Tunisie: plus de 2 000 manifestants contre le président Saied

Des manifestants tunisiens brandissent des pancartes et des drapeaux nationaux lors d'une manifestation contre leur président, près du siège de l'Assemblée tunisienne (parlement), dans la capitale Tunis, le 20 mars 2022. (AFP).
Des manifestants tunisiens brandissent des pancartes et des drapeaux nationaux lors d'une manifestation contre leur président, près du siège de l'Assemblée tunisienne (parlement), dans la capitale Tunis, le 20 mars 2022. (AFP).
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Publié le Dimanche 20 mars 2022

Tunisie: plus de 2 000 manifestants contre le président Saied

  • Brandissant des drapeaux tunisiens, les protestataires ont marché vers le Parlement, mais ont été bloqués par un important dispositif policier
  • «Le peuple veut écarter le président», ont scandé les manifestants rassemblés à l'appel du mouvement «Citoyens contre le coup d'Etat» et du parti islamo-conservateur Ennahdha

TUNIS: Plus de deux mille personnes manifestaient dimanche à Tunis, jour de la fête de l'indépendance de la Tunisie, contre le président Kais Saied et sa consultation en ligne organisée en vue d'importantes réformes politiques.

"A bas le coup d'Etat!", "Le peuple veut écarter le président", "Non à la consultation!", ont scandé les manifestants rassemblés à l'appel du mouvement "Citoyens contre le coup d'Etat" et du parti islamo-conservateur Ennahdha, selon des journalistes de l'AFP sur place.

Le coup de force du président Saied, qui s'est arrogé les pleins pouvoirs le 25 juillet et gouverne depuis le pays par décrets, a été, dès le début, qualifié de "coup d'Etat" par ses opposants.

Plusieurs manifestants sont des électeurs déçus de Kaïs Saied, comme Mounira Bouazizi, une blogueuse militante des droits humains qui avait voté pour lui en 2019.

"Je pensais qu'il croyait à la démocratie et aux acquis de la Révolution et il a fait tout le contraire", a-t-elle dit à l'AFP.

"On ne peut pas appeler ça un processus démocratique. Aujourd'hui le peuple est divisé entre pro et anti-Kais Saied, ça nuit aux libertés et à la démocratie", a appuyé Mohammed, un retraité. 

Brandissant des drapeaux tunisiens, les protestataires ont marché vers le Parlement dans le quartier du Bardo, mais ont été bloqués par un important dispositif policier.

"Nous n'accepterons pas les résultats de la consultation, cette arnaque contre le peuple", a lancé à la foule Samira Chaouachi, vice-présidente de l'Assemblée des représentants du peuple, le Parlement gelé depuis le 25 juillet.

A quelques heures de sa clôture dimanche, la consultation électronique lancée le 15 janvier par le président, enregistrait seulement 508 000 participants, moins de 10% du corps électoral (de 7,07 millions), selon les statistiques officielles.

«Sauver le pays»

Les réponses doivent servir de base à des réformes politiques qui seront élaborées par une commission d'experts nommée par le président. Un référendum doit être ensuite organisé en juillet sur des amendements à la Constitution que M. Saied veut rendre plus "présidentielle", avant de nouvelles législatives prévues mi-décembre.

"Nos condoléances pour la consultation, président Saied", s'est moquée la foule de manifestants.

Le chef d'Etat a imputé l'insuccès de son vaste sondage à des "obstacles techniques" et "des tentatives de l'ancien système de faire avorter cette expérience", en allusion à Ennahdha

"Nous voulons des élections présidentielle et législatives anticipées. Nous sommes en pleine crise politique et nous devons avoir un dialogue politique qui sauvera le pays", a affirmé à l'AFP Yamina Zoghlami, une membre d'Ennahdha, disant craindre "un scénario libanais" pour son pays très endetté et qui a réclamé une nouvelle aide du FMI.

