Tunisie: Saied en «guerre» contre les spéculateurs face à une pénurie d'aliments

Huit mois après son coup de force du 25 juillet par lequel il s'est arrogé les pleins pouvoirs, Kais Saied peine à extraire le pays d'une profonde crise politique et socio-économique. (Photo, AFP)
Huit mois après son coup de force du 25 juillet par lequel il s'est arrogé les pleins pouvoirs, Kais Saied peine à extraire le pays d'une profonde crise politique et socio-économique. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Mercredi 09 mars 2022

Tunisie: Saied en «guerre» contre les spéculateurs face à une pénurie d'aliments

  • Saied travaille sur une nouvelle législation prévoyant des sanctions pouvant aller jusqu'à l'emprisonnement des commerçants impliqués
  • Ces dernières semaines, la Tunisie enregistre une pénurie de nombreux aliments de base comme le riz, la semoule, le sucre et la farine

TUNIS : Le président tunisien Kais Saied a déclaré "la guerre" aux spéculateurs face à une pénurie de produits alimentaires de base comme la semoule et la farine dans un pays en proie à une grave crise politique et financière.

M. Saied a assuré vouloir mener "une guerre acharnée dans le cadre de la loi contre les spéculateurs et les criminels" qui veulent "porter atteinte à la paix sociale et la sûreté" du pays, dans une déclaration publiée mercredi par la présidence. 

M. Saied travaille sur une nouvelle législation prévoyant des sanctions pouvant aller jusqu'à l'emprisonnement des commerçants impliqués, et qui fera l'objet d'un décret présidentiel, selon la présidence.

Ces dernières semaines, la Tunisie enregistre une pénurie de nombreux aliments de base comme le riz, la semoule, le sucre et la farine.

Les autorités annoncent régulièrement la saisie de quantités de ces aliments dans des dépôts illégaux.

Mardi, le ministère du Commerce a ainsi annoncé la saisie de cinq tonnes de semoule et de farine ainsi que 278 kilos du riz, "cachés" par un grossiste de produits alimentaires dans un quartier populaire de Tunis.

En trois jours, du 2 au 4 mars, le même ministère a indiqué avoir saisi "912 tonnes de riz, semoule, farine, sucre et autres produits" dans des entrepôts, pour la plupart illégaux, disséminés dans tout le pays ainsi que plusieurs tonnes de fruits et légumes (pommes et patates notamment), d'oeufs, tomates en conserve et huile végétale. 

Huit mois après son coup de force du 25 juillet par lequel il s'est arrogé les pleins pouvoirs, M. Saied peine à extraire le pays d'une profonde crise politique et socio-économique.

L'invasion de l'Ukraine par la Russie – débutée le 24 février – accroît les difficultés de la Tunisie, très dépendante de l'étranger pour son alimentation, notamment pour le blé, dont elle importe la moitié de ses besoins, essentiellement en provenance d'Ukraine.

La Tunisie a entamé en février des discussions préliminaires avec le Fonds monétaire international (FMI) dans l'espoir d'obtenir plusieurs milliards de dollars pour sauver son économie lourdement endettée.

Le FMI pourrait exiger la fin de certaines subventions sur des produits de base tels que l'essence dans le cadre d'un éventuel accord,  une mesure qui pèsera sur le budget des ménages.


Un navire touché par un «projectile» en mer Rouge, des victimes 

Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
Short Url
  • Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen
  • "Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes"

DUBAI: Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés.

"Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes", a indiqué l'agence dans un communiqué, alors que les rebelles houthis du Yémen, alliés de l'Iran, ont revendiqué plusieurs attaques contre la flotte saoudienne dans la zone depuis juillet.


Liban: une double frappe israélienne fait deux blessés et endommage une ambulance

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
Short Url
  • Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours
  • Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance

BEYROUTH: Une double frappe israélienne dans le sud du Liban a blessé deux personnes mardi et endommagé une ambulance, a annoncé le ministère libanais de la Santé, qui a condamné la "poursuite du ciblage" des secouristes par le pays voisin.

Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours.

Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), l'une d'elles a visé un véhicule dans la ville méridionale de Nabatiyé.

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance.

Il a "réitéré sa condamnation de la poursuite par l'ennemi du ciblage des équipes de secours, qui constitue une violation inacceptable du droit international humanitaire et de toutes les normes internationales".

La Défense civile libanaise a par ailleurs déclaré que ses membres avaient été pris pour cible par une attaque de drone alors qu'ils tentaient d'éteindre un feu de broussailles dans la région de Nabatiyé. Personne n'a été blessé, mais les équipes ont été contraintes de quitter les lieux.

L'Ani a aussi signalé une détonation et des tirs d'artillerie dans d'autres zones du sud.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient en mars, en tirant des roquettes sur Israël en soutien à son parrain iranien. Israël a répliqué par de lourds bombardements aériens et une invasion terrestre dans le sud, qui, selon le Liban, ont fait plus de 4.300 morts.

Si la violence a nettement diminué depuis la signature d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran en juin, puis d'un accord-cadre entre le Liban et Israël, Beyrouth signale toutefois des frappes et destructions israéliennes sporadiques.

L'accord-cadre prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région, à commencer par des "zones pilotes". Mais le mouvement chiite rejette cette entente et refuse de se désarmer.


Syrie: le président déchu Bachar al-Assad condamné à la peine de mort par contumace 

Short Url
  • Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011
  • Les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa

DAMAS: Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011.

Outre l'ex-dirigeant, qui a fui avec sa famille à Moscou lors de la prise de Damas en décembre 2024 par une coalition menée par des islamistes, les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa (sud), dans leurs  premiers jugements à l'encontre de membres de l'ancien gouvernement.