de la lettre m pour mostaqbal (futur en arabe) – est un projet pharaonique, qui se développe sur une superficie de 26 000 km2, au cœur du désert; un programme très ambitieux, qui coûterait plus de 500 milliards de dollars. Ce projet se concrétisera, à l’horizon 2030, par l’édification d’une ville modèle en termes de technologies, et disposera des services Internet haut débit, sans fil et gratuit, ainsi que de divers services d’e-gouvernement et e-administration qui permettront de répondre aux demandes de gestion administrative et sociale de la ville.

Interrogé par Arab News en français, Bertrand Besancenot, ancien conseiller diplomatique du gouvernement d’Emmanuel Macron et ancien ambassadeur de France au Qatar (1998-2002) et en Arabie saoudite (2007-2016), fin connaisseur de la région du Moyen-Orient, explique que «les pays du Golfe sont des marchés porteurs. Malgré la chute des cours du pétrole, des opportunités nouvelles se créent du fait des réformes visant à mieux les insérer dans le monde moderne globalisé». Le diplomate ajoute qu’un véritable effort a été fourni pour mettre fin «au gaspillage de ressources précieuses (eau, pétrole, électricité)», veiller à la diversification des économies trop dépendantes des hydrocarbures, à l’exploitation de nouvelles ressources (minières, touristiques, culturelles), au recours aux énergies renouvelables, aux technologies de pointe et à une contribution plus importante du secteur privé…». Bertrand Besancenot nous explique que toutes ces réformes contenues dans le plan Vision 2030 de l’Arabie saoudite et des autres pays du Golfe «doivent permettre une normalisation et une modernisation de la gestion de ces pays et en faire des partenaires de choix dans un monde multilatéral».

Les aspirations de la jeunesse

À l’instar de celles des autres régions du monde, la jeunesse des pays du Moyen-Orient, aspire, elle aussi, aux changements: liberté, éducation, valorisation des compétences, accès au marché du travail et aux postes à responsabilités au sein des entreprises, engagement dans l’entrepreneuriat. C’est aussi une jeunesse qui désire avoir accès aux loisirs, à la culture et aux activités sportives. Une stratégie adoptée par Mohammed ben Salmane et par le roi Salmane depuis son accession au trône en 2015.

Le sport figure, en effet, parmi les axes importants dans la stratégie de développement du royaume. «Pour l’Arabie saoudite, s’investir dans le sport a vraiment un objectif économique alors que le Qatar ou les Émirats arabes unis vont utiliser le sport pour exister sur la scène internationale», explique, sur France Info, Raphaël Le Magoariec, doctorant à l’université de Tours et spécialistes des politiques sportives des États du Golfe. «Les coulisses des instances sportives internationales sont investies par les pays du Golfe, ce qui montre qu’ils veulent compter sur la scène du sport mondial. C’est une stratégie moins visible qui a un réel impact», ajoute-t-il.

De son côté, Carole Gomez, spécialiste de la géopolitique du sport à l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris), explique: «La diplomatie sportive saoudienne est plus complète que celle qui apparaissait jusque-là.» Elle ajoute que «c’est une étape particulièrement notable». Ces spécialistes évoquent les nombreux événements sportifs internationaux et les tournois multidisciplinaires qui ont été organisés sur le territoire saoudien et dans d’autres pays de la région comme les Émirats arabes unis. Aujourd’hui, l’Arabie saoudite se projette dans l’organisation d’un grand événement sportif sur son territoire: il s’agit du grand prix de Formule 1, programmé en 2023 dans la nouvelle ville d’Al-Qiddiya, située dans la banlieue de Riyad.