Les manifestants ont aussi réclamé la libération de l'ancien bâtonnier de l'ordre des avocats Abderrazek Kilani, arrêté début mars sur ordre de la justice militaire pour "trouble de l'ordre public dans l'intention de s'opposer à l'application de la loi".

Figure respectée en Tunisie, M. Kilani est membre du comité de défense du numéro deux d'Ennahdha Noureddine Bhiri, poursuivi lui aussi par la justice.


Rejoindre le Conseil de la paix reflète l’engagement saoudien à mettre fin au conflit à Gaza, affirme le prince Faisal

Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
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  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères signe la charte fondatrice de l’initiative menée par les États-Unis lors d’une cérémonie au Forum économique mondial de Davos
  • L’Arabie saoudite fait partie des huit pays arabes et islamiques ayant annoncé mercredi leur adhésion à l’initiative, qui vise à stabiliser et reconstruire Gaza

​​​​​​DAVOS : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a signé jeudi la charte fondatrice du « Conseil de la paix » du président américain Donald Trump.

Cette décision de participation reflète le soutien du Royaume aux efforts visant à instaurer une paix durable à Gaza, a-t-il déclaré.

L’Arabie saoudite figure parmi les huit pays arabes et islamiques qui ont annoncé mercredi leur adhésion à cette initiative, dont l’objectif est de stabiliser et de reconstruire le territoire palestinien ravagé par la guerre.

Le prince Faisal a signé le document lors d’une cérémonie organisée en marge du Forum économique mondial de Davos, où le président Donald Trump a lancé la charte à l’occasion d’un événement réunissant plusieurs autres pays fondateurs, dont la Turquie et le Qatar.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a indiqué que la signature du document témoignait de « l’engagement du Royaume à soutenir le conseil de la paix en tant qu’organe transitoire visant à mettre fin au conflit à Gaza, conformément à la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies ».

Cette initiative reflète également le soutien de l’Arabie saoudite à la reconstruction de Gaza et sa volonté de promouvoir une paix durable, tout en saluant les efforts de paix du président Trump, a ajouté le ministère.

Le président américain a contribué à la médiation d’un accord de paix en septembre, qui a largement mis fin à la guerre de deux ans menée par Israël contre Gaza, un conflit qui a dévasté le territoire et coûté la vie à plus de 70 000 Palestiniens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump signe la charte fondatrice de son «Conseil de paix» à Davos

 Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
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  • "Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt
  • Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza

DAVOS: Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies.

"Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt, la porte-parole de la Maison Blanche, lors de cette cérémonie en présence d'un parterre d'une vingtaine de dirigeants ayant accepté l'invitation de Washington à rejoindre le "Conseil".

Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza. Mais sa "charte" prévoit un mandat bien plus vaste lui assigne une mission beaucoup plus vaste, censée l'impliquer dans la gestion d'autres conflits.

Gaza est l'endroit "où le Conseil de paix a vraiment débuté (...) Je pense que nous pourrons l'étendre à d'autres choses à mesure que nous réussirons à Gaza", a fait valoir Donald Trump.

“Une fois que le Conseil sera complètement formé, nous pourrons faire à peu près ce que nous voulons et nous le ferons en coordination avec les Nations unies", a-t-il ajouté, reprochant de nouveau à l'Onu de n'avoir "pas utilisé" le "formidable potentiel" dont elle dispose.

 


Etats-Unis et Danemark vont renégocier leur accord de défense de 1951 sur le Groenland 

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
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  • Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland
  • "La position du Danemark et celle du Groenland sont identiques, et aucune négociation n'a eu lieu hier avec l'Otan au sujet de notre souveraineté", a déclaré la Première ministre, Mette Frederiksen, à la télévision danoise

DAVOS: Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland, a indiqué jeudi à l'AFP une source proche des discussions ayant eu lieu la veille à Davos entre Donald Trump et le chef de l'Otan Mark Rutte.

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions.