La vision 2030 ouvre de nouvelles perspectives pour la France, affirme Laurent Lafon

L’ambassadeur de France en Arabie saoudite, M. Ludovic Pouille (au centre) entouré, de gauche à droite, des sénateurs Olivier Cadic et Laurent Lafon (fournie)
L’ambassadeur de France en Arabie saoudite, M. Ludovic Pouille (au centre) entouré, de gauche à droite, des sénateurs Olivier Cadic et Laurent Lafon (fournie)
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Publié le Mardi 01 mars 2022

La vision 2030 ouvre de nouvelles perspectives pour la France, affirme Laurent Lafon

  • Lors de la visite de la délégation du Sénat français à Riyad, Laurent Lafon, sénateur et président de la Commission de la culture, de l’éducation et de la communication, s'est confié à Arab News en français
  • Les relations sont au beau fixe entre la France et l'Arabie saoudite, une réalité «d’autant plus intéressante quand chaque partie en tire profit», avance M. Lafon

RIYAD: Une délégation du Sénat français est en visite officielle à Riyad depuis le 25 février, dans le prolongement du déplacement du président Macron dans le Golfe en décembre dernier. À la suite de son séjour en Arabie saoudite, la délégation se rendra à Abu Dhabi et à Dubaï. Lors de cette visite, Laurent Lafon, sénateur du Val-de-Marne (Île-de-France) et président de la Commission de la culture, de l’éducation et de la communication, s'est confié à Arab News en français.

Les relations sont au beau fixe entre la France et l'Arabie saoudite, une réalité «d’autant plus intéressante quand chaque partie en tire profit», avance M. Lafon. La Vision 2030 et les avancées économiques et sociales qui s'amorcent dans son sillage ouvrent notamment de nouvelles perspectives pour l'Hexagone, selon le sénateur. Le site d'AlUla, projet pharaonique de mise en valeur du patrimoine saoudien, pourrait ainsi profiter du savoir-faire français et «atteindre tout la dimension qu'il mérite», poursuit-il.

Condensé de recherche archéologique et de développement des infrastructures, AlUla est un projet sur lequel Paris et Riyad peuvent «travailler ensemble»

Laurent Lafon

Mise en valeur du patrimoine

Condensé de recherche archéologique et de développement des infrastructures, AlUla est un projet sur lequel Paris et Riyad peuvent «travailler ensemble», enchérit Lafon. Première destination touristique au monde, la France dispose d'une expertise en matière «d'attractivité touristique et de mise en valeur du patrimoine», défend le sénateur. À cela peut se conjuguer le riche patrimoine de l'Arabie saoudite, où six sites ont été classés au patrimoine mondial de l'Unesco. Pour le sénateur, il s'agit maintenant de «mettre en valeur, créer des liens entre ces différents sites» et ainsi «passer un message au monde pour témoigner qu'il y a une vraie capacité touristique ici, en Arabie saoudite».

Première destination touristique au monde, la France dispose d'une expertise en matière «d'attractivité touristique et de mise en valeur du patrimoine», défend le sénateur.

La communication est ainsi un élément essentiel de la réussite du projet dont le Royaume fait efficacement usage. «Quand on est dans la perspective de s'ouvrir au monde, de s'adresser au monde, en présentant son patrimoine, son histoire et sa culture, on est déjà dans un exercice de communication», abonde M. Lafon.

Collaborer pour le monde de demain

Le dialogue franco-saoudien peut également se développer encore en mars, à l'occasion du mois de la Francophonie. Fort du réseau d'écoles et d'universités françaises mis en place, le Royaume dispose des «outils pour développer meilleure connaissance de la langue française par les Saoudiens», poursuit-il. L'apprentissage du français permet une meilleure appropriation de la langue de Molière, ce qui est «d'autant plus nécessaire» pour le bon accueil des touristes français.

Outre les partenariats en matière d'éducation et de culture qui lient les deux nations, le sénateur espère également collaborer avec le Royaume sur la formation. «L'Arabie saoudite comme la France sont des pays qui se projettent dans le monde de demain», déclare-t-il en estimant «tout à fait possible» que les deux pays travaillent ensemble à la maîtrise des nouvelles technologies.

Fort du réseau d'écoles et d'universités françaises mis en place, le Royaume dispose des «outils pour développer meilleure connaissance de la langue française par les Saoudiens».

