L'ONU et les Etats-Unis, inquiets, pressent le Soudan du Sud de préparer ses élections

La Gudele Road, une zone résidentielle densément peuplée à Juba, au Soudan du Sud, le 18 février 2022. (AFP)
La Gudele Road, une zone résidentielle densément peuplée à Juba, au Soudan du Sud, le 18 février 2022. (AFP)
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Publié le Mardi 08 mars 2022

L'ONU et les Etats-Unis, inquiets, pressent le Soudan du Sud de préparer ses élections

  • «Pour aller vers une véritable démocratie, le gouvernement du Soudan du Sud doit rapidement mettre en oeuvre les principales dispositions de l'accord de paix revitalisé», a renchéri l'ambassadrice américaine à l'ONU
  • A l'approche d'une décision attendue le 15 mars du Conseil de sécurité de l'ONU pour renouveler pour un an sa mission de Casques bleus Minus, Haysom a plaidé pour une extension à l'identique de ses effectifs

NATIONS UNIES: L'ONU et les Etats-Unis, pays clé dans la création du Soudan du Sud, ont pressé lundi ses dirigeants de faire progresser le processus permettant des élections dans moins d'un an sauf à risquer une "catastrophe".


"Comme je l'ai déjà dit, les élections ont le potentiel d'être un moment de construction nationale, ou une catastrophe", a affirmé au Conseil de sécurité de l'ONU, son émissaire pour le Soudan du Sud, Nicholas Haysom. "Cela dépend beaucoup de la volonté politique et du leadership des Sud-Soudanais à travailler ensemble", a-t-il ajouté.


Pour aller "vers une véritable démocratie", "le gouvernement du Soudan du Sud doit rapidement mettre en oeuvre les principales dispositions de l'accord" de paix revitalisé, a renchéri l'ambassadrice américaine à l'ONU, Linda Thomas-Greenfield.


"Cela signifie un processus inclusif de rédaction d'une Constitution, une réforme de la gestion des finances publiques, des dispositifs de sécurité transitoires et des mécanismes de justice transitionnelle (...) afin de garantir des élections libres et équitables qui reflètent la volonté de tous les Sud-Soudanais", a précisé la diplomate américaine.


"Malheureusement, le gouvernement du Soudan du Sud est en retard pour atteindre les principaux critères électoraux définis dans l'accord revitalisé, et c'est tout simplement inacceptable", a-t-elle asséné. "Nous exhortons le gouvernement à mettre en place le cadre juridique et institutionnel requis pour organiser des élections libres et équitables", a insisté Linda Thomas-Greenfield.


A l'approche d'une décision attendue le 15 mars du Conseil de sécurité de l'ONU pour renouveler pour un an sa mission de Casques bleus Minus (Unmiss en anglais), Nicholas Haysom a plaidé pour une extension à l'identique de ses effectifs. Cette opération est l'une des plus coûteuses de l'ONU avec un budget annuel dépassant le milliard de dollars.


"Le plafond actuel des troupes - 17 000 Casques bleus et 2 100 policiers - garantit la flexibilité", a-t-il dit. "Nous prévoyons un mandat suffisamment flexible pour soutenir la conduite d'élections libres et équitables, à la demande du gouvernement", a précisé l'émissaire.


A moins d'un an des élections, le Soudan du Sud, indépendant depuis seulement 2011, risque de replonger dans la guerre, avait averti l'ONU en février. Plus jeune pays du monde, le Soudan du Sud connaît une instabilité chronique depuis son indépendance du Soudan en 2011.


Entre 2013 et 2018, il a sombré dans une sanglante guerre civile entre les ennemis jurés Riek Machar et Salva Kiir, qui a fait près de 400 000 morts et des millions de déplacés.


Un accord de paix signé en 2018 a débouché sur un partage du pouvoir au sein d'un gouvernement d'union nationale investi en février 2020, avec Kiir au poste de président et Machar comme vice-président. 


Mais les dispositions de l'accord de paix restent largement inappliquées, en raison notamment des querelles persistantes entre les deux rivaux.


Le prince héritier saoudien discute de l'escalade militaire régionale avec plusieurs dirigeants

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne. (AN)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne. (AN)
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  • Erdogan affirme son soutien à toutes les mesures prises par le Royaume pour protéger sa sécurité
  • Le président du Conseil de souveraineté transitoire du Soudan, le général Al-Burhan, exprime sa solidarité avec le Royaume

RIYADH : Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

Le prince héritier a tenu des appels téléphoniques distincts avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, le président du Conseil transitoire de souveraineté du Soudan, le général Abdel Fattah Al-Burhan, le président algérien Abdelmadjid Tebboune, le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

Les responsables ont condamné l'agression iranienne visant le Royaume et leur rejet de tout ce qui porte atteinte à la souveraineté et à la stabilité du Royaume.

Ils ont également affirmé leur soutien à toutes les mesures prises par le Royaume pour protéger sa sécurité et ses citoyens.


A Beyrouth, des partisans du Hezbollah pleurent Khamenei

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  • "Quels que soient les sacrifices, nous ne quitterons pas (...) le terrain de la résistance", a assuré le chef du mouvement libanais pro-iranien, Naïm Qassem
  • "Nous accomplirons notre devoir en faisant face à l'agression", a-t-il encore dit, dans un communiqué, qualifiant la mort de l'ayatollah Khamenei de "summum du crime"

BEYROUTH: Drapeaux iraniens et portrait de l'ayatollah Ali Khamenei en main, des milliers de partisans du Hezbollah se sont rassemblés dimanche à Beyrouth pour pleurer la mort du guide suprême iranien, tué dans l'opération militaire américano-israélienne lancée la veille.

"Mort à l'Amérique", "Mort à Israël", ont-ils scandé à l'unisson, tous habillés de noir et brandissant aussi des drapeaux de leur mouvement, dans son bastion de la banlieue sud de Beyrouth.

Le poing levé, certains étaient en pleurs, a constaté une équipe de l'AFP, sur la grande place où a eu lieu le rassemblement.

"Quels que soient les sacrifices, nous ne quitterons pas (...) le terrain de la résistance", a assuré le chef du mouvement libanais pro-iranien, Naïm Qassem.

"Nous accomplirons notre devoir en faisant face à l'agression", a-t-il encore dit, dans un communiqué, qualifiant la mort de l'ayatollah Khamenei de "summum du crime".

"Sa mort est très douloureuse, c'est une tragédie", déplore aussi Zainab al Moussawi, une enseignante de 23 ans, à Beyrouth.

"On se sent comme après la mort du Sayyed, tombé en martyr", poursuit-elle en référence à l'ex-chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, tué par Israël en 2024.

"Entrer en guerre" 

Les dirigeants libanais redoutent une implication du Hezbollah dans le conflit régional, même si lors des raids israéliens et américains sur l'Iran en juin dernier, il n'était pas intervenu.

La formation chiite est sortie affaiblie d'une guerre avec Israël, qui continue de la frapper malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024 et l'accuse de se réarmer.

"Je demande à cheikh Naïm (Qassem) d'entrer en guerre", lance à Beyrouth Hassan Jaber, un partisan.

S'il ne s'est pas joint à la riposte iranienne, le mouvement a appelé des mosquées à organiser des cérémonies en mémoire du guide suprême iranien, dans la banlieue sud de la capitale libanaise et dans d'autres zones du pays dans lequel il est ancré.

Mais au Liban, pays très divisé, l'ayatollah Khamenei n'était pas soutenu par tous.

"Il était tout le temps en train de menacer (...) les pays arabes et avait des relais partout", déclare à l'AFP Hassan Harouq, un infirmier de 44 ans.

Lui dit ne vouloir qu'un pays "stable et qui ferait la paix avec le reste de la région", car "il est temps pour le Liban d'être de nouveau sur le droit chemin".

"Le peuple libanais est fatigué", ajoute-t-il.

Dimanche, le président Joseph Aoun, après une réunion d'urgence du Conseil supérieur de la Défense, a souligné que "la décision de guerre et de paix relève exclusivement de l'Etat libanais".

La présidence libanaise a indiqué avoir reçu, par l'entremise des Etats-Unis, l'assurance qu'Israël n'entraînera pas le Liban dans une "escalade" tant que son territoire ne sera pas visé par des attaques depuis le Liban.

Peu de temps avant le début de l'offensive israélo-américaine, Israël avait frappé des positions du Hezbollah dans le sud du Liban.

Beyrouth n'acceptera pas d'être "entraîné" dans le conflit avec l'Iran, a assuré le Premier ministre Nawaf Salam.


Iran: le ministre des Affaires étrangères d'Oman, pays médiateur, appelle à un cessez-le-feu

Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens. (AFP)
Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens. (AFP)
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  • Dimanche à Oman, seul Etat du Golfe à avoir été épargné lors de la première journée de la campagne iranienne, une attaque de drones a fait un blessé sur un port, tandis qu'un pétrolier a été visé au large de ses côtes
  • Lors de l'entretien, le chef de la diplomatie iranienne a pour sa part affirmé que l'Iran "appelait à la paix" et exprimé "l'ouverture de la partie iranienne à tout effort sérieux susceptible de contribuer à mettre fin à l'escalade"

MASCATE: Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens.

Badr al-Busaidi "a réaffirmé l'appel constant du sultanat d'Oman à un cessez-le-feu et à un retour au dialogue (...) de manière à répondre aux revendications légitimes de toutes les parties", a indiqué son ministère dans un compte rendu de son entretien avec Abbas Araghchi.

Dimanche à Oman, seul Etat du Golfe à avoir été épargné lors de la première journée de la campagne iranienne, une attaque de drones a fait un blessé sur un port, tandis qu'un pétrolier a été visé au large de ses côtes.

Lors de l'entretien, le chef de la diplomatie iranienne a pour sa part affirmé que l'Iran "appelait à la paix" et exprimé "l'ouverture de la partie iranienne à tout effort sérieux susceptible de contribuer à mettre fin à l'escalade et à rétablir la stabilité".