Le royaume saoudien adhère au concept du multilatéralisme

La stratégie du royaume se focalise aussi sur son engagement à être un des membres influents lors des événements internationaux et à jouer un rôle de membre actif au sein des institutions internationales. «Naturellement, la relation stratégique avec les États-Unis demeurera importante, de même que le développement des relations avec les pays d’Asie, qui sont devenus les premiers clients du Golfe, mais il me paraît clair que l’Europe – voisine et premier partenaire commercial des États du CCEAG – a des intérêts communs avec cette région, qu’il convient de développer. Je pense, par exemple, à des opérations triangulaires avec l’Afrique, le continent de l’avenir», précise-t-il.

La nomination de la princesse Reema benta Bandar, ambassadrice de l’Arabie saoudite à Washington, comme membre honoraire au sein du Comité international olympique (CIO) et la candidature du Saoudien Mohammad Maziad Al-Tuwaijri au poste de directeur de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) démontrent la volonté du Royaume d’adhérer au processus du multilatéralisme au sein des institutions internationales.

«La présidence de l’Arabie saoudite du G20 cette année – c’est la première fois qu’un pays arabe est à la tête de cette institution – est un signe clair de l’importance croissante et de l’ouverture au monde des pays du Golfe», confie à Arab News en français Bertrand Besancenot. «C’est significatif, à un moment où le système international ne connaît plus de “gendarme mondial”, avec le désengagement progressif des États-Unis du Moyen-Orient, mais aussi de l’Europe. Et il est trop tôt pour savoir si la rivalité sino-américaine débouchera sur un nouveau monde bipolaire ou – ce qui serait préférable – sur un multilatéralisme adapté aux nouvelles réalités internationales.» Il ajoute: «En attendant, on voit s’affirmer un peu partout des égoïsmes nationaux et des politiques de “faits accomplis” de la part des régimes autoritaires qui rêvent de rétablir l’influence d’anciens empires».

Coopération plutôt que confrontation

«Face à cela et à la nécessité de traiter de façon cohérente de nouvelles menaces à l’échelle de la planète – réchauffement climatique et pandémie en particulier –, il est urgent de définir un nouvel ordre international fondé sur la coopération plutôt que sur la confrontation», nous explique Bertrand Besancenot. Le diplomate revient sur les échéances électorales à venir, et plus particulièrement sur celle qui concerne les présidentielles américaines en novembre prochain. «Nous attendons les résultats des élections présidentielles américaines, qui auront un impact sur la politique étrangère qui sera menée à l’avenir: elle sera orientée vers la continuité ou vers une ouverture sur le multilatéralisme en fonction des résultats», affirme-t-il.

En effet, dans un contexte de crise économique mondiale et de remise en cause du multilatéralisme commercial, déclenché, entre autres, par la crise par la pandémie de Covid-19, le rôle de l’Organisation mondiale du commerce est vital, à condition d’engager une réforme pour relancer la gouvernance multilatérale du commerce mondial, après l’échec du cycle de Doha au début des années 2000.

«Le multilatéralisme n’est plus un atout, mais une obligation. Seul le multilatéralisme permet de respecter les cultures spécifiques de nos différentes communautés (et la souveraineté de nos nations) tout en engageant un dialogue avec les autres» explique à Arab News en français Philippe Blanchard, fondateur de Futurous, ex-directeur du Comité international olympique et de Dubaï Expo 2020. «Leur engagement vis-à-vis de l’OMC ou l’implication de Riyad City par rapport à différents méga-événements, dont une potentielle candidature pour l’Exposition universelle de 2030, les développements du Centre du roi Abdelaziz pour la connaissance et la culture (King Abdulaziz Center for World Culture, ou Ithra) montrent combien l’Arabie saoudite veut s’engager dans le concert des nations […]. Pour moi, le royaume d’Arabie saoudite a clairement compris les conditions de son développement national et international et il prépare déjà l’après-pétrole en s’engageant résolument dans l’ère de la connaissance», développe-t-il.

Mohammad Maziad al-Tuwaijri, le candidat saoudien à la direction de l’OMC

Invoquant des raisons personnelles pour interrompre son mandant avant terme, le Brésilien Roberto Azevêdo a quitté la direction de l’OMC le 31 août dernier. Le processus de sélection d'un nouveau directeur général, qui a commencé le 14 mai, devrait aboutir à un consensus des 164 États membres pour désigner le nouveau directeur général.

Valdis Dombrovskis, vice-président exécutif de la Commission européenne, a indiqué que le prochain directeur général de l’OMC devra être «capable de mener de profondes réformes au sein de l'organisation». M. Dombrovskis explique que l’Union européenne appuiera le candidat qui sera en mesure de «réparer le système de règlement des différends, de relancer les négociations commerciales au niveau mondial, et de relever les défis actuels en matière de commerce international».

De son côté, Bertrand Besancenot souligne que «dans le monde multilatéral de demain, Golfiens et Européens ont sans aucun doute beaucoup à gagner à renforcer leur coopération. Ce qui leur permettrait de mieux défendre leurs intérêts et de contribuer à l’émergence d’un ordre international multilatéral».

Pour rappel, selon les règles de l’OMC, basée à Genève, les 164 États membres doivent parvenir à trouver un consensus pour désigner le nouveau directeur général de l’organisation. Parmi les candidats en lice, deux hommes et trois femmes. Le Britannique Liam Fox, ex-ministre pro-Brexit de Theresa May, candidat européen qui, selon certaines sources, ne devrait pas obtenir le soutien de l’Union européenne; le second candidat est le Saoudien Mohammed Maziad al-Tuwaijri, ancien banquier. Les trois femmes candidates sont Ngozi Okonjo-Iweala, du Nigeria, Yoo Myung-hee, de la République de Corée et Amina Mohammed, du Kenya.


Le prince William arrive à AlUla pour la prochaine étape de sa tournée en Arabie saoudite

Le prince William de Grande-Bretagne est arrivé mardi à AlUla pour la prochaine étape de sa visite officielle en Arabie saoudite. (SPA)
Le prince William de Grande-Bretagne est arrivé mardi à AlUla pour la prochaine étape de sa visite officielle en Arabie saoudite. (SPA)
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  • Accueilli à l’aéroport international d’AlUla par le prince Salmane ben Sultane ben Abdulaziz, gouverneur de la région de Médine

ALULA : Le prince William de Grande-Bretagne est arrivé mardi à AlUla pour la prochaine étape de sa visite officielle en Arabie saoudite, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Il a été accueilli à l’aéroport international d’AlUla par le prince Salmane ben Sultane ben Abdulaziz, gouverneur de la région de Médine.

Le comité d’accueil comprenait également le général de division Yousef ben Abdullah Al-Zahrani, directeur de la police régionale, Ibrahim ben Abdullah Barri, directeur du Bureau du protocole royal, ainsi que d’autres hauts responsables.

Plus tôt mardi, le prince William s’était rendu à Riyad, où il a rencontré des joueuses de football, joué aux jeux vidéo et échangé avec des clients dans un café.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Israël sous le feu des critiques pour ses mesures visant à contrôler davantage la Cisjordanie

Le cabinet de sécurité israélien a approuvé dimanche une série de règles qui doivent permettre à Israël d'étendre son contrôle dans des zones qui sont administrées par l'Autorité palestinienne, en vertu des accords d'Oslo des années 1990. (AFP)
Le cabinet de sécurité israélien a approuvé dimanche une série de règles qui doivent permettre à Israël d'étendre son contrôle dans des zones qui sont administrées par l'Autorité palestinienne, en vertu des accords d'Oslo des années 1990. (AFP)
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  • Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, est "gravement préoccupé", a indiqué lundi son porte-parole, Stéphane Dujarric
  • "Il met en garde contre le fait que la trajectoire actuelle sur le terrain, y compris cette décision, compromet la perspective d'une solution à deux Etats"

NATIONS-UNIES: Les critiques contre Israël se multiplient à l'international lundi, après les annonces la veille de mesures renforçant considérablement son contrôle sur la Cisjordanie, faisant craindre une annexion du territoire palestinien occupé depuis 1967.

Le cabinet de sécurité israélien a approuvé dimanche une série de règles qui doivent permettre à Israël d'étendre son contrôle dans des zones qui sont administrées par l'Autorité palestinienne, en vertu des accords d'Oslo des années 1990.

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, est "gravement préoccupé", a indiqué lundi son porte-parole, Stéphane Dujarric.

"Il met en garde contre le fait que la trajectoire actuelle sur le terrain, y compris cette décision, compromet la perspective d'une solution à deux Etats".

Plus tôt dans la journée, l'Union européenne avait également condamné "un nouveau pas dans la mauvaise direction".

"Conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies, nous rappelons que l'annexion est illégale en droit international", a déclaré devant la presse Anouar El Anouni, un porte-parole.

Par conséquent, "toute mesure concrète prise en ce sens serait considérée comme une violation du droit international", a-t-il poursuivi.

Les ministres des Affaires étrangères d'Arabie saoudite, d'Egypte, de Turquie, du Qatar, de la Jordanie, des Emirats arabes unis, d'Indonésie et du Pakistan ont eux dénoncé l'imposition "d'une nouvelle réalité juridique et administrative en Cisjordanie occupée, accélérant ainsi les tentatives de son annexion illégale et le déplacement du peuple palestinien".

"Enterrer l'idée d'un Etat palestinien" 

Les Etats-Unis n'ont pas commenté dans l'immédiat, alors que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est attendu à Washington mercredi.

Le président Donald Trump, pourtant soutien indéfectible d'Israël, a averti plusieurs fois par le passé qu'il ne lui "permettrait pas d'annexer la Cisjordanie".

Dimanche, le ministre israélien des Finances Bezalel Smotrich, figure de l'extrême droite, lui-même colon et partisan d'une annexion de la Cisjordanie, avait applaudi des mesures permettant "d'enterrer l'idée d'un Etat palestinien".

"Nous approfondissons nos racines dans toutes les régions de la Terre d'Israël", s'était-il félicité, quand son confrère à la Défense, Israël Katz, soulignait l'intérêt "sécuritaire, national et sioniste de premier ordre" des nouvelles règles.

Les autorités israéliennes n'ont pas précisé quand elles entreraient en vigueur. Elles ne requièrent cependant pas d'être approuvées par un autre organe que le cabinet de sécurité.

Le texte complet n'a pas été rendu public, mais les mesures dévoilées facilitent l'achat de terres pour les colons israéliens, avec notamment l'abrogation d'une loi datant de plusieurs décennies qui interdisait aux juifs d'acheter directement des terres en Cisjordanie.

Elles permettent aussi aux autorités israéliennes d'administrer certains sites religieux, même lorsqu'ils sont situés dans des zones placées sous le contrôle de l'Autorité palestinienne.

L'obtention de permis de construire pour les colons israéliens à Hébron, dans le sud de la Cisjordanie occupée, est aussi facilité.

"Israël fait avancer l'annexion, c'est quelque chose que nous observons depuis trois ans, mais ce qui est également significatif dans ce cas, c'est qu'Israël a aussi décidé d'affaiblir l'Autorité palestinienne", affirme Yonatan Mizrachi, de l'organisation israélienne anticolonisation La Paix maintenant.

La présidence palestinienne à Ramallah avait fustigé dès dimanche soir des décisions visant à "approfondir les tentatives d'annexion de la Cisjordanie occupée".

Hors Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, quelque trois millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, aux côtés de plus de 500.000 Israéliens installés dans des colonies jugées illégales au regard du droit international.

La croissance des colonies israéliennes en Cisjordanie a atteint en 2025 un niveau record depuis le début du suivi de l'ONU en 2017, selon un rapport du secrétaire général des Nations unies.

"Nous parlions jusque là d'une annexion rampante, à présent c'est une course à toute allure", a déclaré à l'AFP un expert du groupe de réflexion palestinien Al-Shakaba, Fathi Nimer.


Effondrement d'un immeuble au Liban: le bilan s'alourdit à 14 morts

Il s'agit de la deuxième catastrophe de ce type en quelques semaines dans cette ville où de nombreux édifices sont encore considérés à risque après un puissant séisme dans la région en février 2023.  Le bâtiment situé dans le quartier pauvre de Bab al-Tabbaneh comprenait deux blocs, chacun constitué de six appartements, et quelque 22 personnes se trouvaient à l'intérieur au moment de l'effondrement. (AFP)
Il s'agit de la deuxième catastrophe de ce type en quelques semaines dans cette ville où de nombreux édifices sont encore considérés à risque après un puissant séisme dans la région en février 2023. Le bâtiment situé dans le quartier pauvre de Bab al-Tabbaneh comprenait deux blocs, chacun constitué de six appartements, et quelque 22 personnes se trouvaient à l'intérieur au moment de l'effondrement. (AFP)
Il s'agit de la deuxième catastrophe de ce type en quelques semaines dans cette ville où de nombreux édifices sont encore considérés à risque après un puissant séisme dans la région en février 2023.  Le bâtiment situé dans le quartier pauvre de Bab al-Tabbaneh comprenait deux blocs, chacun constitué de six appartements, et quelque 22 personnes se trouvaient à l'intérieur au moment de l'effondrement. (AFP)
Il s'agit de la deuxième catastrophe de ce type en quelques semaines dans cette ville où de nombreux édifices sont encore considérés à risque après un puissant séisme dans la région en février 2023. Le bâtiment situé dans le quartier pauvre de Bab al-Tabbaneh comprenait deux blocs, chacun constitué de six appartements, et quelque 22 personnes se trouvaient à l'intérieur au moment de l'effondrement. (AFP)
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  • "Les recherches et les opérations de secours sont terminées dans l'immédiat", a déclaré à la presse le chef de la Défense civile, Imad Khreish
  • Huit résidents ont été secourus mais "malheureusement 14 personnes sont décédées", a-t-il précisé, en révisant à la hausse un bilan précédent de neuf morts

BEYROUTH: Quatorze personnes sont décédées dans l'effondrement dimanche d'un immeuble à Tripoli, dans le nord du Liban, où les opérations de recherche sont terminées, a annoncé lundi le chef de la Défense civile.

Il s'agit de la deuxième catastrophe de ce type en quelques semaines dans cette ville où de nombreux édifices sont encore considérés à risque après un puissant séisme dans la région en février 2023.

Le bâtiment situé dans le quartier pauvre de Bab al-Tabbaneh comprenait deux blocs, chacun constitué de six appartements, et quelque 22 personnes se trouvaient à l'intérieur au moment de l'effondrement.

"Les recherches et les opérations de secours sont terminées dans l'immédiat", a déclaré à la presse le chef de la Défense civile, Imad Khreish.

Huit résidents ont été secourus mais "malheureusement 14 personnes sont décédées", a-t-il précisé, en révisant à la hausse un bilan précédent de neuf morts.

Le maire de Tripoli, Abdel Hamid Karimeh, a déclaré dimanche la "ville sinistrée" en raison de l'insécurité de ses bâtiments.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a lui dénoncé une "catastrophe", attribuée à "de longues années de négligence accumulée".

Le Liban compte de nombreux bâtiments délabrés. Beaucoup d'immeubles ont été construits illégalement, notamment pendant la guerre civile de 1975-1990, tandis que certains propriétaires ont ajouté des étages à des bâtiments sans autorisation.

En 2024, l'organisation de défense des droits humains Amnesty International estimait que "des milliers de personnes" vivaient encore dans des bâtiments à risque à Tripoli, plus d'un an après un puissant séisme ayant surtout frappé la Turquie et la Syrie.