Laurent Lafon

Cette dynamique lancée par Riyad à travers la Vision 2030 et sa volonté d'ouverture sur le monde représentent «des valeurs qui parlent tout à fait aux Français», se réjouit M. Lafon. La visite du président Emmanuel Macron en Arabie saoudite et la délégation sénatoriale actuellement de passage dans le Royaume sont autant de preuves que la France est «dans une phase de soutien de la démarche initiée par le prince héritier ici en Arabie saoudite», conclut-il.

 


Le Liban enquête sur une rencontre entre un influent banquier et Netanyahu

La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
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  • Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington
  • Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet

BEYROUTH: La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire.

Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington, provoquant un tollé au Liban.

Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet.

M. Sehnaoui, décrit par sa compagne comme un "chrétien sioniste", prône la normalisation des relations israélo-libanaises, alors que les deux pays, techniquement toujours en état de guerre, mènent depuis avril des négociations sous égide américaine pour une issue à leur conflit.

Son établissement, la Société Générale de Banque au Liban (SGBL) fait partie des plus grandes banques libanaises, accusées d'avoir joué un rôle dans l'effondrement économique du pays à partir de 2019. M. Sehnaoui possède également des parts dans des médias.

Un responsable judiciaire qui a requis l'anonymat a indiqué à l'AFP que le procureur général avait demandé aux forces de sécurité d'ouvrir une enquête sur la photo d'Axios "pour établir son authenticité".

"Les mesures légales appropriées seront prises si c'est le cas", a-t-il ajouté.

De leur côté, plusieurs avocats libanais ont saisi la justice, réclamant des poursuites contre M. Sehnaoui pour ses contacts avec Israël et son Premier ministre, a-t-il indiqué.

Une autre photo publiée par M. Netanyahu sur X montre M. Sehnaoui derrière lui.

En avril, M. Sehnaoui était apparu dans une vidéo dans laquelle Mme Ortagus annonçait qu’il avait fait un don au musée de l’Holocauste aux Etats-Unis et le présentait comme un "chrétien sioniste".

Le banquier est dans le viseur des enquêteurs français depuis avril.

Ils suspectent la SGBL et sa filiale française Banque Richelieu France, dont M. Sehnaoui est président non exécutif, d'avoir participé, avec d'autres établissements, à des transferts d'actifs vers l'Europe pendant et après le début de la crise financière de 2019.

 


Egypte: incendie sur deux navires stockant du gaz dans le port de Damiette 

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  • Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée"
  • Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident"

LE CAIRE: Un incendie s'est déclaré mercredi à bord de deux navires de traitement et de stockage de gaz naturel dans le port de Damiette, dans le nord de l'Egypte, a annoncé le ministère égyptien du Pétrole, sans préciser les causes du feu.

Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée", ajoutant qu'il n'y avait eu aucune "perte humaine".

Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident".

L'ancien président de l'Autorité du port de Damiette, le général Ayman Saleh, a indiqué à l'AFP qu'"un navire de regazéification était amarré aux côtés d'un méthanier dans le port", expliquant que l'opération de regazéification "s'effectue sous une très forte pression", de sorte que toute fuite peut provoquer un incendie.

Il n'a pas précisé à qui appartenaient les deux bâtiments.

 


L'armée israélienne accuse le Hezbollah d'une «violation flagrante» de l'accord de cessez-le-feu

L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
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  • "Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité
  • "Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah"

JERUSALEM: L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays.

"Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité", indique le communiqué militaire.

"Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah", poursuit-il.

Un accord-cadre a été conclu le 26 juin entre Israël et le Liban, sous l'égide des Etats-Unis, en vue de mettre fin à la guerre entre les deux pays.

Son application prévoit notamment la mise en place de "zones pilotes" dans le sud du Liban, où le désarmement du Hezbollah doit constituer un test avant un retrait progressif des forces israéliennes d'autres secteurs.

Le mouvement chiite, soutenu par l'Iran, rejette cet accord et refuse de déposer les armes, mais n'a toutefois pas revendiqué d'attaque depuis le 20 juin.

Le Hezbollah avait entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, ayant fait plus d'un million de déplacés.

Il continue d'occuper des zones du sud du Liban sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire du pays voisin.

L'armée israélienne a indiqué que des troupes continueraient d'y être déployées pour une période indéterminée, "afin d'éliminer les menaces et d'améliorer la défense des habitants du nord d'Israël".

Dimanche, l'armée libanaise a condamné la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.